Passager pour Francfort

Fiche identité

  • Titre du livre: Passager pour Francfort
  • Auteur: Agatha Christie
  • Nombre de pages: 253
  • Édition: Le livre de poche

Résumé

Un épais brouillard sur Genève oblige un avion à se poser à Francfort. Sir Stafford Nye, un diplomate, fait partie de ce vol. Lors de cette escale, il est abordé par une jeune femme qui lui fait une demande assez étonnante.

Avis     

Cet ouvrage d’Agatha Christie est médiocre, un vrai navet qui mérite de rester aux oubliettes.
L’auteur se hasarde dans le roman d’espionnage des années 1970 mais l’histoire est décousue, bancale et part totalement en vrille. Lorsque Sir Stafford Nye rend service à une jeune demoiselle en détresse, il est embarqué dans un engrenage compliqué où se mêlent des troubles politiques, la résurgence du néonazisme, des groupes de jeunes anarchistes qui veulent conquérir le monde, un nouvel ordre mondial que souhaite instaurer un groupuscule obscur, avec l’aide de jeunes militants. Bon, allez tout ce mélange donne un cocktail insipide, des évènements décousus et sans queue ni tête.
Le style d’écriture, qui d’habitude est agréable et vif, est ici ennuyeux à mourir avec une abondance de personnages qui apparaissent et disparaissent  au gré des chapitres.
Je suis vivement déçue par cet ouvrage et vous recommande de le laisser de côté ! Ce livre ne reflète pas son œuvre.

Journal d’un amour perdu

Fiche identité

  • Titre du livre: Journal d’un amour perdu
  • Auteur: Eric-Emmanuel Schmitt
  • Nombre de pages: 256
  • Édition: Albin Michel

Résumé

L’auteur nous parle de son deuil après le décès brutal de sa mère.

Avis     

Ce livre est une autobiographie, celle de l’auteur qui nous partage son immense chagrin après le décès soudain de sa mère. Il ne surmontera ce deuil qu’après deux ans, avec des périodes difficiles, proches d’une dépression. Certains passages sont amères et tristes tandis que d’autres respirent l’espoir et l’envie de vivre.
Le thème de ce livre est proche de celui du roman d’Albert Cohen intitulé Le livre de ma mère. Mais là où Albert Cohen arrive à insuffler le doux parfum des souvenirs et la douceur de l’amour maternel dans ces descriptions, je trouve que l’auteur est nettement bien en dessous ce niveau. Si l’affection qui le liait à sa mère était forte, presque exclusive au détriment même des relations avec son père, l’auteur parle plus de lui que d’elle. Il décrit son amour pour sa mère, se penche et analyse ses propres émotions et sentiments. Ce procédé ressemble à une confession intime, mais parfois trop nombriliste et égocentrique à mon goût !
J’ai du mal à le dire proprement mais voilà où je souhaite en venir: là où Albert Cohen fait de sa mère le personnage principal, il la met en valeur et par ricochet on sent le profond amour qui les unissait. Ici j’ai l’impression que l’auteur veut à tout prix nous démontrer que la relation qu’il avait avec sa mère était unique mais ce qu’il écrit sonne parfois un peu creux.
Bon c’est comparer un chef-d’œuvre avec un roman de moindre envergure mais voilà le principal point qui explique cette note moyenne!
L’auteur évoque aussi sa carrière dans le théâtre et sa vie d’écrivain qui l’ont permis de tenir le coup.
Le style d’écriture est agréable, fluide. Mais je suis trop influencée par le roman d’Albert Cohen pour le trouver beau et poétique.
Je reconnais que mon commentaire est dur! Certains lecteurs s’extasient sur les nouveautés et oublient que des chefs-d’œuvre sur le même thème existent à portée de main, là depuis longtemps!

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog: L’enfant de NoéLe sumo qui ne pouvait pas grossirL’évangile selon PilateMilarepaMonsieur Ibrahim et les fleurs du CoranOdette Toulemonde et autres histoires – Oscar et la dame en rose