Le cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates

Fiche identité

  • Titre du livre : Le cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates
  • Auteur : Mary Ann Shaffer & Annie Barrows
  • Nombre de pages : 410
  • Édition : Flammarion
  • Année de publication : 2008

Résumé

L’histoire se déroule en Angleterre vers l’’année 1946. Juliet rencontre beaucoup de succès grâce à l’édition de son livre « Izzy Bickerstaff s’en va-t-en guerre ». Un jour, elle reçoit la lettre d’un inconnu, venant de Guernesey. C’est le début d’une longue correspondance qui lui permet de lier une belle amitié avec quelques habitants de cette île.

Avis    

Chers visiteurs du blog, plus le temps passe et plus je deviens exigeante et capricieuse : mon sens critique et le regard que je porte sur un livre s’est aiguisé. Même si je cherche le divertissement dans la lecture, j’ai besoin de quelque chose de « beau », qui m’arrache des torrents de larmes, qui me donne matière à réflexion et qui change ma façon de voir les choses. Malheureusement, la plupart des romans contemporains n’arrivent pas à satisfaire ces critères, et ils se retrouvent avec des notes moyennes, voire médiocres.
Trêve de bavardages, voici mon avis sur ce livre : c’est un roman que je qualifie de charmant, sans grande prétention, mais qu’on oublie très vite une fois refermée. Il s’agit de plusieurs échanges de lettres et télégrammes entre Juliet un écrivain à succès, Sidney et Sophie ses amis, et les membres du cercle littéraire de Guernesey au cours de l’année 1946.
L’histoire est très prévisible, aucune surprise à attendre sur ce point. Les personnages secondaires sont sympathiques, mais un brin stéréotypés. Ils manquent de profondeur et j’ai l’impression que certains sont là uniquement pour meubler les pages.
L’auteur évoque l’organisation de l’occupation allemande sur Guernesey, mais encore une fois, je trouve que l’ensemble est trop léger et superficiel. Elle se contente d’effleurer le sujet sans creuser davantage, et c’est pire que tout lorsqu’elle évoque la littérature. On dirait que ces deux thèmes ne sont qu’un décor, un arrière-plan qui sert à mettre en valeur le sujet principal, à savoir les amourettes de Miss Juliet.
Ce style épistolaire est plaisant au début, mais je me suis vite lassée de ces lettres brèves, sans grande consistance et anecdotiques. Certaines ne servent strictement à rien. En plus, il n’y a pas de différence de style ni de ton entre les lettres et on a l’impression que c’est la même personne qui parle, et que seule la signature diffère. Ah la la ! Quand je pense aux magnifiques lettres de Laclos dans Les liaisons dangereuses, je soupire de dépit devant ce livre.
Et est-ce que je peux vous parler de la fin sans éclater de rage ? Non, les « happy ends » de ce style me donnent des envies de… Bon, je garde mon calme ! De préférence, mon conseil est ne pas le lire sauf si vous cherchez une lecture sans prise de tête durant l’été !

Le trône de fer (Intégrale 1)

Fiche identité

  • Titre du livre : Le trône de fer (Intégrale 1)
  • Auteur : George Martin
  • Nombre de pages : 790
  • Édition : J’ai lu
  • Année de publication : 1996

Résumé

Le royaume des Sept couronnes est sur le point de connaître son plus rude hiver. Mais cette perspective n’empêche pas les rois, les nobles et les chevaliers du royaume de se disputer le pouvoir et le contrôle du royaume.

Avis    

Ça y est, j’ai succombé à la mode, et au bout d’un chapitre, je suis devenue complètement accro à cette série. L’histoire est complexe, se déroule dans de multiples zones géographiques et implique plusieurs personnages apparentés à des familles illustres. Si je devais les citer tous ici, je remplirai toute la page, donc voici les principaux : les Baratheon, les Lannister, les Stark et les Targaryen. Chaque chapitre partage le point de vue d’un des personnages principaux et nous permet de suivre une partie des évènements.
Il s’agit surtout d’intrigues politiques, où tous les coups sont permis : alliances, complots, traîtrises, meurtres, mariages arrangés ou batailles servent au but ultime, qui est le pouvoir. Les personnages sont nombreux, mais sont bien travaillés par l’auteur : chacun a son caractère, ses motivations et ils évoluent au fur et à mesure des pages. Personne n’est ni noir, ni blanc ; au contraire, ils ont tous cette zone d’ombre qui les rend intéressants et attachants à leur manière. À ce jour, mon cœur penche pour Tyrion Lannister et son cynisme mordant. Comme héroïne féminine, j’ai une préférence pour Arya la rebelle.
L’auteur a un vrai talent de conteur et malheur à celui qui s’est fait attraper, il ne pourra plus lâcher ce récit plein d’actions, de rebondissements et de pièges ! Un vrai délice ! Je n’ai senti aucun moment de lassitude durant la lecture : à chaque fois, je luttais contre moi-même pour ne pas entamer un chapitre. C’était presque frustrant de revenir dans la réalité et de me dire que tout n’est finalement qu’une fiction !
Par contre, voici un point important à noter : la traduction française est un vrai scandale, et pourrait décourager n’importe quel lecteur français. J’ai préféré la version anglaise, qui est d’une clarté irréprochable, d’un style fluide et agréable, agrémenté d’un zeste d’humour.
Conclusion : j’entame bientôt les prochains tomes. « Winter is coming ! »