Comme un roman

Fiche identité

  • Titre du livre: Comme un roman
  • Auteur: Daniel Pennac
  • Nombre de pages: 197
  • Édition: Gallimard
  • Année de publication: 1992

Résumé

L’auteur nous parle de sa vision de la lecture et les moyens pour inciter les jeunes à aimer de nouveau les livres.

Avis    

C’est un essai très court que nous propose cet auteur que je connais surtout de réputation.
Il nous parle du plaisir d’être un lecteur mais aussi le peu d’engouement que cette activité suscite chez les jeunes. Il nous propose des nouvelles manières de cultiver ce plaisir et tant pis s’il faut sauter des pages et les descriptions rébarbatives, tant pis si on lit de soi-disant  « mauvais » romans…
J’ai retrouvé certains de mes comportements dans sa description du lecteur : cette intimité qui se créé entre les personnages et le lecteur, tous ces livres qui ont été maltraité par mes soins (pages écornées, décollées à force d’avoir été plié ici et là), les nuits blanches à lire en cachette…
Mais je ne peux pas mettre une note supérieure pour plusieurs raisons. Le style d’écriture est simple et les pages se tournent aisément. C’est même trop simple à mon goût, un peu trop banal même. J’aurai aimé qu’il distille plus de poésie et de magie dans ces phrases.
Paradoxalement, je pense que ce livre est destiné principalement à des gens qui ont déjà cet amour des livres dans les veines : le lire nous conforte et nous rassure un peu dans nos opinions  et dans notre vécu quotidien de lecteur. Si quelqu’un n’aime pas lire, je pense qu’il ne sera pas convaincu par les arguments de l’auteur. Certes, la pédagogie et les programmes scolaires ont causé quelques dégâts mais je pense que la lecture est un loisir qu’on a parfaitement le droit de ne pas aimer même si on nous a lu une quantité phénoménale de contes lorsque nous étions enfants. Cela m’agacerait profondément que quelqu’un me propose un essai sur la façon d’aimer les mathématiques, le lancer de marteau ou bien la décoration florale.
Pour finir sur une note positive quand même : « Le temps de lire est toujours du temps volé. (Tout comme le temps d’écrire, d’ailleurs, ou le temps d’aimer.) Volé à quoi ? Disons, au devoir de vivre […]. Le temps de lire, comme le temps d’aimer, dilate le temps de vivre. Si on devait envisager l’amour du point de vue de notre emploi du temps, qui s’y risquerait ? Qui a le temps d’être amoureux ? A-t-on jamais vu, pourtant, un amoureux ne pas prendre le temps d’aimer ? Je n’ai jamais eu le temps de lire, mais rien, jamais, n’a pu m’empêcher de finir un roman que j’aimais. La lecture ne relève pas de l’organisation du temps social, elle est, comme l’amour, une manière d’être. La question n’est pas de savoir si j’ai le temps de lire ou pas (temps que personne, d’ailleurs, ne me donnera), mais si je m’offre ou non le bonheur d’être lecteur. »

Kiffe kiffe demain

Fiche identité

  • Titre du livre: Kiffe kiffe demain
  • Auteur: Faïza Guène
  • Nombre de pages: 188
  • Édition: Le livre de poche
  • Année de publication: 2004

Résumé

Doria, une adolescente de 16 ans d’origine marocaine, vit seule avec sa mère dans une cité à Livry-Gargan depuis que son père les a abandonnés.  Elle nous raconte son quotidien dans la banlieue.

Avis    

Je suis en train de lire un ouvrage tortueux et compliqué en ce moment. Avant de perdre la raison comme l’ensemble des personnages, j’ai décidé de changer un peu de style de lecture. Je connaissais cet ouvrage étant donné le buzz qu’il y a eu lors de sa publication et j’étais curieuse de connaître l’histoire.
Je vous avoue que je n’ai pas réellement accroché. Doria nous raconte son quotidien dans la banlieue : le travail de sa mère dans un Formule 1 à Bagnolet, ses difficultés scolaires à l’école,  les assistantes sociales qui viennent régulièrement les voir, la psychologue qui sent le Parapoux, Hamoudi un grand de la cité avec qui elle s’entend et surtout son père qui a abandonné le foyer.
Elle utilise un langage très familier, avec des phrases courtes. J’ai l’impression que l’ensemble était très désordonné et qu’elle passait d’un sujet à l’autre sans aucun lien particulier. J’ai senti qu’il y avait beaucoup trop de clichés, de stéréotypes parfois très agaçants et entre de mauvaises mains, cet ouvrage confirme tous les préjugés des gens contre les banlieues.
Il n’y a pas beaucoup de péripéties et en terminant le livre je n’étais pas très convaincue par tout ce que l’auteur a dit. En gros, j’étais désappointée et déçue, d’autant plus que je n’ai pas trouvé le personnage principal très attachant. J’ai préféré sa mère, une femme courageuse qui a arrivé à surmonter le départ de son mari et son illettrisme.
Je ne sais pas trop si je dois vous le recommander ou non : il est très court donc si vous avez un peu de temps, lisez-le un de ses quatre !  

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog: Du rêve pour les oufs