La planète des singes

Fiche identité

  • Titre du livre : La planète des singes
  • Auteur : Pierre Boulle
  • Nombre de pages : 223
  • Édition : Pocket
  • Année de publication : 1963

Résumé

Phyllis et Jinn profitent de leurs vacances dans l’espace lorsqu’ils découvrent une bouteille avec un message à l’intérieur. Il s’agit du récit d’Ulysse Mérou, un journaliste qui accompagne deux autres chercheurs partis explorer Bételgeuse.

Avis    

Fait étonnant, je ne connais pas ce récit d’anticipation, adapté plusieurs fois en films et en séries. Pour être enfin à la page et avant de me laisser influencer par la nouvelle et énième adaptation cinématographique, je me suis mise à la lecture de cet ouvrage.
C’est une histoire agréable, facile à appréhender pour les personnes qui ne sont pas forcément familiarisées avec la science-fiction comme moi. Ulysse Mérou et ses compagnons débarquent sur une planète semblable à la Terre, enfin presque… Les hommes ne sont que des êtres primitifs et sauvages tandis que les singes sont les êtres vivants les plus évolués, les plus « civilisés », avec des mœurs semblables aux nôtres. Capturé par ces derniers, Ulysse essaie de tout mettre en œuvre pour se faire accepter en tant que créature vivante douée de raison et de conscience.
Nous suivons le point de vue d’Ulysse, profondément déstabilisé par ce qui lui arrive : comment admettre cette situation absurde – pour ne pas dire cauchemardesque – où, sur cette planète, des singes seraient supérieurs à l’homme ? Lui, Ulysse, serait égal à un primate, non mais ! J’ai trouvé ce protagoniste souvent ridicule, prétentieux et agaçant : il se croit investi d’une mission, à savoir être le sauveur de l’humanité sur la planète Soror ; pas modeste pour un sou, il jubile d’être enfin le centre de l’attention, lui qui avant n’était qu’un obscur journaliste !
Beaucoup de thèmes sont évoqués dans ce récit, et on pourrait disserter longuement dessus : l’organisation discriminatoire de la communauté des singes pas si éloignée de nos propres sociétés, les abus commis par une race (animale ou humaine) qui se croit supérieure à une autre et qui se donne le droit de le maltraiter à sa guise, l’évolution des civilisations et des espèces, etc.
Le style de l’auteur est assez recherché, ce que je trouve étonnant pour un roman de science-fiction. Il est parfois pompeux, avec des phrases lourdes. Néanmoins, les événements s’enchaînent bien, sans trop de longueurs. La fin a été surprenante, je ne m’y attendais pas et j’aime avoir de bonnes surprises de ce type !
Bon, pour conclure, j’incite surtout les gens qui ne connaissent pas la SF à tenter ce court bouquin !

Le soleil des Scorta

Fiche identité

  • Titre du livre : Le soleil des Scorta
  • Auteur :  Laurent Gaudé
  • Nombre de pages : 282
  • Édition : Actes Sud
  • Année de publication : 2004

Résumé

Cette histoire se déroule à Montepuccio, petit village du sud de l’Italie et nous décrit le destin d’une famille, les Scorta, sur trois générations.

Avis    

L’auteur nous emmène ici dans un village d’Italie du Sud et nous restitue avec beaucoup de réalisme l’atmosphère de l’époque et du lieu : au cours de la lecture, je sentais presque la chaleur étouffante qui envahissait les rues, et j’imaginais au loin les collines où poussent les oliviers et qui surplombent la mer. En un mot, je vivais au rythme de ce paisible hameau.
Nous suivons les Scorta, famille déshéritée et maudite parce qu’ils ont des origines liées au banditisme. L’auteur évoque ici plusieurs thèmes : l’amour de sa terre natale envers et contre tout ; la solidarité familiale, d’abord, entre une fratrie, et ensuite à travers les générations futures. La vie des Scorta est marquée par la misère et par la pauvreté, et toute leur vie, ils lutteront pour maintenir la tête hors de l’eau. Les personnages sont intéressants, bien qu’on ne les côtoie qu’un court instant, car il s’agit principalement de brefs portraits. Je trouve quand même que le livre est bien trop court pour relater pleinement l’histoire de plusieurs générations.
Le style d’écriture est fluide, agréable, avec des phrases courtes mains moins hachées que ceux de La mort du roi Tsongor. J’ai nettement plus apprécié sa plume ici, qui est pleine d’émotion et de sensibilité, emplie de saveurs du sud de l’Italie.
En quelques mots, un bon livre à découvrir !

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog :  La mort du roi Tsongor