La maison où je suis mort autrefois

Fiche identité

  • Titre du livre : La maison où je suis mort autrefois
  • Auteur : Keigo Higashino
  • Nombre de pages : 253
  • Édition : Actes Sud
  • Année de publication : 1994

Résumé

Le narrateur reçoit un coup de fil de Sayaka, son ex-petite amie qui lui demande de l’aide pour visiter une vieille maison héritée de son père. Comme elle n’a aucun souvenir de son passé, Sayaka est persuadée que cet endroit l’aidera à retrouver la mémoire. 

Avis     

C’est la première fois qu’un roman japonais obtient une note aussi excellente dans mon palmarès de lecture. Quel plaisir de découvrir un autre visage de la littérature japonaise !
Lorsque les deux narrateurs entrent dans cette vieille demeure isolée, le lecteur est plongé dans une atmosphère inquiétante et oppressante. Quel est cet endroit sinistre et abandonné ? Quel drame se cache ici ? Le puzzle des événements passés s’esquisse petit à petit sous nos yeux. Ce livre regorge de suspens, de mystères et de secrets qui tiennent le lecteur en haleine jusqu’à la dernière page. Pour ma part, j’ai dû me forcer à poser ce livre pour me livrer à d’autres activités (comme tenter de dormir à 2 h du matin un jour de semaine !).
Le style d’écriture est fluide et agréable à lire. L’auteur adopte un ton assez froid, mais qui cadre bien avec ce récit angoissant et mystérieux. Quelle maîtrise ! Quel talent de conteur !
Ce récit nous pousse également à réfléchir sur une question assez épineuse : peut-on s’affranchir de son passé surtout s’il a été entaché de violences ?
Je n’ai qu’une phrase à vous dire : lisez ce roman !!! C’est un magnifique diamant noir rencontré sur ma route ! 

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog : La fleur de l’illusion – La lumière de la nuitLa prophétie de l’abeilleLe dévouement du suspect X L’équation de plein étéLes doigts rouges  – Un café maison

Le peuple des rennes (Tome 1 à 2)

Fiche identité

  • Titre du livre : Le peuple des rennes (Tome 1 à 2)
  • Auteur : Robin Hobb
  • Nombre de pages : 560
  • Édition : Pocket
  • Année de publication : 1988

Résumé

Pour préserver son fils Kerleu de l’influence néfaste d’un chaman ainsi que des persécutions des autres villageois, Tillu s’enfuit loin de la tribu. Elle erre dans le Nord, luttant contre le froid jusqu’à sa rencontre avec une tribu nomade qui élève des rennes. 

Avis     

Ces deux tomes sont une catégorie assez hybride, ni totalement ancrés dans la fantasy, mais sans être non plus un roman historique.
Le décor est celui de la préhistoire, au moment des périodes glaciaires où les hommes vivaient en tribu, chassant le gibier et se déplaçant au gré des saisons.
Il s’agit ici des tribulations Tillu, une femme qui a des talents de guérisseuse, accompagnée de son fils Kerleu.
L’auteur évoque, à travers ce dernier, l’autisme. Bien évidemment, ce diagnostic ne pouvait pas être établi à cette époque, mais les comportements de Kerleu semblent s’y rapprocher. Tillu aime son fils, mais parfois a des accès de violence et de désespoir face à son attitude « différente ». Les deux sont ainsi marginalisés, ignorés, et même persécutés par les autres en raison de la peur que son fils suscite.
Mais cette note moyenne s’explique par la lenteur du récit. J’ai eu du mal à m’attacher aux personnages qui sont stéréotypés et manichéens. Les événements manquent de vigueur. On est bien loin de la fantasy avec des quêtes, des combats et de la magie. Cette histoire s’apparente plus à un roman à l’eau de rose où la question centrale est : Heckram et Tillu finiront-ils ensemble ?
Quant à la magie, mis à part les rites chamaniques, il n’y a rien de très palpitant. Et encore être chaman semble n’être qu’une belle mystification pour avoir une place sociale confortable au sein des tribus.
Pour conclure, je suis déçue de cette saga donc je ne vous le recommande pas ! 

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog : L’assassin royal (Tome 1 à 6)L’assassin royal (Tome 7 à 13)