Blackwater (Tome 1 à 6)

Fiche identité

  • Titre du livre : Blackwater (Tome 1 à 6)
  • Auteur : Michael McDowell
  • Nombre de pages : 1 500
  • Édition : Monsieur Toussaint Louverture
  • Année de publication : 1983

Résumé

Dans la petite ville de Perdido en Alabama, une terrible crue saccage toute la ville. C’est dans ce contexte qu’Oscar rencontre Elinor, une jeune femme qui prétend être une institutrice coincée dans un hôtel de la ville à cause de l’inondation. Petit à petit, Elinor se fait une place dans la famille Caskey, une des plus fortunées de la ville. Mais quel lourd secret cache-t-elle ?

Avis     

Eh oui ! J’ai succombé aux sirènes de cette saga devenue très populaire. Honnêtement, je ne regrette pas.
J’ai beaucoup apprécié chacun de ses tomes, tout d’abord grâce au style d’écriture fluide, agréable et facile de l’auteur. On ne se prend pas la tête dans des mots grandiloquents ni des descriptions chargées. Il raconte tellement bien que la seule envie pour le lecteur est de tourner chaque page encore et encore jusqu’à la fin du livre, puis jusqu’à la fin du premier tome, puis jusqu’à la fin de la série. En une semaine, me voilà au bout des six tomes : c’était addictif au point où j’ai pu ouvrir cet espace-temps de lecture malgré des journées chargées.
Ce livre est un mélange original de romance, de saga familiale et… tenez-vous bien, de fantastique/épouvante/horreur. Si l’histoire de la famille Caskey sur plusieurs générations occupe la plus grande partie de ces récits, l’auteur bascule de temps en temps dans un accent fantastique en évoquant certaines créatures terrifiantes. Parfois, il joue même sur une certaine ambiguïté. Qui est le pire ? Être un monstre, qui par sa nature intrinsèque, se nourrit de temps en temps de chair humaine ou bien se comporter comme un monstre comme Mary-Love qui par sa cruauté et son égoïsme a détruit plus d’une personne de son entourage ?
L’auteur a donné une belle place aux femmes dans ces romans que ce soit à travers la matriarche qui décide de tout, des filles qui veulent s’émanciper du joug familial, des mères qui abandonnent leurs enfants, des belles-filles qui essaient de trouver leur marque, etc.
Je n’ai pas mis le cinquième cœur pour deux raisons. Premièrement, vers le quatrième et le cinquième tome, l’auteur s’essouffle un peu. Il faut dire que les mésaventures et les succès d’une famille riche dans une petite ville se répètent un peu. Ensuite, plusieurs zones d’ombres restent obscures jusqu’à la fin et sans réelle explication. Pourquoi Elinor a-t-elle fait ce choix de vie ? D’où viennent ces créatures terrifiantes ? Que deviennent Frances et Nerita ? Quel est le destin de Lilah, la dernière des Caskey ?
Pour conclure, c’est une saga qui reste intéressante, facile à appréhender et qui plaira à la plupart des gens.  

Le train des enfants

Fiche identité

  • Titre du livre : Le train des enfants
  • Auteur : Viola Ardone 
  • Nombre de pages : 288
  • Édition : J’ai lu
  • Année de publication : 2019

Résumé

Cette histoire se déroule en Italie. Amerigo vit seul avec sa mère à Naples dans des conditions précaires. Une initiative du Parti communiste va modifier le cours de son existence : il va quitter son quartier avec d’autres enfants du sud de l’Italie pour rejoindre une famille d’accueil dans le Nord.

Avis     

Après avoir terminé ce livre, j’ai pleuré toutes les larmes de mon corps pour pouvoir m’en remettre. Cela fait un moment qu’un livre ne m’avait pas autant touché, ému et poignardé le cœur. J’en sors bouleversé, comme si je comprenais toutes les épreuves par lesquelles le narrateur et sa mère sont passés.
Et pourtant, ce livre commence de manière plutôt simple : Amerigo est un garçon issu d’un milieu défavorisé qui erre dans les rues de Naples. Il est élevé par une mère célibataire qui peine à joindre les deux bouts. Lorsqu’un projet communiste voit le jour, sa mère s’empresse de l’inscrire à cette opportunité : certains enfants défavorisés du sud iront en train dans le nord de l’Italie pour y vivre dans une famille d’accueil.
Mais revient-on indemne d’un exil, aussi doux soit-il ? Que peut-on faire lorsqu’on a peu de moyens pour élever son enfant, mais qu’on l’aime de toutes ses forces ? Peut-on tout sacrifier à cause de la misère qui talonne ? Qu’est-ce que l’amour maternel : le bien-être de son enfant quel que soit le prix à payer pour la mère ?
Ce livre est poignant, car il évoque l’exil, un thème qui m’a toujours parlé. L’auteur décrit avec beaucoup de tact les émotions et les sentiments des enfants, d’abord partis pour ce long voyage et retournés à la case « Départ » pour certains. On sent le déchirement entre ces deux familles, ces deux cultures aux modes de vie si différents.
Mais le plus émouvant dans cette histoire est la quatrième partie du roman : les regrets, les remords, l’incapacité à se pardonner et à dialoguer créent des situations bouleversantes et déchirantes. Jusqu’à maintenant, je ne m’en remets pas.
Le style d’écriture est fluide, doux et décrit avec finesse les sentiments et les émotions d’Amerigo.
Je vous recommande cette histoire émouvante !