No et moi

Fiche identité

  • Titre du livre: No et moi
  • Auteur: Delphine de Vigan
  • Nombre de pages: 285
  • Édition: JC Lattès
  • Année de publication: 2007

Résumé

Lou Bertignac est une adolescente de treize ans surdouée. Intriguée par le monde qui l’entoure, elle dévore les encyclopédies, fait des expériences de toute sorte et observe les gens. C’est ainsi qu’elle rencontre No, une jeune SDF.

Avis    

Ce livre figure parmi les best-sellers de plusieurs enseignes. Je voulais revenir vers les romans contemporains, dans l’espoir de trouver un ouvrage qui pourrait m’émouvoir autant que les classiques. Hélas, ce fut une mauvaise décision! Je suis consciente qu’écrire un livre est un exercice très difficile mais je n’arrive pas du tout à être satisfaite avec les romans contemporains que nous vendent et surenchérissent certains magasins.
C’est une gentille histoire, destinée plutôt à des adolescents qu’à des adultes : une amitié va se nouer entre Lou, une adolescente précoce mal à l’aise chez elle et en classe, et No, une SDF. L’ensemble est trop superficiel à mon goût et l’auteur ne dépasse pas le cadre conventionnel : de bons sentiments, une pincée de romance entre Lou et le dernier de la classe, une guérison miraculeuse, des clichés ici et là (pour ne pas trop se différencier des autres auteurs contemporains français)… Lou me rappelle beaucoup l’adolescente suicidaire dans l’ouvrage L’élégance du hérisson, mais elle est moins tête-à-claques et plus naïve. On croirait vraiment lire un Walt Disney !
Le sujet traité est pourtant grave puisque l’auteur tente de dénoncer les tristes conditions de vie des SDF, oubliés et rejetés dans ce monde d’opulence. Mais le livre manque de profondeur et se contente d’effleurer délicatement et avec beaucoup de mièvrerie ce thème.
Le style d’écriture m’a déplu: les phrases sont simples mais longues, comme si l’auteur entassait pêle-mêle ses idées. Les descriptions quasi-absentes au profit de dialogues parfois trop épurés. Le livre se lit vite mais s’oublie tout aussi vite.

Un livre passable à mon goût !

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blogD’après une histoire vraie

Thérèse Desqueyroux

Fiche identité

  • Titre du livre: Thérèse Desqueyroux
  • Auteur: François Mauriac
  • Nombre de pages: 189
  • Édition: Le livre de poche
  • Année de publication: 1927

Résumé

Thérèse a tenté d’assassiner son mari mais le juge déclare un non-lieu. Elle retournera auprès de cet homme qu’elle ne supporte pas et que, paradoxalement, qu’elle redoute.

Avis    

Contrairement à mes habitudes, je suis en train de lire des ouvrages courts car les contingences de la vie étudiante me rappellent à l’ordre. C’est ainsi que je suis tombée sur ce petit ouvrage, adroitement niché dans un coin de la bibliothèque.
Je sors de ce livre déprimée et maussade. Beaucoup d’éléments expliquent cette note passable. J’aurai voulu mettre moins mais un point m’a retenu. J’ai beaucoup aimé son style d’écriture : l’auteur a une façon de décrire les états d’âme qui est terriblement réaliste. J’ai senti les émotions et les sentiments de la narratrice. La psychologie du personnage principal est extrêmement bien travaillée. Mais…
Je ne l’ai pas aimé. Pour dire la vérité, je l’ai détestée. Thérèse est une femme mariée qui se révolte contre le carcan familial,  contre les habitudes bourgeoises de son entourage.  Elle ne supporte ni son mari qu’elle juge trop conventionnel ni son existence morne et oisif. Elle rêve d’être indépendante et de vivre librement à Paris. Elle est tellement obnubilée par son unique désir qu’elle tente d’empoisonner son mari, et par cet acte éloigne à jamais sa petite fille. Personne ne trouve grâce à ses yeux, sauf au début Anne sa belle-sœur, et ensuite Jean, un étudiant. Pour moi, je suis navrée d’utiliser ce terme mais cette femme est un « monstre », une personne sans cœur extrêmement égoïste et folle à lier.

Je comprends qu’elle ait envie de se changer les idées mais au point de renier son propre enfant, c’est inconcevable !  Je pense qu’elle est restée trop oisive et tout cette inoccupation lui a  donnée des idées noires : elle n’a jamais pu apprécier sa vie, ni la beauté de la nature, ni les gens qui l’entouraient.
En quelques mots c’est une lecture très tortueuse que je déconseille fortement aux gens déprimés !

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog: Le noeud de vipères