Ramsès (Tome 1 à 5)

Fiche identité

  • Titre du livre : Ramsès (Tome 1 à 5)
  • Auteur : Christian Jacq
  • Nombre de pages : 1 999
  • Édition : Pocket
  • Année de publication : 1995

Résumé

L’auteur nous propose ici une biographie romancée du pharaon Ramsès.

Avis          

Voici un projet que j’ai commencé l’année dernière et qui ne se clôture que maintenant. J’ai trouvé cette histoire moyenne, voire passable, mais si j’ai persévéré, c’est plus par curiosité que par passion.
Je reproche à l’auteur d’avoir donné trop de qualités et de superlatifs presque irréalistes au pharaon : il est le plus fort, le plus intelligent, le plus juste, il triomphe de toutes les épreuves et de toutes les persécutions de ces adversaires.
C’est un conte de fées d’environ 2 000 pages que l’auteur propose au lecteur : après l’initiation du jeune Ramsès par son père Séthi 1er, vient son accession au trône au détriment de son frère aîné Chénar, qui ne cessera de comploter contre lui. Le règne du pharaon est ponctué par de grands succès : la construction de nouveaux monuments et temples à la gloire des dieux, la victoire contre les Hittites notamment lors de la bataille de Kadesh où il tue à lui seul des milliers de soldats, l’exode des Hébreux, un mariage heureux, un pays prospère et riche. Vous l’aurez compris : ça suinte de bons sentiments, qui donnent aux événements un goût superficiel, ridicule et peu crédible. J’ai l’impression d’avoir perdu mon temps dans cette lecture et je reproche à l’auteur trop de facilité et trop de mièvrerie.
Le style d’écriture est simple et le livre se lit quand même bien, malgré les longueurs et les invraisemblances historiques qui feraient retourner plus d’un historien égyptologue dans sa tombe. Je pense que le succès de cette saga provient du fait que l’histoire est facile et rassurante et qu’on sait que le personnage principal réussira toujours (comme dans les contes de fées).
Ce type de roman n’est pas du tout ma tasse de thé ; je me suis ennuyée et je l’ai lu avec beaucoup de courage, car j’abandonne rarement un livre au beau milieu. Si vous le lisez, dites vous juste que les références historiques sont fausses, que certains événements sont exagérés par l’auteur et qu’il s’agit uniquement d’un roman de gare destiné à distraire (mais sans plus).
Cette critique est sévère, ne plaira pas à tous, mais c’est mon ressenti et encore, j’ai essayé de tempérer mon agacement. Bref, une lecture à oublier !

Le maître ou le tournoi de go

Fiche identité

  • Titre du livre : Le maître ou le tournoi de go
  • Auteur : Yasunari Kawabata
  • Nombre de pages : 157
  • Édition : Le livre de poche
  • Année de publication : 1951

Résumé

Le narrateur est journaliste d’un grand quotidien. Il nous raconte le long duel de go qui opposa Shusai, dernier maître invaincu depuis plusieurs années, contre Otaké.

Avis          

J’ai eu beaucoup de mal à apprécier ce récit et c’est avec un soulagement intense que j’ai terminé ce court roman japonais. Il s’agit ici d’un match de go qui oppose le maître Shusai, invaincu depuis plusieurs années, contre Otaké, un jeune homme d’une trentaine d’années. Cette partie se déroule sur plusieurs mois en raison de l’état de santé précaire du maître, mais aussi parce que des temps de réflexion très longs ont été accordés aux deux adversaires.
Les chapitres évoquent chaque étape du tournoi. Il y a une partie technique, et avec ma connaissance très limitée de ce jeu, je n’ai pas compris grand-chose aux enjeux, ni aux tactiques employées ni aux stratégies des pions posés malgré les schémas disséminés dans le roman.
Le narrateur s’intéresse aussi à la personnalité des deux joueurs. Il les observe et note leurs attitudes, leurs moindres faits et gestes même les plus anodins. Le maître, malgré sa santé fragile, est décrit comme une force du go, qui a une maîtrise totale de son art. Il joue non par pour le plaisir de vaincre, mais pour l’amour de son art. Otaké, lui, représente l’école moderne : il joue pour gagner avant tout sans se soucier des traditions ni de l’esthétique. Ici, à travers ce duel, c’est l’opposition de l’école ancienne et du moderne qui est représenté.
Le style d’écriture est simple, un peu haché et minimaliste. Je me suis ennuyée au cours de cette lecture. L’auteur essaie de donner un élan, une description épique du match, mais je n’ai rien ressenti de tel à part une sensation soporifique. C’est terriblement long, plat, sans action sauf lorsque l’adversaire pose un pion après trois heures de réflexion.
Le récit n’est pas chronologique et flou. D’avance, on connaît l’issue du match et l’auteur fait des flash-back irréguliers sur les moments forts. Il y a aussi une abondance de personnages et de noms qui m’ont donné le tournis et mis à part les deux adversaires, les personnages secondaires restent anodins et anecdotiques.
Vous l’avez compris, je n’ai pas aimé cette lecture et je ne vous le recommande pas.

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog : Les belles endormies