Les naufragés de l’île Tromelin

Fiche identité

  • Titre du livre: Les naufragés de l’île Tromelin
  • Auteur: Irène Frain
  • Nombre de pages: 325
  • Édition: J’ai lu

Résumé

En 1761, un navire français, l’Utile, s’échoue avec son équipe et sa cargaison d’esclaves noirs sur une petite île perdue au beau milieu de l’Océan Indien.

Avis     Coeur-blogCoeur-blogCoeur-blogCoeur-blog     

Le mois d’août évoque toujours le soleil, les plages et les vacances. C’est dans cette ambiance festive qu’une personne que j’aime beaucoup m’a recommandée cet ouvrage.
D’emblée, j’étais séduite par les premières pages, ce qui fait que je l’ai terminé en quelques jours.
L’histoire est intéressante et évoque toutes les péripéties vécues par un équipage isolé et perdu sur une île déserte de l’océan Indien. On est loin des décors à la Robinson Crusoé : l’île est minuscule et inhospitalière, entourée d’énormes déferlantes agressives et visitée uniquement par des oiseaux et quelques tortues de mer; c’est au mieux un caillou dans l’océan où il y a à peine de l’eau potable et aucun arbre pour s’abriter de la chaleur.
Le récit qu’on va lire est passionnant, incroyable, presque surréaliste mais la fin est encore plus terrible : les esclaves ont été abandonnés sur l’île malgré les promesses de retour et pendant des années, nul ne sait comment ils ont réellement vécus.
Pourquoi pas le 5ème cœur ? Par rapport à ce récit subsistent uniquement les écrits des survivants blancs. A cause du contexte historique de l’époque, il n’y a aucun témoignage des esclaves, considérés comme de la marchandise au même titre que les animaux ou les objets de valeur.
J’aurai aimé que l’auteur romance plus son livre, qu’elle imagine les états d’âme et les sentiments des esclaves noirs et leur point de vue sur tout ce qui s’est passé. L’idéal aurait été de faire un livre à deux voix : un, celui d’un Blanc soit l’écrivain de bord ou même Castellan le lieutenant ; et de l’autre celui d’un esclave abandonné sur l’île et qui aurait raconté sur un autre ton le naufrage, la construction du radeau de fortune et leur isolement pendant quinze ans.
Le style d’écriture est sobre, simple mais quand même fluide malgré quelques termes techniques maritimes et des descriptions un peu longues qui se répètent.
A lire pour ceux qui seraient intéressés par les histoires de naufrage !

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