Les égouts de Los Angeles

Fiche identité

  • Titre du livre : Les égouts de Los Angeles
  • Auteur : Michael Connelly
  • Nombre de pages : 469
  • Édition : Points
  • Année de publication : 1992

Résumé

Harry Bosch, policier à Los Angeles, enquête sur la mort banale d’un toxicomane, retrouvé dans une canalisation. Mais certains détails sur le lieu du crime le chiffonnent et bien vite, il découvre que l’overdose masque un meurtre.

Avis    

La première rencontre avec Harry Bosch, dans son livre, La blonde en béton, s’est avéré concluante et j’ai décidé de me lancer sans plus tarder dans un nouveau défi : lire chronologiquement l’ensemble de toutes ses enquêtes.
On commence donc par la première apparition de Harry Bosch, un policier à Los Angeles un peu bourru, solitaire et qui a des méthodes pas très orthodoxes. Il n’en reste pas moins attachant et j’ai beaucoup aimé son acharnement à résoudre cette enquête. Cette fois-ci, loin du tueur macabre de prostitués, on est plongé dans un polar haletant sur un meurtre impliquant des vétérans de la guerre du Vietnam. Mais l’enjeu est encore plus dense, surtout lorsque le FBI s’en mêle.
L’ambiance de Los Angeles est moins sombre que son précédent ouvrage, loin des clichés paradisiaques montrés à la télévision.
Le style d’écriture est très fluide et on a l’impression de voir un film tourner devant nos yeux grâce aux descriptions, aux multiples rebondissements et aux actions qui s’enchaînent sans discontinuer. Il y a parfois quelques clichés classiques hollywoodiens : les tensions entre le FBI et la police locale, des personnages secondaires très stéréotypés, le parfum de la théorie du complot dans l’air etc. Mais une fois qu’on le commence, difficile de le lâcher.
Pour les amateurs de polar, un bon ouvrage à dévorer en quelques jours ! Personnellement, je l’ai moins aimé par rapport à son livre La blonde en béton !

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog : La blonde en béton

Je sais pourquoi chante l’oiseau en cage

Fiche identité

  • Titre du livre : Je sais pourquoi chante l’oiseau en cage
  • Auteur : Maya Angelou
  • Nombre de pages : 345
  • Édition : Le livre de poche
  • Année de publication : 1969

Résumé

Maya Angelou, une Américaine issue d’une famille noire, nous raconte ses souvenirs d’enfance, passés dans le sud et dans l’ouest des Etats-Unis.

Avis    

Ca y est ! Le 300ème article pointe le bout de son nez après presque trois ans et demi de lecture. J’espérais vous offrir un livre inoubliable, mais j’ai un avis plutôt mitigé concernant cet ouvrage.
L’auteur nous raconte son enfance et adolescence aux Etats-Unis durant les années 30. Elle a vécu dans une époque difficile marquée par la ségrégation des Noirs et une haine et une peur réciproque entre les Noirs et les Blancs. Élevée d’abord avec son frère Bailey chez sa grand-mère à Stamps, une bourgade dans l’Arkansas, elle sentira dès son plus jeune âge que sa couleur de peau fait d’elle une personne différente, limitée dans ses droits, dans les endroits où elle peut aller, dans ces gestes et pensées et dans ses perspectives d’avenir. Puis elle sera ballotée entre ses parents et subira plusieurs souffrances physiques et morales.
Le style d’écriture est simple, car l’auteur essaie de nous partager les pensées et inquiétudes qui animent un enfant.
Mais je n’ai pas réellement accroché pour plusieurs raisons. Même si j’ai apprécié la partie de sa vie dans l’Arkansas où elle a vécu une ségrégation totale au point de ne presque pas savoir l’apparence d’un Blanc, les derniers chapitres m’ont paru moins intéressants. Cette collection d’anecdotes de son enfance qui met surtout l’accent sur sa vie de famille est très disparate, souvent très banale, ce qui fait que mon intérêt augmentait subitement puis diminuait en fonction des récits. J’ai senti plusieurs longueurs, j’ai eu du mal à me retrouver dans la chronologie des événements et je me suis souvent ennuyée, car je ne comprenais pas vraiment où elle voulait en venir. Je ne me suis pas vraiment attachée au personnage principal, ce qui fait que le récit m’a paru encore plus lointain et presque trop sobre.
Je suis peut-être passée à côté d’un chef-d’œuvre, dommage, il manquait un peu de saveur ! A lire quand même si vous êtes motivé !

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog : Un billet d’avion pour l’Afrique