La mort à Venise

Fiche identité

  • Titre du livre: La mort à Venise
  • Auteur: Thomas Mann
  • Nombre de pages: 188
  • Édition: Le livre de poche 

Résumé

Gustav Aschenbach, un écrivain au summum de sa gloire, ressent le besoin de se dépayser de Munich. Il s’embarque pour Venise mais son séjour sera perturbé par un sentiment inattendu.

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Si j’avais commencé par découvrir Thomas Mann avec ce roman, je ne serai pas allé plus loin dans son oeuvre. Fort heureusement pour moi, tout a débuté par son ouvrage intitulé les Buddenbrook !
Il s’agit ici d’une passion platonique qu’éprouve un vieil homme, misanthrope et solitaire, à l’égard d’un bel adolescent qui se trouve dans le même hôtel que lui. Cet homme, Gustav, m’a paru désagréable, peu attachant notamment à cause du second chapitre qui le décrit de long en large. Il me paraît comme quelqu’un d’aigri, très sûr de lui et de son art, et en même temps lorsque la passion amoureuse l’effleure, il perd complètement la tête, lui qui jugeait les autres de haut auparavant. Mais cette passion ne m’a pas touchée ni dégoûtée, en fait elle m’a laissée indifférente.
Ce livre est écrit dans un style très riche, dense, austère et lourd : il faut beaucoup de concentration pour le lire, relire et comprendre le sens de certaines phrases qui sont très complexes. En plus, je pense qu’avoir quelques notions de la littérature classique antique grecque est un plus pour mieux comprendre certaines allusions. Si vous vous sentez d’humeur folâtre et détendue, sans le besoin d’avoir une lecture académique et difficile, je vous conseille de mettre de ce côté cet ouvrage.
Pour moi, ce fut une lecture fastidieuse qui me donne une toute autre image de Thomas Mann que j’admirais beaucoup.

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog: Les Buddenbrook

La reine Margot

Fiche identité

  • Titre du livre: La reine Margot
  • Auteur: Alexandre Dumas 
  • Nombre de pages: 655
  • Édition: Le livre de poche

Résumé

Cette histoire commence en 1572 lors du mariage de Henri de Navarre avec Marguerite de Valois et raconte les complots de la cour de France.

Avis     Coeur-blogCoeur-blogCoeur-blogCoeur-blog     

Alexandre Dumas est un auteur que j’affectionne particulièrement. Il a une plume agile, fluide et dynamique, pleine d’humour et d’ironie qui sait à chaque fois m’emporter. Ces livres ne sont pas aussi ardues que les autres classiques français : ils sont pleins de malice, de péripéties et de retournements de situations. Un vrai plaisir pour les sens !
Cette histoire est d’abord de celui des intrigues de la cour de France au moment du mariage de Henri de Navarre avec Marguerite de Valois : nous allons assister à des complots, découvrir et déambuler dans les passages secrets du Louvre où conspirations, meurtres, empoisonnements et trahisons sont monnaie courante. Catherine de Médicis me rappelle beaucoup ici Milady de Winter (cf. Les trois mousquetaires) et est décrite comme une personne machiavélique, ambitieuse, cruelle et prête à tout pour arriver à ses fins.
La cour de France à cette époque est marquée par le massacre de Saint Barthélémy au cours du règne de Charles IX, par les rivalités entre frères pour la succession au trône et par les guerres de religion. Je ne connais pas bien ce pan de l’histoire de France mais je pense que l’auteur a pris quelques libertés : ce n’est pas bien grave car le but n’est pas de s’instruire ici mais de se divertir !
C’est aussi une histoire d’amitié indéfectible, celle de Coconnas et du comte de la Mole, qui me rappelle beaucoup celle qui existait entre d’Artagnan et les trois mousquetaires, à quelques détails près. On a deux jeunes hommes qui débarquent de province, qui se retrouvent d’abord dans des camps adverses à cause de leurs appartenances religieuses mais l’amitié éclot peu à peu et les rend inséparables.
Ce livre présente aussi un côté tragique auquel je ne m’y attendais pas. Fini les romans de capes et d’épées pour plonger dans une ambiance plus noire, plus triste aussi où …mais chut, je ne vais rien vous dévoiler ! Seuls ceux qui auront lu le livre sauront de quoi je parle mais rien qu’à y penser ça me chagrine un peu quand même.
Pourquoi ne pas avoir mis le 5ème cœur ? C’était trop court à mon goût et les évènements s’arrêtent brusquement à la fin. J’aurai aimé encore plus de pages, de rebondissements, d’intrigues et de descriptions. Il faut que j’investigue pour savoir s’il y a une suite quelque part mais on ne peut pas laisser le lecteur ainsi !
Bon, un roman passionnant de cet auteur et que je recommande pour ceux qui aiment la plume de cet auteur, les romans historiques et les classiques français incontournables !

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog: Le comte de Monte-CristoLe vicomte de BragelonneLes trois mousquetairesPaulineVingt ans après