L’énigme des Blancs-Manteaux

Fiche identité

  • Titre du livre : L’énigme des Blancs-Manteaux
  • Auteur : Jean-François Parot
  • Nombre de pages : 377
  • Édition : 10 x 18
  • Année de publication : 2000

Résumé

Cette histoire se déroule en 1761 en France. Nicolas Le Floch quitte brusquement sa Bretagne natale pour rejoindre Paris, où il entre au service de M. de Sartine, lieutenant général de police de Louis XV. Sa première enquête concerne la disparition du commissaire Lardin.

Avis    

À l’occasion de la fête nationale française, revenons quelques siècles en arrière, plus exactement en 1761, et suivons Nicolas le Floch, un nouvel enquêteur qui fait son entrée sur ce blog. En plus, c’est un jeune homme sympathique, dynamique et plein de bonne volonté. Il est parfois naïf et impulsif, mais on lui pardonne ses petites erreurs, car il vient de débuter dans le métier. Certaines de ces découvertes sont marquées plus par le hasard qu’une méthode de recherche rigoureuse et sans l’aide providentielle de l’inspecteur Bourdeau, Nicolas aurait eu plus de difficultés à démêler cette intrigue complexe qui implique une mystérieuse disparition, des fausses pistes, des cadavres qui s’accumulent, des agents de police corrompus, une maison de plaisir qui cache bien des choses.
Mis à part l’enquête, l’auteur nous propose une description bien documentée de Paris à cette époque. Oubliez ces magnifiques immeubles haussmanniens et imaginez un Paris d’une saleté repoussante, envahie par les festivités du Carnaval toutes les nuits en février, avec en prime l’odeur de l’équarrissage et des égouts dans les narines.
L’auteur emprunte au vocabulaire ancien certains expressions et mots qui mettent une touche d’originalité dans le livre. Par contre, durant la lecture, j’ai senti quelques longueurs, comme si l’auteur tenait à nous étaler toutes ces connaissances sur cette époque.
Ce fut quand même une lecture agréable, divertissante et qui me donne envie de poursuivre cette série !

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog : L’affaire Nicolas Le FlochLe fantôme de la rue RoyaleL’homme au ventre de plomb

La délicatesse

Fiche identité

  • Titre du livre : La délicatesse
  • Auteur : David Foenkinos
  • Nombre de pages : 209
  • Édition : Folio
  • Année de publication : 2009

Résumé

Nathalie mène une vie épanouie jusqu’au jour où son mari François, victime d’un accident, meurt subitement. A partir de ce moment, son univers s’écroule et elle se recroqueville dans sa carapace.

Avis    

Lorsque j’ai terminé ce livre, je n’ai pu que pousser un soupir de désespoir, car il est d’une banalité affligeante. Je me demande même qui sont les membres des jurys capables d’octroyer des prix (inconnus) à un ouvrage aussi insipide, prévisible et creux. Méfiez-vous de ce titre racoleur, car il n’y a rien de subtil, ni de délicat dans cette histoire qui tient sur un mouchoir en papier plié en douze : Nathalie perd brutalement son mari, mais s’accroche à la vie grâce à son travail. Son geste inhabituel envers un de ses collègues va modifier son quotidien.
Le récit est très superficiel, et pas besoin d’être Einstein pour deviner la suite des événements. Les personnages principaux sont caricaturés à l’extrême : Nathalie la femme parfaite (belle, admirée par les salariés de l’entreprise, occupant un poste à responsabilité à un jeune âge, adepte des tailleurs chics et des talons aiguilles au bureau, etc.) ; Charles, le patron sous le charme de sa collaboratrice et qui tente de la séduire à tout prix, d’autant plus que son mariage bat de l’aile ; Markus, salarié discret au bureau et homme sans histoire dans sa vie personnelle. Je ne compte plus les multiples clichés sur la Suède, ni les allusions sans aucune subtilité à d’autres ouvrages (exemple des plus ridicules : « En véritable concierge, sans la moindre élégance du hérisson »).
L’hémorragie pourrait s’arrêter là, mais non, voici encore quelques points qui m’ont paru insupportables :
– les chapitres sans grande consistance, destinés à rallonger inutilement le nombre de pages : pourquoi mettre les résultats de la Ligue 1 ? Ou la définition du mot moquette ? Ou les paroles de chanson d’Alain Souchon ? Ou des passages de films ? Ou des recettes de cuisine ?
– les publicités, qui sont pour moi une pollution visuelle et intellectuelle. Pour ne citer qu’un exemple, vers la page 30 où il met carrément la phrase suivante « sur un meuble Ikea .. ». Il y en a d’autres, moins directs. M. Foenkinos, est-ce que Balzac, Dickens ou Flaubert ne cite ne serait-ce qu’une seule marque dans leurs chefs-d’œuvre ?
– les notes de bas de page, qui ne servent à rien, qui n’expliquent rien, qui n’éclairent rien et sont justes là pour décorer. M. Foenkinos, encore une fois, je m’adresse à vous : je vous conseille de feuilleter les ouvrages de Victor Hugo ou de Thomas Hardy pour comprendre à quoi sert réellement une note de bas de page.
Le style d’écriture est lourd, plat, avec des dialogues sans grande consistance.
Un conseil : une lecture à éviter !!!