La colline aux cyprès

Fiche identité

  • Titre du livre : La colline aux cyprès
  • Auteur : Louis Bromfield
  • Nombre de pages : 508
  • Édition : La table ronde
  • Année de publication : 1924

Résumé

L’histoire se déroule au XIXème siècle, dans une petite ville des Etats-Unis. La « Colline au cyprès » est le domicile des Shane, une des familles célèbres de la ville. À la mort du père, ne restent que sa femme, Julia Shane et ses deux filles. Mais le temps et les mœurs évoluent : l’industrialisation massive, avec l’apparition des aciéries, envahit la ville. De même, les liens familiaux se délitent après une tragédie interne.

Avis    

En ce moment, je n’ai pas la main heureuse au niveau de mes lectures. Après une note catastrophique sur Edgar Allan Poe, je me suis jetée dans ce roman assez méconnu. Le résumé me semblait attirant : le XIXème siècle aux Etats-Unis, l’effondrement progressif d’une grande famille, l’Europe etc. 
Mais malgré tous ses éléments, ce livre n’a pas su me conquérir. On suit la vie de trois principaux protagonistes : Mme Julia Shane, une veuve froide, hautaine et déterminée vivant ses derniers jours dans une maison qui a perdu sa splendeur ; Irène, sa fille cadette très religieuse et puritaine, engagée dans l’instruction des ouvriers et haïssant les relations hommes/femmes et Lily, la sœur aînée.
Au sujet de cette dernière, l’auteur a essayé de lui créer une personnalité unique pour susciter la sympathie du lecteur : elle est décrite comme une femme charmante, belle, douce et généreuse envers ses semblables. Mais elle n’a pas su m’émouvoir : ce n’est pas une Scarlett O’Hara, loin de là ! Elle m’a paru trop fade, superficielle et indolente. Elle se contentait de vivre au jour le jour dans une vie dorée sans chercher rien d’autre. D’autres personnages gravitent autour d’eux sans prendre réellement de l’ampleur.
Bien en avance, j’ai deviné les tenants et aboutissants de l’histoire. Certains événements étaient survolés rapidement : les conditions de vie des ouvriers dans l’industrie métallurgique naissante, la Première Guerre mondiale résumée très brièvement par l’auteur, les changements sociaux dus à la modernité, etc. Je suis déçue, car l’auteur s’est contenté de décrire sans donner plus de profondeur à ses idées.
C’est un livre qui ne m’a pas laissé un souvenir impérissable. Pourtant, Louis Bromfield était très connu à son époque et il a même reçu le prix Pulitzer pour un autre roman intitulé Précoce automne. Néanmoins, je vous conseille de ne pas vous attarder sur ce livre.

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog : Précoce automne 

Histoires extraordinaires

Fiche identité

  • Titre du livre : Histoires extraordinaires
  • Auteur : Edgar Allan Poe
  • Nombre de pages : 285
  • Édition : Le livre de poche
  • Année de publication : 1856

Résumé

Voici treize nouvelles d’Edgar Allan Poe, traduites par Baudelaire.

Avis    

Proposer mon avis sur ce livre est très délicat, car Edgar Poe est considéré par beaucoup comme un génie. Mais pour être franche avec vous, je n’ai pas réussi à m’intéresser à ces nouvelles ni encore moins à apprécier l’auteur.
Les récits sont de nature très différentes : on passe de deux enquêtes policières à une chasse au trésor étrange, pour ensuite se tourner vers deux aventures en ballon puis deux péripéties dans un bateau. Les dernières nouvelles sombrent dans un univers plus fantastique – presque paranormal – où se côtoie la mort, le magnétisme et les apparitions étranges. Les frontières entre le réel et la fiction sont plus floues, d’autant plus que les personnages consomment abondamment de l’opium.
Lorsqu’on lit ses histoires à travers notre regard du XXIème siècle, elles semblent dépassées et ridicules, comme l’histoire du voyage sur la lune ou encore les expériences réalisées grâce au magnétisme.
Baudelaire a beau être un bon poète, il reste un mauvais traducteur. Le style d’Edgar Poe n’est déjà pas très accessible, même pour un lecteur aguerri. Sa traduction vient encore pénaliser la lecture en alourdissant l’ensemble avec des effets de style trop recherché. Les descriptions techniques ont failli me tuer d’ennui, les délires sur le magnétisme également. Je n’ai pas accroché du tout et je n’ai ressenti qu’une profonde lassitude en lisant ces nouvelles. Rien de positif n’est sorti de cette lecture, ce qui explique cette note catastrophique, une vraie hécatombe.
Je fais partie des personnes qui n’ont pas su apprécier Poe, mais cela ne changera pas grand-chose à l’amour que je porte pour les classiques. À l’avenir, j’éviterai ces autres ouvrages ! Par contre, je ne sais pas quoi vous recommander !