Si le rôle de la mer est de faire des vagues

Fiche identité

  • Titre du livre : Si le rôle de la mer est de faire des vagues
  • Auteur : Yeon-su Kim
  • Nombre de pages : 288
  • Édition : Philippe Picquier
  • Année de publication : 2012

Résumé

Camilla Portman, d’origine coréenne, est adoptée par un couple d’Américains peu après sa naissance. Lorsqu’elle reçoit vingt-six cartons qui contiennent toute sous enfance, dont une photo d’elle bébé dans les bras de sa mère biologique, elle part à la quête de son passé.

 Avis     

De plus en plus, j’essaie de diversifier les lectures sur ce blog et de découvrir des livres venus de tout horizon. Après quelques hésitations, j’embarque sur ce roman issu de la littérature coréenne. Mon avis reste mitigé.
Cette histoire démarre pourtant très bien. La première partie se focalise sur Camilla, une enfant adoptée à la recherche de son passé. L’auteur distille savamment le suspense si bien qu’on est suspendu à chaque page : au fur et à mesure, on découvre avec elle certains secrets enfouis concernant sa famille biologique. A travers Camilla, l’auteur nous partage la douleur éprouvée par un enfant abandonné. Ils sont, pour la plupart à mon avis, des écorchés vifs, hantés par tellement de questions, auxquels souvent n’existe aucune réponse : pourquoi cet abandon ? N’était-il pas assez bien ?
Mais ensuite, le récit se divise en deux autres parties, beaucoup plus floues et plus mystérieuses. Nous quittons le point de vue de Camilla pour suivre d’autres protagonistes. Le personnage qui prend la parole dans la seconde partie est-il sa mère, ou en même temps Camilla, comme deux vies parallèles qui se superposent et se rejoignent enfin ?
La dernière partie est la moins intéressante car ce sont les camarades de classe. Les noms sont plus ou moins semblables donc c’était difficile pour moi de les différencier.
C’est un livre qui mélange le passé et le présent, les souvenirs avec un ton délicat, doux et poétique. Cette histoire laisse un arrière-goût amer, une impression d’inachevée. J’aurais aimé que Camilla reste la narratrice principale. Je termine quand même par cette belle phrase, début du titre : « si le rôle de la mer est de faire des vagues, mon rôle est de penser à toi ».

Les délices de Tokyo

Fiche identité

  • Titre du livre : Les délices de Tokyo
  • Auteur : Durian Sukegawa
  • Nombre de pages : 224
  • Édition : Le livre de poche
  • Année de publication : 2013

Résumé

Sentaro tient un stand de dorayaki, pâtisserie japonaise à base de haricots rouges. Lorsqu’une vieille femme se présente plusieurs fois dans sa boutique pour un emploi, il finit par l’engager presque à contrecœur devant son insistance. Mais une amitié va se nouer entre eux. 

 Avis     

En ce moment, mes lectures tournent autour de la littérature occidentale. Pour apporter une bouffée d’exotisme, me voici lancée dans ce roman japonais.
Il s’agit d’une amitié improbable qui se noue entre deux personnages que tout sépare : Sentaro, vendeur de dorayaki et Tokue, une vieille dame seule, mais qui cuisine divinement bien la pâte de haricots rouges. L’auteur évoque la solitude des deux protagonistes, porteurs chacun d’un lourd secret : la prison pour Sentaro, la maladie pour Tokue. On découvre à travers son récit un pan de l’histoire japonaise sur le traitement des malades de la lèpre.
Mais je n’ai pas accroché à cette histoire mièvre, pleine de bons sentiments et larmoyante à souhait. Dès les premières lignes, une certaine distance s’est installé qui ne s’est pas résorbé.
Les personnages ne m’ont pas émue ; au contraire, je les ai trouvés plutôt ternes et peu attachants.
Nous avons de longs chapitres qui décrivent la préparation de cet ingrédient. À mon avis, il faut être japonais pour comprendre tout ce rituel presque sacré de la cuisine. Le style d’écriture est simple, plat et avec peu de charme. Je n’ai ressenti ni la poésie ni la douceur que beaucoup ont décrit.
À chaque fois, les romans japonais me laissent cette drôle de sensation d’être passée à côté de quelque chose et de me trouver dans une zone opaque (pour ne pas dire incompréhensible). Je ressors de ce livre avec un sentiment mitigé. Ce fut une lecture laborieuse que je termine avec soulagement !