Pour quelques milliards et une roupies

Fiche identité

  • Titre du livre: Pour quelques milliards et une roupies
  • Auteur: Vikas Swarup
  • Nombre de pages: 432
  • Édition: 10 x 18

Résumé

Sapna Sinha, depuis le décès de son père, assure les revenus de sa famille en travaillant comme vendeuse dans un magasin d’électroménager. Lors de sa pause-déjeuner, elle est abordée par un homme qui lui propose d’être PDG de son entreprise, et donc d’être l’héritière de son immense fortune, sous réserve qu’elle réussisse sept épreuves.

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Ce livre est un conte de fées moderne qui se déroule en Inde. Autant j’ai aimé les deux autres ouvrages de Vikas Swarup, autant j’ai trouvé ce roman insipide et terne. Il est bâti sur le même schéma narratif, c’est à dire des épreuves vécues par une héroïne pauvre mais courageuse. Sapna est un personnage attachant qui tente de s’en sortir tant bien que mal avec une mère malade et une petite sœur égoïste et imbue d’elle-même. Son destin bascule lorsqu’on lui propose le poste de PDG d’un grand groupe et une fortune colossale si elle réussit une certaine batterie de tests.
Les épreuves qu’elles affrontent sont l’occasion pour le milliardaire, commanditaire de cette idée farfelue, de voir de quel bois elle est faite, de déterminer ses réactions face à une situation difficile et de voir ses capacités d’adaptation. C’est l’occasion aussi pour l’auteur de dénoncer les problèmes actuels de l’Inde : la pauvreté et la misère, la corruption qui gangrène la société, le travail des enfants, le trafic d’organes, les mariages forcés etc. Mais c’est superficiel, vraiment léger sans entrer réellement dans le vif du sujet.
Le dénouement est juste hollywoodien, irréaliste, rocambolesque et ridicule : s’enfuir d’un commissariat alors qu’elle est accusée de meurtre, découvrir un secret enfoui depuis des années grâce à une pièce de cinq roupies qui roule dans un trou etc. Cela gâche l’ensemble et donne un livre banal, conventionnel et quelconque.
Le style d’écriture est agréable, fluide et le livre se lit vite malgré tout. J’ai noté quand même plusieurs marques citées, dommage !
Ce n’est pas un livre exceptionnel mais il reste un divertissement léger pour les vacances.

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog: Les fabuleuses aventures d’un Indien malchanceux qui devient milliardaireMeurtre dans un jardin indien

Un heureux évènement

Fiche identité

  • Titre du livre: Un heureux évènement
  • Auteur: Eliette Abécassis
  • Nombre de pages: 160
  • Édition: Le livre de poche

Résumé

Barbara et Nicolas vivent une histoire d’amour idyllique. Quelques années après leur rencontre, ils décident de faire un enfant.

Avis   

S’il y a bien une chose que je n’aime pas, c’est mettre une note aussi catastrophique à un livre, mais cet auteur a eu raison de ma patience. Elle avait obtenu une note semblable auparavant mais là, après cette seconde chance, le constat reste accablant : c’est nul.
A la base, je cherchais un ouvrage qui parlait de l’expérience de la maternité et de la grossesse, sujets qui prennent en ce moment une grande place dans mon vécu personnel. Mais je ne m’attendais pas à trouver une daube pareille.
Au cours d’un voyage, Barbara et Nicolas décident sur un coup de tête de faire un enfant. En soi, pourquoi pas mais, ici, ce choix ressemble à une nouvelle lubie, comme acheter le dernier gadget à la mode. Puis quand vient la confirmation positive du test de grossesse, c’est le drame car désormais, elle considère que sa vie est derrière elle, qu’elle ne « s’appartenait plus », qu’elle n’était plus libre, que « c’est la fin de la vie ». On ne l’a pas forcé non plus donc déjà je commence à être agacée.
Pour ne pas m’étaler longuement sur ce livre, je dirais que c’est un récit pétri d’égocentrisme, de pathétique et de lamentations en tout genre. La narratrice vit mal cette grossesse choisie et porte un regard indifférent sur tous les aspects pratiques. L’arrivée de son enfant provoque un séisme dans son couple idyllique et dans son quotidien, désormais tourné vers le nouveau-né. D’ailleurs la relation qu’elle tisse avec sa fille oscille entre répulsion et amour, agacement et lassitude extrême devant toute cette servitude.
C’est une femme capricieuse, individualiste et versatile : on sent qu’être mère ce n’est plus son rêve, qu’elle aspire à retrouver sa petite vie insouciante de Parisienne d’avant, sa capacité de séduction et ses voyages au bout du monde! On sent que ce nouveau « jouet » la lasse un peu ! Je crois que si c’était un chien, elle aurait été capable de l’abandonner sur une aire d’autoroute sans scrupule.
Le style d’écriture est lourd, plat et impersonnel. Elle essaie d’être cynique mais sombre dans un pathétique affligeant. Il y a également un nombre invraisemblable de marques citées! Encore et toujours cette publicité nocive dans la littérature contemporaine !
Pour moi ce livre n’a aucun atout et subir les jérémiades de cette bourgeoise parisienne fut un supplice heureusement court vu le nombre de pages ! Un vrai navet qui mérite le pire des traitements : être ignoré !

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog: La répudiée