La marche de Radetzky

Roth, Joseph - La marche de RadetzkyFiche identité

  • Titre du livre: La marche de Radetzky
  • Auteur: Joseph Roth
  • Nombre de pages: 397
  • Édition: Points

Résumé

A la bataille de Solférino,  le sous-lieutenant Trotta sauve la vie de l’empereur  François-Joseph. Pour le récompenser de cet acte de bravoure, l’empereur lui donnera le statut de baron von Trotta et Sipolje. Ce changement brusque de statut social affectera profondément cet homme, issu d’une souche paysanne slovène. Les deux prochaines générations seront également marquées, notamment son petit-fils Charles-Joseph.

Avis     Coeur-blogCoeur-blog

Pour ne pas rester sur ma déception avec le roman de Robert Musil (cf. Les désarrois de l’élève Törless), j’ai choisi de continuer dans la veine autrichienne et de lire ce roman de Joseph Roth. A la fin de ce livre, je crois que je peux conclure que ce type de classique n’est définitivement pas ma tasse de thé.
L’histoire se déroule dans l’empire austro-hongrois, de la fin du XIXème siècle jusqu’au début de la 1ère guerre mondiale.  La plus grande partie du livre est centrée sur la vie de Charles-Joseph, petit-fils du héros de Solférino, soldat dans l’armée. L’ambiance, morose et austère, tourne essentiellement autour de la vie de garnison.
Charles-Joseph, le personnage principal, est totalement insipide et mou. Il rêve de gloire mais est incapable de prendre la moindre décision; il se laisse balloter par sa vie de soldat et plonge dans certains vices, presque par manque de volonté plutôt que par son propre choix. Il reproche au destin de l’empêcher d’accomplir quelque chose de grandiose mais dans sa vie quotidienne, il ne fait pas grand-chose à part se conformer aux comportements de ses camarades.  A mes yeux, il n’est pas du tout attachant et j’ai eu beaucoup de difficultés durant la lecture à m’intéresser un tant soit peu à sa vie.
Il y a deux points saillants que j’ai noté dans ce livre. Premièrement, les relations entre les différents protagonistes sont très froides notamment celui du préfet et de son fils : ils ont énormément de mal à communiquer, à exprimer leurs émotions et même à dialoguer. Leurs liens se limitent à des lettres formelles et des dialogues monosyllabiques. Deuxièmement, on note aussi l’absence de figure féminine dans le livre : elles ne jouent aucun rôle, si ce n’est brièvement Mme von Taussig (et encore !).
Le style d’écriture est froid et précis, sans aucun sentiment ou émotion. Une fois de plus, j’ai eu du mal à apprécier le livre à sa juste valeur car le ton m’a paru austère, triste et très monotone. On se sent un peu oppressé en le lisant et pour ma part, je n’ai eu qu’une seule envie : arriver à la dernière page et oublier cette histoire. Dommage !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *