La servante écarlate

Fiche identité

  • Titre du livre: La servante écarlate
  • Auteur: Margaret Atwood
  • Nombre de pages: 560
  • Édition: Robert Laffont

Résumé

Lorsque le taux de natalité chute drastiquement, la nouvelle république de Gilead instaure un nouvel ordre social chez les femmes.

Avis     

Plusieurs fois, j’ai commencé ce roman sans jamais réussir à dépasser le premier chapitre. Puis, face à sa médiatisation récente, j’ai réussi à surmonter mes réticences pour enfin l’achever.
La narratrice nous décrit son quotidien dans un univers proche d’une dictature religieuse. Ce n’est qu’en rassemblant bout à bout les morceaux que nous découvrons le rôle qu’elle joue dans ce nouvel ordre social.
Ce n’est pas un livre facile car loin d’être un roman lisse et chronologique il est parsemé de plusieurs allers-retours dans ses souvenirs personnels. L’ambiance est morose, sombre et d’un ennui mortel. Le passé qu’on reconstruit comme un puzzle laisse beaucoup de flous et de mystères non élucidés. Le présent est une prison sans aucun espoir de délivrance si ce n’est la mort, et encore elle est peu accessible.
Mais soyons honnêtes, malgré toutes les qualités dont regorge ce livre (notamment le fait qu’il dénonce les dérives totalitaires et religieuses dont les femmes sont les premières victimes), je n’ai pas aimé ce roman. Cette atmosphère lourde, oppressante et ennuyeuse m’a pesée. C’est comme si à chaque fois que j’ouvrais ce roman il m’asphyxiait et me privait peu à peu de ma joie de vivre. Je n’ai pas ressenti d’attachement pour Defred malgré toutes les épreuves par lesquelles elle est passée. A mes yeux, elle était déjà morte au fond d’elle-même.
Le style d’écriture est simple, avec un ton plat et glacial. Si l’auteur a suscité toutes ces émotions en moi, je conclue qu’elle a un talent indéniable. Mais la lecture doit rester un plaisir, une évasion et ici, ce fut presque une prison qui enserrait mes pensées.
Quoi qu’il en soit, ce livre vaut quand même le détour sauf en cas de déprime. J’ai essayé de regarder la bande annonce de la série mais impossible d’aller plus loin…

La plume empoisonnée

Fiche identité

  • Titre du livre: La plume empoisonnée
  • Auteur: Agatha Christie
  • Nombre de pages: 200
  • Édition: Le Masque

Résumé

Jerry Burton, le narrateur, se retrouve alité après un accident d’avion. Son médecin lui conseille de s’installer dans une petite ville de province pour y jouir de la tranquillité. Mais Lymstock ne semble pas être l’havre de paix tant attendu depuis que des lettres anonymes virulentes sont envoyées à une partie du village.

Avis     

Après une lecture assez exigeante, j’avais besoin de me détendre et rien de tel qu’Agatha Christie pour me remettre un peu sur les rails. Nous avons ici une longue enquête sur des lettres anonymes qui sont destinées à plusieurs personnes de cette paisible bourgade. Ces lettres provoquent un trouble car elles sont agressives, déplaisantes et accusent parfois à tort (ou non) leur destinataire. En plus, l’une d’elle a été fatale puisque une femme mariée s’est suicidée et peu après, une des domestiques de la maison a été assassinée. Mais qui se cache derrière ces courriers qui empoisonnent l’existence de Lymstock ?
L’enquête est racontée selon le point de vue d’un témoin, Jerry Burton, récemment arrivé au village avec sa sœur. Il nous décrit avec beaucoup de réalisme le quotidien de cette communauté qui n’est pas sans rappeler l’ambiance un peu vieillotte des classiques anglais : les cancans qui circulent, les dîners mondains chez les principaux notables du coin (notaire, révérend etc..), le caractère de certains d’entre eux notamment les vieilles filles désoeuvrées qui se mêlent de tout ce qui ne les regardent pas etc.
Le narrateur reste sympathique et drôle même s’il apparaît quelque fois comme un jeune homme condescendant lorsqu’il traite les villageois comme un groupe d’indigènes assez curieux à observer.
Le plus étonnant dans ce roman est l’intervention providentielle de Miss Marple, qui n’apparaît que dans les derniers chapitres et qui à mes yeux ne joue qu’un rôle minime comparé à d’autres enquêtes. Mais sans sa perspicacité, peut-être la police aurait mis plus de temps à démasquer le coupable.
Le style d’écriture est agréable et fluide. J’étais rapidement pris dans les filets de cette enquête pétillante et pleine d’humour.
Pour conclure, un roman léger que je recommande !