Trafic de reliques

Fiche identité

  • Titre du livre : Trafic de reliques
  • Auteur : Ellis Peters
  • Nombre de pages : 242
  • Édition : 10 x 18
  • Année de publication : 1977

Résumé

Cette histoire se déroule au Moyen Age, vers le XIIème siècle, et commence dans une abbaye bénédictine de Shrewsbury. Le prieur souhaite apporter des reliques de Sainte Winifred pour rehausser le prestige de l’abbaye. Mais ces ossements se trouvent en pays gallois et une partie des villageois s’oppose à cette translation. 

Avis    

Avant toute chose, je tiens à remercier les personnes qui suivent régulièrement ou occasionnellement ce site web. Avec ce livre, je viens de franchir le 400ème article de ce blog. Je ressens toujours le même enthousiasme et le même plaisir qu’aux débuts dans cette belle aventure !
Bon, revenons à cet ouvrage que je classe dans la catégorie « Policier historique ». Nous accueillons un nouvel enquêteur sur ce blog : Frère Cadfael, un religieux très sympathique, ancien baroudeur et aventurier converti à une vie monacale. Il se retrouve mêlé à une enquête : un villageois, opposé au transfert des reliques de Sainte Winifred, est assassiné. Qui est le coupable ?
Ce n’est pas une enquête aussi alambiquée que ceux d’Agatha Christie, mais elle a le mérite d’être relaxante. On va suivre une succession d’événements, parfois un peu longuets, qui conduiront un groupe de moines bénédictins dans le hameau de Gwytherin. La conclusion est étonnante, je dirais même invraisemblable : comment se fait-il que personne n’ait fait le lien entre la disparition de …(Chut ! Je ne le dirais pas !) et le poids inhabituel des reliques ? Sans compter qu’un cadavre frais dégage une odeur assez forte au bout de quelques jours ! Je ne suis pas satisfaite par la fin de l’histoire, ce qui explique cette note moyenne.
L’auteur insiste sur la place importante que détenait l’Église dans la société et évoque le cas des reliques. Les gens croyaient (et peut-être croient encore) que les reliques d’un(e) saint(e) étaient source de miracles et de bénédictions, mais ils permettaient surtout d’augmenter la popularité d’une abbaye et donc les pèlerinages des fidèles.
Le style d’écriture est simple avec une touche d’humour de temps en temps. C’est facile à lire donc, malgré la note moyenne, je pense sérieusement à continuer la suite de ces enquêtes !

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog : Le capuchon du moine Un cadavre de trop 

Vent d’Est, vent d’Ouest

Fiche identité

  • Titre du livre : Vent d’Est, vent d’Ouest
  • Auteur : Pearl Buck
  • Nombre de pages : 250
  • Édition : Le livre de poche
  • Année de publication : 1930

Résumé

Kwei-Lan, élevée depuis sa plus tendre enfance selon les méthodes ancestrales chinoises, épouse un Chinois qui a fait ses études à l’étranger et qui rejette une partie des traditions.
Mais un autre drame secoue la famille : son frère aîné s’est marié avec une étrangère.

Avis    

Cette histoire fut un énorme coup de coeur pour moi. Je ressors de cette lecture enchantée, ravie et dépaysée.
La narratrice, Kwei-Lan, nous raconte son histoire : celle d’une jeune chinoise, qui après son mariage arrangé, se retrouve confrontée à deux cultures diamétralement opposées. J’ai beaucoup aimé la manière dont l’auteur traite le sujet. Kwei-Lan nous décrit ses sentiments de manière précise : ses doutes, ses préjugés sur les Occidentaux qu’elle tente tant bien que mal de surmonter, l’évolution de ses relations avec les membres de sa famille.
On découvre dans ce livre tellement de choses sur les anciennes pratiques culturelles chinoises : le culte des dieux, le respect des aînés, les traditions ancestrales, l’éducation des jeunes filles, les relations familiales qui fixaient la place de chacun dans la société, les jeux de pouvoirs entre la femme légitime et les concubines, le rôle d’une belle-fille au sein de sa belle-famille (qui se résume à donner un fils à son mari pour perpétuer le nom et être totalement dévouée au bien-être de sa belle-mère), les critères de beauté (avoir des pieds bandés, savoir jouer de la harpe, être douce, silencieuse et soumise…). L’auteur évoque le choc des cultures chinoises et occidentales et ses conséquences sur la structure familiale et sur les générations anciennes.
Il faut savoir que ce livre a été écrit par une Américaine, Pearl Buck, qui a passé une grande partie de sa vie en Chine. Lors de la lecture, j’avais presque l’impression que c’est une Chinoise qui écrivait tellement son ton était mesuré, poétique et doux. Le style d’écriture est limpide avec des descriptions magnifiques qui nous emmènent dans une époque à jamais disparue.
J’ai encore beaucoup de choses à vous partager, mais je m’arrêterai là. Lisez-le ! C’est un récit magnifique !

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blogLa mère