Et ils meurent tous les deux à la fin

Fiche identité

  • Titre du livre: Et ils meurent tous les deux à la fin 
  • Auteur: Adam Silvera
  • Nombre de pages: 414
  • Édition: Robert Laffont

Résumé

L’histoire se déroule dans un New York futuriste. Death-Cast est un nouveau service qui appelle les gens pour les prévenir qu’ils n’ont plus que vingt-quatre heures au maximum pour vivre.
Mateo et Rufus se font appelés tous les deux le 5 septembre. Ils ne se connaissent pas mais grâce à l’application « Dernier ami », ils vont se rencontrer pour partager leur dernière journée ensemble.

Avis     

J’ai entendu parler de ce livre dans une communauté d’amoureux de livres dans l’application R****t. Ce titre un peu provocateur m’a attiré. Le lecteur débarque dans un environnement dystopique où chaque personne est désormais avertie du jour de sa mort (sans avoir les détails bien évidemment). C’est ainsi que le compte à rebours est lancé pour deux jeunes garçons qui croyaient encore hier avoir toute la vie devant eux.
Mais je n’ai pas aimé ce récit pour plusieurs raisons dont la principale est le manque de surprise. J’aurai aimé que l’auteur nous surprenne, parte dans une direction moins convenue sans forcément faire machine arrière. Au contraire, on va assister à une journée assez longue, molle, et excessivement ennuyeuse où deux jeunes garçons vont essayer de vivre toute leur vie en une journée.
L’auteur insiste sur le fait qu’il faut profiter de sa vie, ne pas se laisser paralyser par la peur et au contraire tenter de nouvelles expériences. Je suis d’accord avec lui, mais le rythme du livre est lent, soporifique et parfois si convenu qu’on a envie d’entrer dans le livre et de les secouer. Il manque quelque chose à cette histoire, le petit grain de folie et de fantaisie qui fait qu’il ne sombrera pas dans l’oubli d’ici quelques années.  
Je regrette la fatalité des personnages, leur inertie face à l’inéluctable. Franchement, l’idée du Death-Cast est bien mais mal exploité. J’aurai traité le sujet autrement plutôt que bifurquer vers la relation amoureuse, par exemple avec des personnages qui essaient de trouver la source des appels, ou qui arrivent à manipuler le système pour le désactiver, ou mieux un monde parallèle etc. Avec des si, on referait le monde et j’écrirais moi-même un livre.
Le style d’écriture est plat, familier, sans saveur ni poésie. Je ne vous décris même pas l’abondance de marques citées (notamment ceux concernant les réseaux sociaux et les téléphones).
Bref, je n’ai pas accroché du tout. Je trouve que le contenu est léger et manque d’envergure. Ennui en perspective pour ceux qui veulent tenter l’aventure quand même !

La lamentation du prépuce

Fiche identité

  • Titre du livre: La lamentation du prépuce
  • Auteur: Shalom Auslander
  • Nombre de pages: 304
  • Édition: 10 x 18

Résumé

Shalom, le narrateur, est un juif américain issu d’une famille orthodoxe. Il se rebelle de cette éducation stricte et défie Dieu depuis son plus jeune âge.  

Avis     

Ce livre est audacieux dans le sens où il pourrait choquer toute personne qui croit en Dieu quel que soit sa religion.
Pour une personne comme moi qui ait toujours vécu dans la religion et dans la foi (sans jamais j’espère tomber dans l’extrémisme), certaines phrases de l’auteur frisent l’hérésie quand il se met à prendre Dieu à parti, à l’insulter, ou même faire de la provocation inutile.
J’imagine que l’auteur a eu une éducation stricte, presque oppressante avec notamment le respect strict du Sabbat, des règles alimentaires et d’hygiènes contraignants, un milieu social composé uniquement de gens comme sa famille étant donné qu’il est allé dans une école où l’enseignement est accès essentiellement sur la Torah. J’imagine tous les tourments qu’il a dû subir, l’image presque barbare qu’il a de la religion et de Dieu. Dieu incarne pour lui une créature vengeresse qui a pour objectif de lui mettre un maximum de malheurs sur la tête.
Bien sûr le sujet est traité avec humour et dérision. L’auteur exagère de temps à autre mais dans l’ensemble ce livre a pour but de critiquer copieusement la communauté juive extrémiste et orthodoxe.
Le style d’écriture est léger, ironique mais avec une tendance pour l’auteur à se prendre pour le centre du monde. A croire que Dieu n’a de yeux que pour lui et qu’il n’attend qu’un faux pas de Shalom pour l’accabler de malheurs ! Si le début du livre augurait quelque chose de drôle, la répétition des scènes et du même schéma narrateur a fini par me lasser mais j’ai préféré le lire jusqu’au bout pour m’en faire une idée précise.
Pour conclure, ce livre m’a choqué en raison de l’abondance de blasphèmes de l’auteur.