Venise n’est pas en Italie

Fiche identité

  • Titre du livre : Venise n’est pas en Italie
  • Auteur : Ivan Calbérac
  • Nombre de pages : 320
  • Édition : Le livre de poche
  • Année de publication : 2015

Résumé

Le narrateur, Emile, est un adolescent de quinze ans qui vit à Montargis. Lorsque la fille dont il est amoureux le propose de venir à un concert à Venise où elle joue, Emile accepte. Mais c’est sans compter que toute sa famille s’invite au voyage !

Avis     

Voici un livre plein d’humour, pétillant de fraîcheur sur un adolescent nommé Emile. Garçon discret, sensible et intelligent, il nous partage son journal intime, écrit sur une période très courte. Nous suivons sa vie de lycéen avec ses espoirs et ses doutes.
Cette histoire nous renvoie à l’époque de l’adolescence : les émois du premier amour, les relations parfois compliquées envers les parents. Bon, c’est sûr qu’avec les siens, il n’a pas tiré le gros lot, mais il y a pire, il pourrait y avoir mieux (quoique…). D’ailleurs, si vous connaissez un adolescent qui trouve ses parents géniaux, présentez-le-moi !
Le style d’écriture est léger, plein de malice et d’humour. J’ai beaucoup rigolé, mais en même temps, j’étais touchée par l’authenticité, la profondeur insoupçonnée de ce récit. Je me suis revue des années en arrière : une adolescente fragile, pleine de doute, qui aime ses parents tout en souhaitant qu’ils soient un peu plus différents, un peu moins « eux ». À cette époque, leurs défauts me paraissaient gigantesques ! Maintenant, je me rends compte de toute l’affection qu’ils m’ont donnée malgré nos conditions de vie modestes. En fait, je me suis retrouvé dans Emile tout simplement !
Je pense que ce livre plaira aux adolescents, mais aussi à toute personne qui aime les histoires douces et attachantes. Je vous le recommande vivement !

No home

Fiche identité

  • Titre du livre : No home
  • Auteur : Yaa Gyasi
  • Nombre de pages : 480
  • Édition : Le livre de poche
  • Année de publication : 2016

Résumé

Deux sœurs, nées d’une même mère, mais avec un destin différent : tandis que l’une restera dans le pays ashanti, l’autre sera envoyée comme esclave en Amérique. Nous allons suivre leur descendance sur plusieurs générations.

Avis     

Lors de mon passage en France, ce livre faisait la une des magasins. Intriguée par ce titre prometteur et le résumé alléchant, moi qui d’habitude ne lis pas les 4ème de couverture, je me suis procuré ce roman.
Ce récit polyphonique raconte la vie d’une famille sur plusieurs générations. Il est original puisqu’on bascule d’un continent à un autre et d’une époque à une autre selon les chapitres et les personnages : d’un village fanti, nous passons aux champs de coton américains. Ensuite, nous nous retrouvons près d’un fort chargé de stocker les esclaves avant de les embarquer en bateau ; puis ensuite dans les mines de charbon, etc.
Ces deux lignées familiales vont chacune avoir leur destin, tous maudit : esclavage, ségrégation et travail dans des mines de charbon, toxicomanie attendent ceux qui vivent sur le continent américain. Pauvreté, guerres tribales et folie sont le lot de ceux qui sont restés en Afrique.
Mais je reste déçue par ce récit, car les chapitres sont courts et laissent peu de temps pour découvrir et apprécier les protagonistes à leur juste valeur. J’ai l’impression que l’auteur effleure certains sujets sans avoir le temps de les approfondir. Il n’a pas la même puissance qu’Underground Railroad de Colson Whitehead ou celui de Racines de Alex Haley.
Le style d’écriture est agréable et se lit bien. L’arbre généalogique au début du livre est une grande aide pour la compréhension de l’histoire.
Un bon roman que je recommande quand même si ce ne fut pas le coup de cœur de l’année !