Du rêve pour les oufs

Fiche identité

  • Titre du livre: Du rêve pour les oufs
  • Auteur: Faïza Guène
  • Nombre de pages: 153
  • Édition: Le livre de poche
  • Année de publication: 2006

Résumé

A la mort de sa mère, Alhème quitte l’Algérie et s’installe dans la banlieue parisienne chez son père. Elle rêve de mener une vie normale comme ses copines mais ce n’est pas évident entre la maladie de son père, les problèmes de son petit frère Foued et les multiples missions d’intérim.

Avis    

Dans d’autres circonstances, ce livre n’aurait pas eu autant de cœurs mais Adrienne Mesurat était tellement déprimante que j’étais prête à donner une note exceptionnelle à n’importe quel livre, pourvu qu’il ne soit pas aussi sombre. J’avais besoin d’un récit court, léger et sympathique pour effacer ce mauvais souvenir. Et, par hasard, voilà qu’un titre plutôt accrocheur tombe sous mes yeux. Malgré l’avis mitigé que j’ai eu sur Kiffe kiffe demain, j’ai décidé de donner une seconde chance à Faïza Guène.
Je ne le regrette par car cette histoire est mieux travaillé que son premier roman. Il est moins caustique, moins caricatural et plus mélancolique. Seules les citations de Tante Mariatou m’ont donné un grand sourire.
Le résume nous donne un aperçu global donc je n’ajouterai rien d’autre pour ne pas dévoiler le peu qui reste. Malgré ses défauts, l’héroïne reste attachante grâce à son courage, l’affection qu’elle porte à son père malade et son frère, un adolescent rebelle. 
Le style d’écriture reste familier, sans aucun charme,  mais moins bâclé que son précédent roman. En tout cas, il se lit très vite. En une soirée, vous pouvez facilement le finir.  Le livre se termine abruptement et donne une fin plutôt inachevée.
Je n’ai plus grand chose à dire une fois l’enthousiasme passé. A lire ? Oui peut-être…

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog: Kiffe kiffe demain

Adrienne Mesurat

Fiche identité

  • Titre du livre: Adrienne Mesurat
  • Auteur: Julien Green
  • Nombre de pages: 376
  • Édition: Le livre de poche
  • Année de publication: 1927

Résumé

Adrienne Mesurat, une jeune fille de dix-huit ans, s’étiole entre un père vieux et tyrannique et une sœur plus âgée, maladive et célibataire. Le regard d’un homme, croisé lors d’une promenade, lui fait prendre conscience de sa misérable existence.

Avis    

Une impulsion soudaine me poussa à emprunter ce livre, bien que je n’en aie jamais entendu parler. A ce jour, je ne sais toujours pas ce qui m’a attiré vers ce livre plutôt fin sans même une couverture agréable. Le résumé proposé par l’éditeur semblait alléchant car il promettait une héroïne au rang d’Eugénie Grandet – que je connais déjà – et Emma Bovary – que je n’ai pas encore découvert mais ça ne saurait tarder. Comment expliquer ce résultat aussi catastrophique ?
Je ne blâmerai pas le style d’écriture. Il est simple, fluide et de bonne qualité, avec des descriptions qui alternent bien avec les dialogues. L’auteur entre dans l’intimité de chaque personnage et décortique minutieusement chacun de leurs états d’âmes.
L’atmosphère est sombre, glauque et  triste au point de donner l’impression d’aspirer toute joie autour de soi. Nous suivons les journées ternes et ennuyeuses de la famille Mesurat. Chaque activité est réglée selon un emploi de temps précis et y déroger paraît presque une hérésie. Les deux jeunes filles sont oisives et passent le plus clair de leur temps, seules, entre quatre murs. Et voilà qu’un évènement anodin, totalement insignifiant, perturbe Adrienne et lui donne des idées de rébellion.
Pour moi, seule la monotonie et la solitude de sa vie expliquent cette obsession, cet acharnement proche de la folie. Je n’ai ressenti aucune sympathie pour l’héroïne. Elle broyait constamment du noir, changeait d’avis, s’enfonçait dans un cercle vicieux et s’accrochait à cette chimère, unique sens à sa vie. L’auteur arrive à donner un accent très réaliste à cette descente aux enfers. Malheureusement, il y a quelques longueurs et à un moment je me suis lassée de cette fille inconstante, dépressive, et faible. J’avais envie d’en finir et de jeter le livre par la fenêtre tellement il me paraissait long et oppressant.
Le talent de l’auteur est indéniable puisqu’il arrive à déclencher toutes ses émotions non seulement chez le personnage principal mais aussi le lecteur. Mais cette histoire pousse à la dépression, donc si vous vous sentez l’âme en peine, ne le lisez pas. Personnellement je l’ai trouvé trop noir, amer, sinistre etc.…
Bref, je n’ai absolument pas aimé !