Une si longue lettre

Fiche identité

  • Titre du livre: Une si longue lettre
  • Auteur: Mariama Ba
  • Nombre de pages: 165
  • Édition: Le Serpent à Plumes
  • Année de publication: 1980

Résumé
L’histoire se déroule au Sénégal. A la mort de son mari, Ramatoulaye écrit une longue lettre à son amie Aïssatou pour lui conter une partie de ses malheurs.

Avis    

En prenant ce petit roman, je ne m’attendais pas à un livre d’une aussi grande qualité : le style d’écriture est riche et soutenu, les phrases poétiques, le rythme est à la fois dynamique et doux, l’utilisation de la langue française un vrai délice !
A travers cette lettre, Ramatoulaye revient sur ses souvenirs heureux mais nous partage également ses souffrances de femme africaine, ici de nationalité sénégalaise : la polygamie imposée par son mari,  la rapacité de sa belle-famille qui s’empare de tous ses biens durant le deuil, l’éducation de ses douze enfants qu’elle a dû assumer toute seule, les rites et traditions du pays…Mais elle n’est pas la seule, et son histoire est celui de bien d’autres femmes sénégalaises qui subissent la polygamie ou l’infidélité de leur mari : l’une choisit le divorce, l’autre sombre dans la dépression…
C’est un livre poignant où le personnage principal est très attachant. C’est une femme courageuse et digne qui ne mérite pas tout ce qui lui arrive. Cet ouvrage est aussi l’occasion de remettre en cause les rapports de force qui existent entre les hommes et femmes, les mœurs et traditions qui peuvent freiner le bonheur au sein de la famille, et donc de la nation. Je pense que si on respectait plus les femmes dans n’importe quel pays, africain ou pas, le monde se porterait mieux.
Pourquoi je n’ai pas mis le 5ème cœur ? C’était trop court ! J’aurai voulu prolonger cette lettre et quelle déception en voyant déjà la fin pointer le bout de son nez !
Un très bon livre que je vous recommande !

Le bizarre incident du chien pendant la nuit

Fiche identité

  • Titre du livre: Le bizarre incident du chien pendant la nuit
  • Auteur: Mark Haddon
  • Nombre de pages: 345
  • Édition: Pocket
  • Année de publication: 2003

Résumé

Qui a tué Wellington, le chien de Mme Shears, la voisine ? C’est ce que Christopher, un adolescent de quinze ans autiste, va tenter de résoudre. Mais ces découvertes risquent de bouleverser son quotidien.

Avis    

Avant tout, je vous souhaite à tous un très JOYEUX NOEL. Malheureusement cette année, je n’ai pas pu mettre un livre lié à cette fête donc, on se contentera de l’histoire de Christopher. J’ai entendu beaucoup d’éloges sur ce livre et c’était même le coup de cœur d’une amie. Mais, je suis déçue et si ce n’était pas Noël, le livre aurait eu une note plus basse.
L’auteur nous plonge dans le quotidien d’un adolescent  aimant les mathématiques et la logique, qui va faire une enquête sur la mort du chien de la voisine. Au début je ne comprenais pas pourquoi il se comportait aussi bizarrement et c’est en glanant des informations sur le net que j’ai compris qu’il était autiste. Ce livre m’a permis de mieux cerner les réalités et difficultés qu’affrontent les gens atteints de cette maladie mais malgré tout,  j’ai eu du mal à apprécier le personnage principal. Il était gentil pourtant, mais je ne sais pas, ce type d’histoire ne me plaît pas du tout. Est-ce par peur de la maladie ? des différences ? de « l’anormalité » ? Sincèrement, je ne sais pas.
Le style d’écriture est bien trop simple. J’ai trouvé que le livre est rallongé par des descriptions inutiles, de longs passages sur les mathématiques et la science…comme si l’auteur voulait nous apprendre quelque chose. Déjà que je n’ai pas une très forte affinité avec ces matières, mettre une équation en annexe ou des démonstrations mathématiques (très compliquées pour mon cerveau !) dans plusieurs chapitres ont eu raison de mon courage et de ma patience.  Durant la lecture aussi, j’avais l’impression que l’auteur passait régulièrement du coq à l’âne: les chapitres et les paragraphes ne se suivaient pas forcément, il y avait beaucoup de flash-backs insérés ici et là sans grande cohérence.
Je reconnais que ma critique est vraiment sévère mais ce livre ne m’a pas touché autant que je l’espérais. Je mettrais « quatre voitures jaunes »…Ceux qui l’ont lu comprendront cette allusion !