Expiation

McEwan, Ian - ExpiationFiche identité

  • Titre du livre: Expiation
  • Auteur: Ian McEwan
  • Nombre de pages: 496
  • Édition: Folio

Résumé

L’histoire commence en Angleterre, vers les années 30 lors d’une journée caniculaire. Briony, du haut de ces treize ans, surprend deux scènes ambiguës entre sa soeur Cecilia et Robbie, le fils de la ménagère. Mais son caractère fantasque et immature va faire basculer le cours de leur existence.

Avis     Coeur-blogCoeur-blogCoeur-blogCoeur-blog     

En ce moment, j’ai la main heureuse au niveau de mes lectures: chaque livre est une pépite d’or qui m’apporte beaucoup de satisfaction. Ce livre d’Ian McEwan m’a ébloui.
Dès les premières lignes, il nous plonge dans un décor qui semble agréable mais où souffle une ambiance étrange, comme si une fausse note résonnait quelque part. L’auteur arrive à mettre une tension subtile mais qui monte au fur et à mesure des pages jusqu’à ce qu’éclate le drame qui va affecter toute une vie.
Pour ne pas dévoiler cette histoire magnifique, tout ce que je pourrai vous dire se résume à ceci : le thème prépondérant tourne autour du mensonge, de la culpabilité et des moyens mis en oeuvre pour racheter ces fautes.
L’auteur nous décrit minutieusement les faits et gestes des personnages principaux, leurs états d’âme pour qu’on puisse comprendre qui ils sont et ce qui les pousse à agir comme ils l’ont fait. Chacun tirera ses propres conclusions. Pour ma part, malgré cette analyse fouillée, je n’ai toujours pas réussi à répondre de manière satisfaisante à toutes mes interrogations: pourquoi ? Est-ce par orgueil, immaturité, sous le coup de la pression des autres ou bien par besoin d’être au centre de l’intérêt des gens qu’elle a agi ainsi ? Est-on trop jeune à treize ans pour discerner le bien, le mal et les conséquences d’un mensonge ? Quel gâchis, mais quel immense gâchis !
Le style d’écriture est limpide, clair et agréable. Chacune de ces phrases nous emmène dans son décor; il joue avec notre imagination et notre perception du monde : lors de la lecture, je sentais presque la chaleur inhabituelle qui régnait dans le manoir; j’entendais les bombes siffler sur le champ de bataille; je voyais les soldats blessés, malades et mourants à l’hôpital avec les infirmières à leur chevet. Ian McEwan est un peintre de la société anglaise des années 30. Mais il a réussi à nous décrire aussi un pan de la Seconde guerre mondiale avec la retraite (pour ne pas dire débandade!) vers Dunkerque des troupes britanniques. Cette partie fut un peu plus laborieuse, avec quelques longueurs disséminées ici et là mais ce n’est pas bien grave.
Bon, voici les mots de la fin : to be read ? YES !

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog: AmsterdamDans une coque de noix –  L’intérêt de l’enfant Sur la plage de Chesil

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