L’herbe bleue

Fiche identité

  • Titre du livre: L’herbe bleue
  • Auteur: Beatrice Sparks
  • Nombre de pages: 212
  • Édition: Pocket
  • Année de publication: 1971

Résumé

C’est le journal intime d’une fille de quinze ans, qui sombre petit à petit dans la drogue.

Avis    

Je quitte un peu les classiques pour faire un détour vers les romans contemporains car c’est aussi intéressant de voir les sujets  actuels. Ce livre figure dans mon Reader depuis un moment et à l’approche des partiels, je dois concilier loisirs et révisions. Comme il est très court, j’en profite pour lire quelques pages entre deux polycopiés d’économie.
Je vous avoue que je suis dépitée de ma lecture. L’histoire est sous forme de journal intime. Une adolescente raconte sa longue descente aux enfers : invitée par des amis, elle goûte du LSD à son insu et finira par adorer les sensations qu’il procure. Elle se met ensuite à goûter toutes les drogues et de consommatrice, elle deviendra vendeuse en passant par des situations vraiment sordides. Paradoxalement je n’ai ressenti aucun attachement, compassion ou même pitié envers le personnage principal. Je n’ai pas vraiment compris les raisons qui l’ont poussé à continuer à consommer de la drogue, sachant qu’elle n’a pas eu de problèmes graves dans sa vie. J’ai un doute sur la véracité de tous les faits : pour moi, ce n’est pas en goûtant par hasard de la drogue qu’on devient une junkie le lendemain.
Comme ça me titillait un peu, je me suis renseignée sur l’auteur : j’ai découvert que c’était une psychologue américaine et que ce récit a été créé en assemblant plusieurs témoignages. J’aurai aimé que l’auteur adopte un autre mode de narration de manière à avoir le point de vue de ses proches dans l’ouvrage. J’aurai aimé savoir comment la famille a vécu la situation au lieu d’avoir un point de vue uniquement centré sur les problèmes existentiels de cette adolescente mal dans sa peau.
Le style d’écriture est vraiment désagréable. Je sais que l’auteur a voulu traduire les pensées d’une jeune fille de quinze ans à travers ce journal. Mais c’est trop puéril, trop mal écrit, trop décousu. Elle relate juste des faits platement. Ce livre est surtout destiné aux jeunes et décourage la consommation de drogues de toutes sortes. Toutefois, il m’a déçu. J’hésite à vous le recommander car il y a une forte sensation de déjà-vu dans l’histoire.

Le temps de l’innocence

Fiche identité

  • Titre du livre: Le temps de l’innocence
  • Auteur: Edith Wharton
  • Nombre de pages: 312
  • Édition: Flammarion
  • Année de publication: 1905

Résumé

L’histoire se déroule à New-York dans les années 1870. Newland Archer est fiancé à May Welland, une ravissante jeune fille de la haute société new-yorkaise. L’arrivée de la comtesse Olenska va remettre en cause le monde où il vit.

Avis    

Je connaissais vaguement cet auteur et je ne me suis jamais hasardée à lire un de ces ouvrages jusqu’à aujourd’hui. D’emblée, il m’a attiré car il se déroule au XIXème siècle, une période qui me fascine énormément.
Le livre démarre très doucement, et  il faut un certain moment pour que tout se mette en place.
L’auteur nous décrit la haute société new-yorkaise de cette époque-là, composée de quelques familles riches qui se fréquentent régulièrement. C’est une société étriquée, où le souci des convenances et de l’apparence, prime au dessus de tout. Elle nous décrit les codes, les normes implicites que le « clan » impose à lui-même, au point d’étouffer tout semblant d’originalité et d’indépendance.
En trame de fond, on retrouve une histoire d’amour : elle est trop plate, trop sérieuse et pas assez développé à mon goût. Je pense que ce n’est pas l’objectif principal de cet ouvrage. Pour moi, le livre nous montre surtout la pression et le pouvoir qu’exerce la société sur l’individu. D’ailleurs, j’ai beaucoup aimé le narrateur, partagé entre deux mondes, divisé entre sa conscience, son devoir et ses désirs. On se sent impuissant face à tout ce qui lui arrive mais on ne peut malheureusement pas intervenir et changer le cours des choses. Les autres personnages sont bien travaillés et chacun porte un masque qu’on découvrira au fur et à mesure des pages.
Par contre, le style d’écriture ne m’a pas plu du tout. Je le trouve trop lourd, trop travaillé et la lecture m’a paru longue et harassante. Je n’ai pas aimé la façon comment elle enchaîne les évènements : elle traîne sur des petits détails insignifiants et passe très vite sur des éléments plus intéressants. Certains faits ne sont pas dits explicitement et on les devine plus ou moins aux allusions dans les dialogues mais une partie du livre m’a parue nébuleuse alors que je l’ai lu très lentement. L’abondance des personnages secondaires peut égarer également le lecteur.
Conclusion : on sort déprimée de cet ouvrage, avec une envie de liberté. Un livre correct mais sans plus.

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog: Chez les heureux du mondeEthan Frome