Fablehaven ( Tome 1 à 5)

Fiche identité

  • Titre du livre : Fablehaven (Tome 1 à 5)
  • Auteur : Brandon Mull
  • Nombre de pages : 2 512
  • Édition : Pocket Jeunesse
  • Année de publication : 2006

Résumé

Pendant que leurs parents partent en voyage en Suède, Kendra et Seth sont envoyés en vacances chez leurs grands-parents qu’ils connaissent à peine. Ils découvrent au fur et à mesure que l’endroit où ils habitent est en réalité une réserve secrète où vivent des créatures fantastiques. Mais l’équilibre de ce lieu est menacé…

 Avis     

De plus en plus, j’aime jeter un œil dans la littérature jeunesse pour y faire de belles découvertes. Ce livre, avec cette sorcière crasseuse en couverture, m’a directement tapé dans l’œil. Quand il s’agit de magie, de créatures enchantées et d’aventures rocambolesques, je suis toujours partante !
Cette histoire commence lentement. Je me suis demandée si cela valait le coup de continuer à suivre ces deux adolescents, ne voyant rien venir d’intéressant au bout de cinquante pages. Puis, soudain, le lecteur commence à percer avec eux le secret de Fablehaven, et le voilà embarqué dans une série d’aventures qui ne cessent de s’amplifier au fur et à mesure des pages et des tomes. Il y en a cinq donc amplement de quoi se régaler !
L’univers est bien construit, un savant mélange entre fantasy, magie et monde réel. Les personnages sont attachants, même si Seth est parfois une tête à claques avec son caractère intrépide, ce qui cause régulièrement des problèmes. Kendra, elle, est plus mesurée et craintive en contrepartie. Nos deux adolescents vont devoir être courageux, braves et innovants face à tous les périls qui les menacent : sauver la réserve de Fablehaven et leur famille, trouver les artefacts, déjouer les complots de l’Étoile du soir, etc.
Le style d’écriture est fluide, agréable donc convient bien aux adolescents à partir de 10 ans. Pour les adultes, le ton est parfois un peu trop simple. Je note juste un bémol : le 5ème tome m’a paru bâclé par rapport au reste, avec des péripéties qui sont parfois trop rapides.
Quoiqu’il en soit, c’est une merveilleuse série à découvrir pour les petits et les grands avides d’imaginaire !

Marx et la poupée

Fiche identité

  • Titre du livre : Marx et la poupée
  • Auteur : Maryam Madjidi
  • Nombre de pages : 220
  • Édition : J’ai lu
  • Année de publication : 2017

Résumé

L’auteur, à travers ce récit autobiographique, nous raconte ses souvenirs d’enfance en Iran et son exil en France.

 Avis     

C’est toujours grâce à des lecteurs de Babelio que j’ai découvert ce livre très émouvant. Merci à eux pour leur enthousiasme et leur partage !
Cette histoire mêle plusieurs bribes de souvenirs : ceux de son enfance jusqu’à l’âge de six ans en Iran, puis ceux de son arrivée en France et de son adaptation à ce nouveau pays.
L’Iran, c’est le pays où ses parents révolutionnaires, militants communistes convaincus, essaient de mener leur combat idéologique au détriment de leur sécurité. L’Iran, c’est aussi se sentir entouré et aimé par la famille élargie, que ce soit la grand-mère douce et aimante, l’oncle Saman ou les innombrables cousins/cousines.
La France, c’est le pays où elle débarque avec sa mère. C’est le pays de l’exil, de la séparation et de la douleur. Ce choc culturel, surtout pour un enfant qui n’a pas été préparé à un départ aussi soudain, la plonge dans l’incompréhension, le déni et la colère. Tout est si différent : la langue, la nourriture, la culture, la solitude. Elle finit par rejeter sa langue maternelle pour tenter d’intégrer tant bien que mal ce nouveau pays d’accueil. Comment concilier ces deux cultures et ces deux identités qui semblent si opposées, mais qui ensemble ferait le plus beau des mélanges ?
Ce récit, raconté avec beaucoup de douceur, de tendresse, de sensibilité, de poésie et d’authenticité, a fait vibrer mon cœur. Les thèmes liés à l’exil et à l’immigration ont le don de me toucher, car j’ai vécu cette douloureuse (mais enrichissante) expérience il y a quelques années de cela. J’ai ressenti avec beaucoup d’émotion ce qu’elle l’a vécu et ce qu’elle continue à vivre, un peu comme si elle parlait à tous ces millions d’exilés (volontaires ou non), loin de leurs pays et de leurs racines.
L’auteur évoque aussi, de manière voilée, les conditions sociales à Téhéran, une capitale partagée entre modernités et mœurs excessives entre les murs contre l’hypocrisie et la répression religieuse dehors.
Je vous recommande cette lecture, encore un diamant brut trouvé sur ma route de lecteur !