A la recherche d’Alice Love

Fiche identité

  • Titre du livre: A la recherche d’Alice Love
  • Auteur: Liane Moriarty
  • Nombre de pages: 576
  • Édition: Le livre de poche

Résumé

Après une mauvaise chute à son cours de step, Alice perd la mémoire et oublie les évènements des dix dernières années. Lorsqu’elle essaie de reconstituer ce passé, elle découvre peu à peu l’image d’une femme détestable qui s’est mis à dos les gens qui lui sont proches…

Avis     

J’ai entendu beaucoup d’éloges sur cet auteur, ce qui m’a poussé à prendre ce livre. Peut-être suis-je tombée sur la mauvaise pioche car j’ai moyennement apprécié cette histoire.
Après son accident au sport, Alice essaie de reconstituer dix ans de sa vie qui se sont évaporés de ses souvenirs : son mariage en péril, sa vie de femme au foyer avec ses trois enfants, ses relations qui se sont délitées avec sa sœur, son amitié avec Gina etc…
Qui est cette femme qu’elle ne reconnaît pas dans le miroir: une femme rigide, aigrie, toujours occupée par monts et par vaux à différentes réceptions ou activités parascolaires des enfants, svelte à force de faire du sport, et en pleine instance de divorce avec Nick, qui est pourtant l’amour de sa vie ?
Mis à part la vie d’Alice, nous suivons grâce à des courriers adressés à son psychologue, celle d’Elisabeth, sa sœur, qui souffre d’infertilité. Ce problème devient une obsession proche de la folie, attitude que j’ai du mal à comprendre.
L’auteur utilise les flash-backs pour agrémenter son récit mais il y en a beaucoup, ce qui crée énormément de longueurs et n’apporte pas grand-chose au dénouement. L’intrigue met du temps à se mettre en place et peine à devenir intéressant. En plus, si vous n’aimez pas cette ambiance de banlieue chic, avec des femmes au foyer qui participent activement aux animations scolaires, passez votre chemin ! Heureusement, le style d’écriture est agréable et fluide sinon j’aurai abandonné ce roman phagocyté par trop de longueurs.
Bref, une lecture un peu fastidieuse que je ne recommande pas forcément.

 

Le théorème du homard

Fiche identité

  • Titre du livre: Le théorème du homard
  • Auteur: Graeme Simsion
  • Nombre de pages: 408
  • Édition: Nil

Résumé

Don Tillman, chercheur en génétique, souhaite trouver une compagne.  Cette envie qui semble pourtant normal prend des proportions compliquées pour lui car il est atteint d’une forme d’autisme. Jusqu’au jour où il rencontre par hasard Rosie une étudiante…

Avis     

Après une série de lectures assez complexes, j’avais besoin d’un roman drôle, léger et qui me ferait passer un bon moment. C’est chose faite grâce à cette romance originale ! Ouf, j’ai bien rigolé et j’ai retrouvé la pêche grâce aux aventures loufoques de Don.
Revenons un peu sur ce personnage : Don est un homme d’une quarantaine d’années en quête d’une épouse. Mais Don est aussi atteint d’une forme d’autisme qui est le syndrome d’Asperger : méthodique, organisé, maniaque sur son emploi du temps et sur ses habitudes quotidiennes,  c’est aussi un génie en termes de mémoire, de sciences, de mathématiques et de raisonnement logique. Par contre, question émotions, sentiments et empathie, c’est plus compliqué : les interactions sociales le déstabilisent et il a du mal à comprendre certains  codes sociaux.
Quand Don cherche une épouse, il a la brillante idée de créer un questionnaire qui pourrait l’aider à trouver la compagne idéale. Ces critères sont assez drastiques et éliminatoires. Sa quête de la femme parfaite semble presque vouée à l’échec jusqu’au jour où il rencontre par hasard Rosie, celle qui n’entre dans aucune des cases nécessaires. Malgré tout, Don se sent bien en sa compagnie.  Et si quelque chose était possible entre eux ?
J’ai aimé suivre Don pour ses manies, pour ses réflexions logiques qui finissent généralement par gêner son entourage, pour son incapacité à identifier une émotion ou un sentiment et donc à avoir le comportement « adéquat » envers les autres, pour son envie de vivre…C’est un personnage attachant et drôle.
L’auteur, à travers  cette comédie, montre du doigt les difficultés que vivent les personnes atteintes d’autisme. Ce ne sont pas des handicapés, juste des personnes calibrées autrement dans leur cerveau. Ces difficultés soulignent à quel point nos « normes sociales » ne sont pas aussi simples à appréhender et sont parfois absurdes. Ce serait presque la même chose si une personne qui a toujours vécu dans la forêt débarque dans nos vies urbaines.
Pour conclure, c’est une lecture divertissante que je recommande !