Chroniques italiennes

Fiche identité

  • Titre du livre : Chroniques italiennes
  • Auteur : Stendhal
  • Nombre de pages : 373
  • Édition : Gallimard
  • Année de publication : 1855

Résumé

Ce livre est composé de huit nouvelles qui se déroulent en Italie.

Avis     

À l’aube d’un voyage que je vais entreprendre en Italie, j’ai profité d’un moment de tranquillité pour savourer ces nouvelles. Naples, Palerme, Rome et la campagne italienne seront les décors d’un monde romanesque sous la plume de Stendhal.
Les thèmes principaux de ces nouvelles sont : la passion amoureuse contrariée, la vengeance et les jeux de pouvoir.
Ces nouvelles sont de qualité inégale, mais donnent une image enchanteresse de l’Italie des années 1600-1700 : les femmes nobles s’amourachent des brigands, considérés souvent comme des héros par la population ; la vengeance est rapide (un coup de couteau dans une sombre ruelle termine bien souvent une offense) ; les couvents deviennent des lieux de rendez-vous et la tragédie n’est jamais loin.
Les nouvelles que j’ai le plus aimé sont celui de « Vanina Vanini » et « Les Cenci ».
On découvre aussi le sort réservé aux jeunes filles d’ascendance noble et riche : pour les écarter de leur héritage, leurs parents les forçaient à prononcer leurs vœux.
Ce fut une lecture assez distrayante. J’imagine bien ces chroniques sur une scène de théâtre tragique !

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog :  La chartreuse de Parme – Le rouge et le noir

Fille

Fiche identité

  • Titre du livre : Fille
  • Auteur : Camille Laurens
  • Nombre de pages : 256
  • Édition : Gallimard 
  • Année de publication : 2020

Résumé

Laurence est la seconde fille d’une famille bourgeoise de Rouen. Ses parents désiraient un garçon. Très vite, elle comprend que derrière ce mot « fille » se cache une position précaire.  

Avis     

Lire ce livre, c’est partager le temps de quelques pages les conditions de vie des femmes contemporaines.
Être née fille, même à une époque pas si éloignée de la nôtre, peut être une source de déception pour certains parents qui désirent ardemment un fils. C’est le cas de Laurence, seconde fille d’une famille bourgeoise de Rouen. Ses parents sont indifférents envers les enfants et s’occupent à peine d’eux : Laurence et sa sœur reçoivent peu de marques d’affection et grandissent cahin-caha, comme des fleurs sauvages. Nous allons suivre son parcours, depuis son enfance jusqu’à sa vie de mère.
L’auteur évoque des sujets sensibles : l’inceste et le silence derrière ce tabou ; l’IVG, la perte d’un enfant lors d’un accouchement, l’homosexualité, etc.
Néanmoins, je trouve que ce livre plonge dans la caricature : les parents sont décrits comme des êtres exécrables ; les différences de traitement entre les garçons et les filles sont accentuées, voire exagérées ; les filles sont positionnées comme des victimes, des malchanceuses qui ont tiré le mauvais numéro à la naissance. Je reproche à l’auteur cet antagonisme qu’elle met d’emblée entre un garçon et une fille.
Personnellement (et j’ai peut-être eu beaucoup de chance), je ne me suis pas reconnu dans ce qu’elle décrit.
Le style d’écriture reste dans l’ensemble agréable, même s’il y a quelques longueurs. C’est son ton vindicatif qui m’a parfois agacé. J’ai senti beaucoup de colère, d’amertume dans ses propos.
Pour conclure, j’ai un avis mitigé !