La conquête de Plassans

Fiche identité

  • Titre du livre : La conquête de Plassans
  • Auteur : Emile Zola
  • Nombre de pages : 508
  • Édition : Le livre de poche 
  • Année de publication : 1874

Résumé

François Mouret est marié à sa cousine Marthe. Le couple, avec leurs trois enfants, mène une existence paisible jusqu’à ce que ce dernier loue l’étage de leur domicile à un abbé.
Au début, François se méfie de cette homme aux vêtements rapiécés et aux manières farouches, qui suscite le mépris des autres habitants de la ville. Mais cet homme est bien décidé à asseoir son pouvoir au sein de la société de Plassans.

Avis
    
Dans ce quatrième tome des Rougon-Macquart, nous quittons Paris pour revenir à Plassans, ville où l’histoire familiale a débuté. 
Ce récit raconte le délitement d’une famille bourgeoise, avec en parallèle l’ascension d’un prêtre ambitieux. 
Marthe, la fille de Félicité, mariée à un cousin, mène une vie tranquille et monotone jusqu’à ce que son mari loue le second étage de leur maison à un prêtre. 
Ce dernier, d’abord méprisé par les bourgeois de la ville, souhaite reprendre sa revanche sur ces derniers. Petit à petit, il va habilement s’attirer leur estime grâce à des œuvres caritatives. Cet homme, manipulateur et dévoré d’ambition, a su trouver la faiblesse de la ville, toujours partagée politiquement entre les bonapartistes et les légitimistes. 
L’auteur met l’accent sur le fanatisme religieux, outil de manipulation redoutable. Marthe, qui héberge cet homme, devient sa proie : elle sombre dans la ferveur religieuse, confond passion humaine et divine et se consume à petit feu en plongeant dans le désastre son foyer. La personne la plus à plaindre reste Mouret, le mari, qui sera une des principales victimes des machinations des uns et des autres.
Ce livre décrit les relations sociales qui se nouent dans cette petite ville, les jeux de pouvoir et les ambitions de chacun. Il y a une abondance de personnages qui peuvent dérouter au début, mais au fur et à mesure de la lecture, on reconnaît bien vite cette bande de vautours hypocrites et sans scrupules. 
J’aime les écrits de Zola, car les sujets qu’ils abordent restent toujours d’actualité : la soif du pouvoir, le fanatisme religieux, les perfidies des uns et des autres. 
Moins descriptif que ces autres ouvrages, ce roman se lit bien. Le style d’écriture est riche, abondant, mais laisse plus de place à l’action et aux dialogues.
Un très bon classique que je recommande !

La liste de mes envies

Fiche identité

  • Titre du livre : La liste de mes envies 
  • Auteur : Grégoire Delacourt
  • Nombre de pages : 186
  • Édition : JC Lattès
  • Année de publication: 2012

Résumé

Jocelyne mène une vie posée à Arras auprès de son mari, de ses amies, de sa mercerie et de son blog de dentelle.
Par un heureux concours de circonstances, elle gagne le gros lot au Loto. Du jour au lendemain, elle peut réaliser une partie de ses rêves, mais est-ce aussi sûr ?

Avis     

C’est en cherchant une lecture relaxante après un thriller palpitant que je me suis enfin embarquée dans ce livre, très connu sur les réseaux sociaux littéraires.
Jocelyne mène une vie ordinaire, avec ses hauts et ses bas : un mariage qui s’essouffle avec un mari indifférent, des enfants qui ont grandit et qui quittent le foyer, une mercerie qui fonctionne au ralenti, des amies proches qui l’emmènent sortir de temps en temps, un blog où elle partage sa passion de la dentelle. Mais lorsqu’elle gagne au Loto, ce quotidien fragile va-t-il tenir face à la pression financière ?
Jocelyne se décrit comme une femme qui a renoncé à la plupart de ses rêves, qui se contente de son quotidien. Elle suscite de la compassion et de la pitié pour cette vie si terne et malheureuse qu’elle a choisi. J’aurais aimé qu’elle soit plus indépendante, qu’elle cesse de s’accrocher à son mari comme une moule à son rocher.
Le lecteur devinera rapidement ce qui va se passer. Ce n’est pas une grande surprise étant donné les personnages stéréotypés.
Le style d’écriture est plat, fade mais heureusement assez léger pour faciliter la lecture. J’aurai préféré un personnage féminin plus fort, moins apathique et insipide.
Bof, une lecture passable que je ne recommande pas.