Le secret du mari

Fiche identité

  • Titre du livre: Le secret du mari 
  • Auteur: Liane Moriarty
  • Nombre de pages: 504
  • Édition: Le livre de poche

Résumé

En récupérant un souvenir dans le grenier, Cecilia heurte des archives de son mari et découvre une enveloppe fermée où est marquée « A n’ouvrir qu’après ma mort ». Cecilia essaie de résister à la curiosité mais la tentation est trop forte. C’est ainsi qu’elle découvre un terrible secret.

Avis     

C’est le second roman que je lis de cet auteur mais je reste déçue par ce livre, qui à mes yeux, aurait pu prendre une tournure plus tragique.
Le lecteur débarque dans un décor banal : des familles aisées qui vivent dans une banlieue chic de Sydney, une mère au foyer parfaite sur tous les points, un voisinage et des amitiés qui tournent autour de l’école catholique où sont scolarisés les enfants. Bref, tout va bien dans le meilleur des mondes pour Cecilia jusqu’à ce qu’elle déterre un secret dans le grenier.
D’ailleurs, il est assez simple à deviner étant donné l’abondance d’indices que l’auteur sème à chaque chapitre. Mais avant d’avoir une confirmation de vos hypothèses, il faudra patienter car il y a environ 150 pages qui séparent la découverte de la lettre et sa lecture. Pendant ce temps, le lecteur aura l’occasion de découvrir deux autres personnages : Tess qui vient d’apprendre que son mari est épris de sa cousine et Rachel qui est toujours affectée par le décès brutal de sa fille.
Lorsque le secret est enfin divulgué, c’est là que les choses se gâtent. L’auteur peine à donner de l’élan à son histoire qui aurait pu être plus triste, plus poignant et plus humain. Hélas, tout reste autour de la vie quotidienne de leur couple qui encaisse mal le coup, du mal-être ressenti par Cecilia et de la vie de Tess et de Rachel en parallèle.
Le discours de l’auteur semble être de protéger l’unité familiale car cela ne changera plus rien pour les victimes que ce secret soit étalé au grand jour. Je suis gênée par ce discours matérialiste et égoïste où finalement on prône la protection de ses acquis au détriment de la vérité et de la justice. Il y a aussi ce côté simpliste : j’ai commis un acte repréhensible, je dois payer le prix quelque part dans ma vie (mais pas en prison, pardon, ce serait terrible pour les apparences !). La culpabilité, teintée ici d’un fond de religion, est copieusement exploitée pour donner une « bonne conscience » aux protagonistes.
Le style d’écriture reste globalement fluide mais comporte plusieurs longueurs. J’ai trouvé les personnages stéréotypés, plats et sans relief. Il y a peu de descriptions mis à part les états d’âme des trois principaux personnages féminins.
Pour conclure, c’est un livre qui ne m’a pas conquis. Dommage !

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