La délicatesse

Fiche identité

  • Titre du livre : La délicatesse
  • Auteur : David Foenkinos
  • Nombre de pages : 209
  • Édition : Folio
  • Année de publication : 2009

Résumé

Nathalie mène une vie épanouie jusqu’au jour où son mari François, victime d’un accident, meurt subitement. A partir de ce moment, son univers s’écroule et elle se recroqueville dans sa carapace.

Avis    

Lorsque j’ai terminé ce livre, je n’ai pu que pousser un soupir de désespoir, car il est d’une banalité affligeante. Je me demande même qui sont les membres des jurys capables d’octroyer des prix (inconnus) à un ouvrage aussi insipide, prévisible et creux. Méfiez-vous de ce titre racoleur, car il n’y a rien de subtil, ni de délicat dans cette histoire qui tient sur un mouchoir en papier plié en douze : Nathalie perd brutalement son mari, mais s’accroche à la vie grâce à son travail. Son geste inhabituel envers un de ses collègues va modifier son quotidien.
Le récit est très superficiel, et pas besoin d’être Einstein pour deviner la suite des événements. Les personnages principaux sont caricaturés à l’extrême : Nathalie la femme parfaite (belle, admirée par les salariés de l’entreprise, occupant un poste à responsabilité à un jeune âge, adepte des tailleurs chics et des talons aiguilles au bureau, etc.) ; Charles, le patron sous le charme de sa collaboratrice et qui tente de la séduire à tout prix, d’autant plus que son mariage bat de l’aile ; Markus, salarié discret au bureau et homme sans histoire dans sa vie personnelle. Je ne compte plus les multiples clichés sur la Suède, ni les allusions sans aucune subtilité à d’autres ouvrages (exemple des plus ridicules : « En véritable concierge, sans la moindre élégance du hérisson »).
L’hémorragie pourrait s’arrêter là, mais non, voici encore quelques points qui m’ont paru insupportables :
– les chapitres sans grande consistance, destinés à rallonger inutilement le nombre de pages : pourquoi mettre les résultats de la Ligue 1 ? Ou la définition du mot moquette ? Ou les paroles de chanson d’Alain Souchon ? Ou des passages de films ? Ou des recettes de cuisine ?
– les publicités, qui sont pour moi une pollution visuelle et intellectuelle. Pour ne citer qu’un exemple, vers la page 30 où il met carrément la phrase suivante « sur un meuble Ikea .. ». Il y en a d’autres, moins directs. M. Foenkinos, est-ce que Balzac, Dickens ou Flaubert ne cite ne serait-ce qu’une seule marque dans leurs chefs-d’œuvre ?
– les notes de bas de page, qui ne servent à rien, qui n’expliquent rien, qui n’éclairent rien et sont justes là pour décorer. M. Foenkinos, encore une fois, je m’adresse à vous : je vous conseille de feuilleter les ouvrages de Victor Hugo ou de Thomas Hardy pour comprendre à quoi sert réellement une note de bas de page.
Le style d’écriture est lourd, plat, avec des dialogues sans grande consistance.
Un conseil : une lecture à éviter !!!

Le berceau du chat

Fiche identité

  • Titre du livre : Le berceau du chat
  • Auteur : Kurt Vonnegut
  • Nombre de pages : 318
  • Édition : Points
  • Année de publication : 1963

Résumé

Jonas, un journaliste américain, décide d’écrire un livre sur Hiroshima et la bombe atomique. Ses investigations le mènent vers l’un de ces principaux inventeurs, le Dr. Hoenikker.

Avis    

En voulant élargir mon horizon de lecture vers la science-fiction, je suis tombée sur ce titre étrange. Deux aspects m’ont retenu : la curiosité et le style d’écriture léger, fluide et un brin humoristique que j’ai senti au niveau des premières lignes.
Je pense que j’aurai dû passer directement à autre chose plutôt que de persévérer jusqu’au bout de cette lecture. L’auteur nous raconte les aventures rocambolesques de Jonas, un apprenti-journaliste : ses recherches l’entraînent sur les traces des enfants du Dr. Hoenikker et le mènent sur l’île de San Lorenzo, soumis à la dictature de Papa Monzano et à l’influence d’une religion étrange nommée le bokononisme.
L’auteur dénonce le fanatisme sous toutes ses formes : d’abord, l’aveuglement de certains scientifiques, obnubilés par la recherche pure au point de fabriquer des armes capables de détruire l’humanité (comme la bombe atomique ou la glace 9) mais également le fanatisme religieux qui, poussé à son extrême, peut entraîner au suicide de masse. L’un comme l’autre est révélateur de la bêtise humaine : dans ce récit, celle-ci conduit à la destruction de toute forme de vie sur Terre.
Mais malgré ces thèmes intéressants, je n’ai pas aimé cette histoire médiocre qui oscille entre plusieurs genres : est-ce une satire sociale ? Ou un récit d’anticipation ? Ou un roman de science-fiction absurde et humoristique comme ceux de Douglas Adams ? Au bout de quelques pages, l’auteur n’a plus réussi à me captiver, et l’ensemble, c’est-à-dire le style d’écriture, les péripéties et multiples citations tirées du livre de Bokonon ont étouffé toute ma motivation.
Un conseil : passez votre chemin, à moins d’être un grand (grand) fan de SF !!!

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog : Abattoir 5