Sur la plage de Chesil

Fiche identité

  • Titre du livre: Sur la plage de Chesil
  • Auteur: Ian McEwan
  • Nombre de pages: 192
  • Édition: Folio

Résumé

Le soir de leur mariage, Edouard et Florence se retrouvent seuls dans une auberge pour passer leur lune de miel. Mais ils sont plein d’appréhension et de doute car ils sont tous les deux inexpérimentés sur le sujet.

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Pour bien commencer l’année, choisissons un auteur qu’on apprécie ! Voici un livre de Ian McEwan, court mais particulièrement bien écrit, qui évoque un sujet, qui à notre époque, semblerait totalement stupide.
Un jeune couple,  Edouard et Florence, mariés depuis quelques heures, se retrouvent dans leur chambre nuptiale. Tous les deux sont inexpérimentés et redoutent cette étape de leur relation amoureuse. La soirée avance à petit pas, avec des tentatives d’approche, des gestes maladroits et gauches jusqu’au point culminant qui se résume au fiasco total de leur nuit de noces.  En soi, ce n’est pas si dramatique mais il faut le voir selon le contexte historique et personnel de chaque protagoniste.
Nous sommes au début des années 60, et la sexualité reste encore un sujet tabou  pour la plupart des gens.  En alternant les points de vue, l’auteur nous permet un retour sur le passé de chacun des personnages et les faits qui ont façonné leur caractère. Edouard a une mère qui a des troubles psychiatriques et a vécu une vie insipide et terne dans la campagne anglaise et même à Londres lors de sa vie d’étudiant. Florence, élevée dans une famille aisée et intellectuelle,  est passionnée  de musique mais sa mère n’a jamais eu de gestes affectueux envers elle. Florence reconnaît sa peur du contact sensuel  et est très inhibée (pour ne pas dire frigide).
Le style d’écriture est incisif et l’auteur décrit avec brio leur maladresse, leur manque de communication et aussi le décalage entre leurs pensées et leurs actions.  Le texte est court et se lit plutôt bien.  Lorsqu’on ressort du bouquin, on soupire après tout ce gâchis et ce silence stupide.
Bon, pour conclure, une bonne lecture pour démarrer l’année !

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog: AmsterdamExpiationL’intérêt de l’enfant 

La troisième fille

Fiche identité

  • Titre du livre: La troisième fille
  • Auteur: Agatha Christie
  • Nombre de pages: 316
  • Édition: Le Masque

Résumé

Un matin, une jeune fille débarque chez Hercule Poirot et déclare qu’elle semble avoir commis un meurtre mais elle n’en est pas sûre. Soudain, elle change d’avis et ne souhaite plus confier son secret car elle trouve que Hercule Poirot est trop vieux.  Déprimé, il s’en va chez sa grande amie Mme Olivier, pour apprendre qu’elle a déjà rencontré cette jeune demoiselle.

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Voici un Agatha Christie plaisant et qui m’a bien détendu après une semaine difficile. En plus, comme l’année se termine dans quelques heures, c’est toujours agréable de clôturer avec un auteur qu’on apprécie.  Nous retrouvons ici notre cher Hercule Poirot, en train d’enquêter sur un hypothétique meurtre déclaré par une jeune fille qui ne semble pas saine d’esprit par son entourage. Est-ce vrai ? Est-elle vraiment coupable ou sujette à des hallucinations ? Quel secret de famille se cache chez la famille Restarick ?
Hercule Poirot tourne en rond pendant un moment et se perd dans plusieurs pistes et hypothèses. On le suit  pas à pas dans ses visites, dans ses hésitations et ses doutes.  La résolution du crime est pourtant cousue de fil blanc et j’ai rapidement deviné de quoi il en retournait. C’est assez ingénieux et ça aurait pu être le crime parfait si les auteurs n’en avaient pas trop fait.
Il y a un ton très conservateur dans ce livre, qui me paraît assez drôle lorsqu’on le lit à notre époque. L’auteur se plaint des jeunes avec leurs coupes de cheveux et leurs tenues voyantes. Je me dis que si elle voyait ce qui se passe à notre époque, elle ferait une crise d’apoplexie directe.
Le style d’écriture est agréable, fluide et le livre se lit bien même si pour un Agatha Christie il est un peu long.  Bon, à déguster paresseusement allongé sur  un transat à  l’ombre des cocotiers ou bien au coin de la cheminée où brûle un bon feu!