Pourquoi j’ai mangé mon père

Fiche identité

  • Titre du livre: Pourquoi j’ai mangé mon père
  • Auteur: Roy Lewis
  • Nombre de pages: 182
  • Édition: Pocket
  • Année de publication: 1960

Résumé

Ernest est un jeune adolescent de l’époque pléistocène qui vit avec sa horde. Tout serait plus tranquille si seulement son père Edouard ne s’ingéniait pas à évoluer à tout prix en essayant de se procurer du feu, d’instaurer l’exogamie ou d’inventer de nouveaux outils.

Avis    

C’est un livre qui est très connu et qui a reçu beaucoup d’éloges, entre autres de la part d’un célèbre scientifique qui le décrit comme un ouvrage extrêmement drôle. Personnellement, j’ai esquissé quelques sourires.
En gros, l’auteur a essayé d’imaginer l’apparition de certaines découvertes importantes datant de la préhistoire, notamment l’invention du feu. L’idée de départ est originale : malgré le cadre préhistorique, l’histoire et les traits de caractère des personnages sont très contemporains. On retrouve un père inventeur, un oncle réactionnaire, un fils artiste. Les gens sont jaloux, mesquins, avides, curieux, un tantinet bête etc.
Le but de l’auteur n’est évidemment pas de décrire le mode de vie réel des hommes préhistoriques mais de critiquer notre société actuelle à travers cette famille à peine évoluée. L’axe principal de l’ouvrage est le progrès et la science, qui auront des conséquences négatives non seulement sur l’environnement mais aussi sur le fonctionnement primitif de la société. Le style d’écriture est un peu alambiqué mais reste assez digeste puisque le livre est très court. Malgré ses éloges, je reste assez réservée puisque certains évènements sont assez approximatifs, voire à tirer par les cheveux. Bien que je ne sois pas très renseigné sur la préhistoire, il vaut mieux ne pas se focaliser sur l’aspect documentaire du livre. Au  contraire, je vous conseille de tout prendre tout au second degré afin de ne pas être induit en erreur ou  croire des absurdités.
En quelques mots : idéal pour un petit moment de détente mais sans plus.

Alice aux pays des merveilles

Fiche identité

  • Titre du livre: Alice aux pays des merveilles
  • Auteur: Lewis Carroll
  • Nombre de pages: 125
  • Édition: Pocket
  • Année de publication: 1865

Résumé

Alice, assise à côté de sa sœur à la campagne, s’ennuie profondément. Soudain, elle aperçoit un lapin blanc habillé qui parle à haute voix et qui se faufile dans un terrier. Curieuse, elle le suit et se retrouve dans un endroit étrange.

Avis    

Cette histoire est de nouveau d’actualité avec le film de Tim Burton et Walt Disney en a déjà fait un célèbre dessin animé. Néanmoins, je me suis motivée à le lire pour plusieurs raisons : je souhaitais connaître la vraie histoire et non pas les versions adaptées des différents cinéastes. Puis, je voulais voir si mon avis a changé car lorsque j’étais petite, je haïssais le dessin animé. C’est étrange mais certains goûts restent immuables et au risque de décevoir plusieurs personnes, je ne peux pas mettre une note supérieure.
Je n’ai pas aimé l’histoire malgré la découverte de nouveaux personnages comme Simili-Tortue, le procès des vols des tartes, la duchesse acariâtre, le griffon, le bébé cochon etc. Tout était absurde, illogique que ce soit les péripéties qui s’enchaînent, les propos échangés avec les différentes créatures, la fin de l’histoire. C’est bizarre car d’habitude, dans les histoires pour enfants, il y a toujours une leçon de morale cachée, mais ici, tout est à l’envers. J’ai l’impression que l’auteur fait l’apologie des bêtises : récitation fausse des comptines, manger et boire n’importe quoi sans se poser des questions, s’installer à une table ou entrer dans une maison sans se faire inviter, poser des questions impertinentes…
De plus Alice est une petite fille curieuse, un peu obstinée, insoumise et avec une langue bien pendue. J’apprécie ces traits de caractère mais lorsqu’elle a commencé à se parler à elle-même, j’ai trouvé la situation encore plus étrange, et ça m’a énormément freiné.

Le style d’écriture est un peu vieillot, puisque la version originale a été publiée en 1865. C’est un livre que je ne relirai pas, mais je ne sais pas quoi vous conseiller cette fois-ci.

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog: De l’autre côté du miroir