La mare au diable

Fiche identité

  • Titre du livre : La mare au diable
  • Auteur : George Sand
  • Nombre de pages : 234
  • Édition : Le livre de poche
  • Année de publication : 1846

Résumé

Germain est veuf avec trois enfants en bas âge. Quelque temps après la mort de sa femme, son beau-père l’encourage vivement à trouver une nouvelle compagne.

Avis    

Ce résumé est très court, car je n’ai pas envie de dévoiler l’intégralité de l’histoire. C’est le second roman que je lis de George Sand et je suis déçue.
L’histoire se déroule à la campagne dans une famille de paysans. L’auteur nous décrit un univers naïf, utopique et presque idyllique. Elle oppose ainsi la vie saine de la campagne à l’existence viciée des villes. Je trouve que ses descriptions sont trop candides et sont au-delà même de la réalité, car les paysans souffraient de plusieurs maux à cette époque-là (famines maladie, mauvaises saisons et récoltes, etc.) et leur mode de vie n’est pas aussi enviable qu’elle l’imagine. Les deux premiers chapitres sont très fastidieux, mais une fois qu’on a passé le cap, on arrive au cœur de l’histoire. Elle est très simple et pour les lecteurs aguerris, on sent instinctivement ce qui va se passer. L’intrigue ressemble un peu à un conte de fées, sauf que les méchants sont les riches fermiers. C’est trop mièvre à mon goût et il manque une pincée de folie…
Je trouve qu’elle adopte une attitude condescendante lorsqu’elle affirme que le paysan « n’a jamais compris le mystère du beau ». C’est le réduire au rang de bête capable de travailler uniquement. Cette opinion est totalement erronée selon moi et j’espère vraiment que j’ai mal interprété ce qu’elle a écrit.
Un élément qui est intéressant : on découvre les coutumes traditionnelles lors de la noce, notamment les différentes mises en scène. Le chou planté au-dessus de la maison expliquerait bien pourquoi les adultes font croire aux enfants que les bébés naissent dans les choux !
L’ensemble reste quand même trop simple, sans compter que les premiers et les derniers chapitres sont décalés par rapport à l’histoire.
Je dirais : passable !

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog: La petite Fadette

No et moi

Fiche identité

  • Titre du livre : No et moi
  • Auteur : Delphine de Vigan
  • Nombre de pages : 285
  • Édition : JC Lattès
  • Année de publication : 2007

Résumé

Lou Bertignac est une adolescente de treize ans surdouée. Intriguée par le monde qui l’entoure, elle dévore les encyclopédies, fait des expériences de toute sorte et observe les gens. C’est ainsi qu’elle rencontre No, une jeune SDF.

Avis    

Ce livre figure parmi les best-sellers de plusieurs enseignes. Je voulais revenir vers les romans contemporains, dans l’espoir de trouver un ouvrage qui pourrait m’émouvoir autant que les classiques. Hélas, ce fut une mauvaise décision ! Je suis consciente qu’écrire un livre est un exercice très difficile, mais je n’arrive pas du tout à être satisfaite avec les romans contemporains que nous vendent et surenchérissent certains magasins.
C’est une gentille histoire, destinée plutôt à des adolescents qu’à des adultes : une amitié va se nouer entre Lou, une adolescente précoce mal à l’aise chez elle et en classe, et No, une SDF. L’ensemble est trop superficiel à mon goût et l’auteur ne dépasse pas le cadre conventionnel : de bons sentiments, une pincée de romance entre Lou et le dernier de la classe, une guérison miraculeuse, des clichés ici et là (pour ne pas trop se différencier des autres auteurs contemporains français)… Lou me rappelle beaucoup l’adolescente suicidaire dans l’ouvrage L’élégance du hérisson, mais elle est moins tête à claques et plus naïve. On croirait vraiment lire un Walt Disney !
Le sujet traité est pourtant grave puisque l’auteur tente de dénoncer les tristes conditions de vie des SDF, oubliés et rejetés dans ce monde d’opulence. Mais le livre manque de profondeur et se contente d’effleurer délicatement et avec beaucoup de mièvrerie ce thème.
Le style d’écriture m’a déplu : les phrases sont simples mais longues, comme si l’auteur entassait pêle-mêle ses idées. Les descriptions quasi-absentes au profit de dialogues parfois trop épurés. Le livre se lit vite, mais s’oublie tout aussi vite.

Un livre passable à mon goût !

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