L’amour dans un climat froid

Fiche identité

  • Titre du livre: L’amour dans un climat froid
  • Auteur: Nancy Mitford
  • Nombre de pages: 352
  • Édition: 10 x 18

Résumé

Fanny, l’héroïne du roman La poursuite de l’amour, nous raconte ici la vie de la famille Montdore, des riches aristocrates anglais de l’entre-deux guerres.

Avis     Coeur-blogCoeur-blog

Je ressors de cet ouvrage avec une très vive déception. Autant j’ai aimé La poursuite de l’amour, autant celui-ci m’a paru fade, vide et sans saveur.
Nous sommes plongés dans l’aristocratie anglaise du milieu du XXème siècle, dans une famille de riches aristocrates anglais nommés les Montdore. Imbus de leur ascendance et dotés d’une immense fortune, ce sont des gens arrogants, hautains qui vivent dans une bulle bien loin des préoccupations quotidiennes des gens normaux.
Mis à part l’argent et leur généalogie qui permettent d’asseoir leur pouvoir au sein de la très sélective société londonienne, ce sont des gens creux et vides qui n’ont pour seul but dans l’existence que parader avec les plus beaux bijoux lors des cérémonies, marier leurs enfants à un parti respectable, riche et digne (reproduction sociale oblige), organiser des bals et des réceptions toute l’année, inviter des altesses royales étrangères déchues etc. Au final, on ne retient que la vacuité de leur existence, rythmée par les mondanités sociales.
Les personnages principaux sont terriblement agaçants en raison de leur caractère. Lady Montdore est la plus détestable – une vipère égoïste avec un cœur de pierre  –  mais le reste suit à peu près la même veine que ce protagoniste. On est bien loin de l’excentricité sympathique de la famille Radlett.
Ce livre a un volet assez triste : j’ai l’impression que Fanny a fait un mariage malheureux où son époux et elle ont peu de valeurs communes. Tandis qu’il est plongé dans son univers intellectuel, Fanny envie l’existence dorée de sa famille et se sent frustrée de sa condition sociale.
Le style d’écriture est fluide, léger et très ironique. Il y a quand même pas mal de longueurs et de répétitions.
Quand je lis ce type d’ouvrage où finalement rien de bon n’en ressort, je suis déçue, ce qui impacte mon humeur. De plus en plus, je préfère les livres engagés où les gens se battent pour leurs droits que de lire des paragraphes où des demoiselles se contentent de parader dans des bals.Bref, je ne vous recommande pas cet ouvrage !

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog: La poursuite de l’amour

Konbini

Fiche identité

  • Titre du livre: Konbini
  • Auteur: Sayaka Murata 
  • Nombre de pages: 144
  • Édition: Folio

Résumé

Depuis sa plus tendre enfance, Keiko Furukura a toujours été en décalage par rapport à ses camarades. A trente-six ans, elle vit seule et occupe toujours son emploi à mi-temps dans un konbini – une supérette ouverte 24h sur 24H – depuis qu’elle est étudiante. Son comportement suscite les critiques de son entourage.

 

Avis     Coeur-blogCoeur-blogCoeur-blogCoeur-blog

Ca y est je crois que j’ai enfin trouvé des livres qui me plaisent dans la littérature japonaise, à moins que je saisisse mieux sa subtilité.
Ce livre raconte le quotidien de Keiko qui travaille dans une supérette depuis ses études. Ce travail lui plaît et elle y trouve son bonheur. Mais son entourage n’accepte pas ce choix et lui met la pression pour qu’elle se plie aux normes sociales c’est-à-dire être mariée, avoir des enfants et mener une vraie carrière au lieu de végéter dans cette boutique depuis plusieurs années.
Cette histoire met le doigt sur les souffrances que peut vivre une personne différente ou qui a fait des choix qui ne correspondent pas aux attentes des autres. Parce qu’elle n’entre pas dans le moule social de la société japonaise, Keiko est le mouton noir. Tout le monde a son avis à donner et souhaite régenter sa vie, donc que ne ferait-elle pas pour acheter la tranquillité ? Mais vit-on sa vie pour faire plaisir aux autres ?
Ce récit est un court, avec un ton assez froid et distant. Ce style d’écriture reflète la personnalité du personnage principal.
C’est un roman que je recommande aux amoureux de la littérature japonaise et à ceux qui souhaiteraient découvrir ce genre !