De là, on voit la mer

Fiche identité

  • Titre du livre : De là, on voit la mer
  • Auteur : Philippe Besson
  • Nombre de pages : 216
  • Édition : Julliard
  • Année de publication : 2013

Résumé

Louise est une romancière qui part s’installer en Italie, à Livourne, pour écrire son roman. Elle laisse son époux François à Paris, qui se résigne à cette séparation. Mais un jour, elle rencontre Luca, le fils de sa gouvernante, avec qui elle vit une passion amoureuse. Peu de temps après, son mari est victime d’un terrible accident de voiture…

Avis    

J’ai choisi ce livre par nostalgie de l’Italie, particulièrement la Toscane, mon coup de cœur de l’année. Je rêve encore de revoir ces paysages magnifiques. En attendant d’’y être à nouveau, je me console avec cette jolie couverture. Mais je suis déçue !
L’auteur évoque à peine l’Italie, juste la ville de Livourne. Il s’agit surtout d’un trio amoureux : Louise, une femme d’une quarantaine d’années qui vit de son art, François le mari résigné et soumis aux caprices de sa femme écrivaine et Luca, un jeune étudiant italien. C’est une histoire prévisible, un roman à l’eau de rose proche des navets de Guillaume Musso ou Marc Lévy.
On suit surtout les doutes de Louise, une femme désagréable et pour qui je n’ai éprouvé aucun attachement. Pour moi, elle se réfugie derrière l’écriture pour justifier son comportement égoïste et puéril. Sous ses airs d’artiste, elle reste une femme calculatrice et manipulatrice qui veut tout obtenir, et le beurre et l’argent du beurre et le laitier.
Même si l’amour s’étiole dans un couple, comment peut-on laisser son mari accidenté, qui tente de surmonter ses séquelles physiques par la rééducation, pour aller se jeter dans les bras de son amant en Italie ? Qu’en est-il de la solidarité, de la compassion, de l’aide qu’on peut apporter à autrui ? Non, pour Louise, seule compte ces désirs et ces émotions et tant pis si elle doit écraser et casser les gens autour d’elle.
Le style d’écriture est indigeste : les phrases sont lourdes, le ton est mielleux et mou, les dialogues sont remplacées par une introspection excessive qui devient vite ridicule. En plus, l’utilisation de la troisième personne donne un décalage bizarre, car nous partageons tous les états d’âme de Louise.
C’est mon premier livre de cet auteur et ce sera le dernier, sauf si quelqu’un de très convaincant arrive à me faire changer d’avis. Mon avis : à mettre de côté !

L’extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikéa

Fiche identité

  • Titre du livre : L’extraordinaire voyage du fakir qui était resté dans une armoire Ikéa
  • Auteur :  Romain Puertolas
  • Nombre de pages : 252
  • Édition : Le Dilettante
  • Année de publication : 2013

Résumé

Ajatashatru Lavash Patel, fakir de profession dans la région du Rajashtan en Inde, débarque en France. Son projet : aller à I*** pour s’acheter un lit à clous dernier cri en solde. Mais son séjour sera ponctué par de drôles de péripéties.

Avis    

Après l’ambiance sombre et triste du roman précédent, il est temps de se changer les idées et d’apporter un peu de folie dans ce blog.
Voici un roman que je qualifierai de « conte de fées moderne et ridicule du XXIème siècle », remarquable uniquement par la longueur de son titre.
Je n’ai pas du tout été convaincue, mais alors là, pas du tout ! L’auteur essaie de nous proposer un scénario dans le registre humoristique, mais il ne s’agit que d’une succession de péripéties grotesques : le héros, un fakir un peu escroc, vient en France pour acheter un lit à clous en promotion chez I***. Il va croiser un taxi conduit par un gitan rancunier, se fera enfermer dans une armoire, ira malgré lui en Grande-Bretagne, en Espagne, en Italie et en Libye, rencontrera « Marraine la bonne fée » (ici une star de cinéma) qui fera basculer sa vie pour le meilleur. Bien sûr, comme dans tout conte de fées qui se respecte, l’amour n’est pas bien loin et tout est bien qui finit bien.
Mais dites-moi, qu’est-ce qui explique le succès de cet ouvrage à part un bon directeur marketing ? Heureusement que je ne l’ai pas acheté, car ça m’aurait fendu le coeur d’investir, ne serait-ce qu’un centime, dans une histoire aussi stupide, maladroite, truffée de publicité et de discours conformistes et gentillets.
Le style d’écriture est plat, presque insipide. Il essaie de nous faire rire avec quelques jeux de mots sur le prénom du fakir, mais la blague qui se répète toutes les deux pages devient vite lassante puis insupportable.
Bon, allez je me lâche une dernière fois, car ce mot me démangeait depuis le début : c’est NUL ! Passez votre route et mettez-le aux oubliettes !