Le sang des Borgia

Fiche identité

  • Titre du livre: Le sang des Borgia
  • Auteur: Mario Puzo
  • Nombre de pages: 476
  • Édition: Le livre de poche
  • Année de publication: 2001

Résumé

Rodrigo Borgia, un intriguant venant d’Espagne, est nommé pape sous le nom d’Alexandre VI. Bien qu’il ait toujours exercé des fonctions religieuses, il est le père naturel de quatre enfants. Ambitieux, volontaire et opportuniste, il tentera d’étendre le pouvoir de la famille Borgia en usant de trahisons, de complots, de meurtres et d’alliances.

Avis    

Un superbe voyage en Italie m’a inspiré de nouveaux thèmes de lecture. Comme quoi, quelques jours de vacances sont bénéfiques pour la santé et pour le moral. Nous voici plongés dans l’Italie du XVème siècle, lors de la nomination d’un nouveau pape, Alexandre VI.
Ce dernier est plus un bandit qu’un digne membre du clergé: assoiffé de pouvoir, il usera de ses prérogatives pour accroître la puissance de sa famille. Tout est bon pour réussir et chacun de ses enfants n’est qu’un pion dans son échiquier : alliances maritales, chef des armées pontificales, trahisons et commanditaire de meurtres.
Cette histoire est bien sûr fictive, même si son contenu provient en partie des rumeurs célèbres concernant la famille Borgia. En tout cas, aucun des personnages n’était attachant : César est d’une cruauté sans bornes, Juan est mort trop tôt, Lucrèce ne joue que le rôle d’une jolie poupée exécutant les volontés de son père, Geoffroi semble trop mystérieux et effacé dans l’histoire et Rodrigo Borgia lui-même n’est qu’un scélérat entouré de malveillants.
L’église catholique joue un mauvais rôle dans ce livre : le Vatican est vu comme un lieu de manipulations politiques plutôt qu’une institution religieuse; les innombrables richesses et biens personnels des membres du clergé sont montrés du doigt ainsi que leurs courtisanes et leurs enfants illégitimes.
Les évènements vont très vite dans cette histoire et j’ai souvent été perdue entre les différentes alliances, trahisons et complots qui se tramaient. Beaucoup trop de rebondissements, de personnages secondaires finissent par noyer l’intrigue principale.
Malgré un style d’écriture simple et fluide, les descriptions sont peu nombreuses et le ton reste plat, sans cette poésie que j’espérais. Je suis déçue car je m’attendais à une histoire fantastique dans un décor de rêve et je me retrouve devant un énième livre pouvant servir de trame à un scénario hollywoodien.
Un livre passable qui s’oublie très vite. Dommage !

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog: Le parrain 

La couleur pourpre

Fiche identité

  • Titre du livre: La couleur pourpre
  • Auteur: Alice Walker
  • Nombre de pages: 350
  • Édition: Le livre de poche
  • Année de publication: 1982

Résumé

L’histoire se déroule aux Etats-Unis. La vie de Celie débute par un cauchemar : abusée par son père dès l’âge de quatorze ans, elle est mariée sans son consentement à Albert, un homme veuf ayant déjà des enfants.  

Avis    

De ce livre, je ne connaissais que le film réalisé par Spielberg et joué par Whoopi Goldberg. Lorsqu’il passait à la télé, ma mère ne voulait pas qu’on le regarde mais on trichait quand même grâce aux multiples rediffusions. Le seul souvenir flou que j’en garde est une histoire très triste. Ce livre a inspiré ce film mais je l’ai moyennement aimé.
Dès le début, on est frappé par le cauchemar que vit Celie : violée constamment par son père, elle tombe enceinte mais ses enfants lui sont arrachés brutalement. Sa mère meurt puis elle sera mariée à un homme brutal et méprisant que son père a choisi. On connaît sa vie à travers les lettres qu’elle écrira au bon Dieu et ensuite à sa soeur Nettie, disparue depuis des années. L’héroïne est une femme extrêmement soumise. Elle reste quand même attachante même si j’avais envie qu’elle se révolte contre son sort.
L’auteur développe plusieurs thèmes : les conditions de vie des Noirs dans un pays sortant peu à peu de l’esclavage, le regard qu’ils ont par rapport à l’Afrique, les relations hommes/femmes, l’homosexualité, la religion…
Pourquoi je n’ai pas totalement aimé ? Le style d’écriture est laborieux. Je sais que l’auteur a volontairement adopté un langage très simple pour montrer le manque d’instruction de Celie mais c’est très lassant à lire. Les péripéties se succèdent à un rythme très rapide, surtout à cause de la structure du livre : les lettres sont courtes, annoncent les événements récents mais la narratrice n’approfondit pas, n’extériorise pas les sentiments, ce qui est assez frustrant. La chronologie n’est pas très claire aussi.
Mon commentaire est assez froid car j’attendais beaucoup de cette lecture. Il reste quand même un bon livre que d’autres personnes apprécieront sûrement mieux que moi.