Ça

Fiche identité

  • Titre du livre: Ça
  • Auteur: Stephen King
  • Nombre de pages1 437
  • Édition: Le livre de poche

Résumé

Cette histoire se déroule dans la ville de Derry dans le Maine. Vingt-sept ans après les meurtres atroces qui ont secoué la ville en 1958, le cycle recommence de nouveau. Une bande de copains revient sur le lieu de leur enfance pour faire face de nouveau à la créature maléfique qui hante la ville.

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J’ai lu ce livre quand j’étais adolescente, et j’en ai gardé un souvenir mémorable au point de détester à jamais les clowns. Comme je m’ennuie un peu en ce moment, j’ai décidé de revenir sur ce gros pavé de mon adolescence.
Ce livre a des accents fantastique/horreur/épouvante et certaines scènes glacent littéralement le sang. Quoi de plus effrayant qu’un clown qu’on rencontre dans des endroits louches et isolés et qui s’amuse à déchiqueter des enfants ? Quoi de plus sinistre que la maison abandonnée du 29 Neibolt Street ou les égouts de la ville où se tapit un monstre qu’on nomme « Ça »?
Ce récit n’est pas linéaire et alterne deux époques : d’abord l’année 1958, celui de l’enfance avec les vacances d’été de sept gosses où fleurissent les jeux, l’amitié et les premiers émois amoureux. C’est aussi l’année où ils découvrent ensemble une créature maléfique qui hante les égouts de la ville. Et l’année 1985, celui de l’âge adulte avec un retour en arrière pour certains d’entre eux. Les souvenirs se sont estompés mais Ca est toujours là et il est temps d’agir de nouveau.
Si je devais citer tout ce que j’aime dans ce livre, je remplirai une dizaine de pages mais voici en vrac quelques uns: la peur qui me tenaillait le ventre lors de certains chapitres ; les souvenirs d’enfance et l’amitié qui régnait dans ce fameux Club des Ratés; le courage face à la peur de l’inconnu ou à la violence ; le pouvoir de l’imagination à  cette époque bénie et insouciante de l’enfance où on croyait que tout était possible ; l’atmosphère et l’ambiance dans cette petite ville fictive ; les péripéties qui alternent brillamment entre tension intense et moment plus calme.
Le style d’écriture est captivant, fluide et on s’identifie facilement à tous les personnages qui sont extrêmement bien travaillés par l’auteur. Vraiment, aucune fausse note et pour ma part, je n’ai senti aucune longueur. J’étais plongée dans le roman quotidiennement pendant plus d’un mois.
J’ai lu ce livre au début de l’adolescence et je remercie le ciel que mes parents n’aient jamais daigné jeter un œil plus incisif sur mes lectures car c’est une histoire violente qui m’a appris beaucoup de choses malgré moi, comme une espèce de pont entre le monde idyllique de l’enfance et celui moins rose des adultes. En le relisant j’ai retrouvé toutes les sensations d’il y a quinze ans de cela. Merci Stephen King tu es un génie !

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog: 22/11/1963 – Brume – Docteur Sleep – Dôme – La petite fille qui aimait Tom Gordon – Marche ou crève – Misery – Rêves et cauchemars – Salem – Shining

L’amant

Fiche identité

  • Titre du livre: L’amant
  • Auteur: Marguerite Duras
  • Nombre de pages: 145
  • Édition: Editions du Minuit

Résumé

Ce récit autobiographique qui se déroule dans l’Indochine française raconte l’expérience passionnelle entre une jeune fille de quinze ans et un homme plus âgé qu’elle.

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C’est le second roman de Marguerite Duras que je lis mais je n’arrive toujours pas à apprécier sa plume.
Ce récit évoque deux thèmes majeurs. Le premier est celui des ses relations familiales tendues et conflictuelles : une mère qu’elle décrit comme folle, un frère aîné tyrannique, un second frère qu’elle idolâtre mais qui décèdera dans des circonstances troubles, des conditions de vie modestes dans les colonies françaises. Paradoxalement au titre du livre, c’est ce sujet qui constitue à mes yeux l’ossature du livre et le thème principal, comme si l’auteur avait besoin d’exorciser ces vieux démons et de régler ses comptes.
Le second thème est celui de la passion naissante entre Marguerite, âgée de quinze ans, et un riche chinois plus âgé qu’elle. Avec cet homme, elle découvre non seulement la sexualité mais aussi l’accès à un mode de vie plus riche et opulent.
Mais cette histoire est décousue : les souvenirs s’entassent pêle-mêle et j’ai eu du mal à démêler les évènements. Ce livre n’est pas fait pour moi. Je n’ai senti aucune sensibilité, aucun émoi mis à part un ennui sévère et l’envie profonde d’en finir au plus vite. Comme je l’ai écrit haut, je n’aime pas son style d’écriture que ce soit la structure du livre, la syntaxe, le ton, les phrases etc. A quoi bon donc aller plus loin dans son œuvre après deux essais infructueux car il reste à lire de tant d’autres auteurs !
Pour conclure, une lecture que j’oublierai rapidement.

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog: Moderato cantabile