Une journée d’Ivan Denissovitch

Fiche identité

  • Titre du livre: Une journée d’Ivan Denissovitch
  • Auteur: Alexandre Soljenitsyne
  • Nombre de pages: 184
  • Édition: Julliard
  • Année de publication: 1962

Résumé

Ivan Denissovitch, appelé communément Choukhov, a été déporté au goulag pour « trahison de la patrie ».  Il nous raconte une journée ordinaire dans le camp : le lever matinal, les contrôles des surveillants, le travail harassant…

Avis     

Avant de commencer ce commentaire, je tiens à m’excuser car cela fait plus d’un mois que je n’ai pas mis à jour mon blog. C’est en partie à cause de belles vacances, des révisions fatigantes et des partiels assez difficiles.
Ce livre a été applaudi par les critiques et a été vivement apprécié. Globalement, je trouve qu’il était bien mais j’ai du mal à mettre une note supérieure. C’est vrai que l’histoire est très réaliste, d’autant plus que l’auteur a passé plusieurs années au goulag et qu’il arrive à rendre l’atmosphère de l’endroit. On sent presque le froid qui soufflait sur le visage des zeks, leurs mains gelés, la faim qui les tenaillait, la fatigue dans les muscles après une dure journée de travail. C’est encore plus réaliste car le livre n’était pas coupé en chapitres et on avait l’impression de suivre Choukhov tout au long de la journée.
On découvre aussi l’absurdité de ce système : les détenus comptés au moins dix fois par jour dans un froid de – 25 degrés, les tâches ingrates imposées afin de les occuper durant la journée, la nourriture immonde (même les animaux sont mieux nourris), les règlements intérieurs moyenâgeux qui les envoient au cachot une fois sur deux… J’ai eu le coeur serré en lisant le livre et en pensant à tous ces gens qui ont subi, souvent malgré eux, ce traitement inhumain pendant au moins dix ans.
Mais malgré toutes ses qualités, je n’ai pas totalement adhéré aux critiques élogieuses des autres sites. En effet, il y avait une sensation de vide en lisant l’ouvrage, comme si l’auteur exposait uniquement des faits bruts sans chercher à y mettre un peu d’émotion. Cela explique sûrement pourquoi j’ai eu du mal à m’attacher au personnage principal, ni comprendre ses motivations lorsqu’il travaillait d’arrache-pied. J’avais envie qu’il se batte et qu’il se révolte alors que, Choukhov, lui, tentait de survivre au jour le jour.
De plus, la partie sur la maçonnerie m’a profondément ennuyée  et j’ai trouvé le style d’écriture difficile, surtout parce qu’il utilisait le parler des paysans soviétiques.

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog: La maison de Matriona – Le pavillon des cancéreux