Expo 58

Fiche identité

  • Titre du livre : Expo 58
  • Auteur : Jonathan Coe
  • Nombre de pages : 368
  • Édition : Folio
  • Année de publication : 2011

Résumé

À l’occasion de l’exposition de 1958 qui se déroule à Bruxelles, Thomas Foley, qui travaille au Ministère de l’Information, est muté sur place pour superviser l’organisation du pavillon britannique. Mais ce changement de décor n’est pas sans danger…

Avis    

J’ai lu et entendu beaucoup d’éloges sur cet auteur et enfin, je me suis lancée ! Ce fut une belle découverte et je sais que je lirai ces autres ouvrages.
De quoi est-il question dans ce titre bizarre et cette couverture peu glamour ? Thomas Foley quitte son quotidien morose de fonctionnaire londonien pour débarquer à l’exposition universelle de Bruxelles. Le voilà propulsé dans un univers plus dynamique où se multiplient les rencontres savoureuses : Anneke, la jolie hôtesse belge ; Chersky un journaliste russe ; Tony le responsable scientifique de la machine ZETA, etc. Entraîné dans ce tourbillon avec un fond de guerre froide et de méfiance réciproque entre les pays, Thomas croit et veut participer à l’Histoire. Mais ce n’est pas sans conséquence sur sa vie privée…
Cette histoire est écrite avec un ton léger, très fluide et parfois cocasse. Les situations fantaisistes ne manquent pas. Je note aussi cet humour si british qui se moque subtilement des mentalités anglaises, partagés entre le côté insulaire et conservateur et l’envie de s’ouvrir aux autres cultures.
La fin est douce-amère, et presque un constat d’échec : par peur du changement, lâcheté ou bien parce qu’il a été happé par son quotidien, le personnage principal a complètement raté sa vie à mes yeux.
Bon, je n’en dirais pas plus pour que vous puissiez bien profiter de ce roman ! To be read ? Why not ?

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog : La vie très privée de M. Sim

Le goût des pépins de pomme

Fiche identité

  • Titre du livre : Le goût des pépins de pomme
  • Auteur : Katharina Hagena
  • Nombre de pages : 228
  • Édition : Le livre de poche
  • Année de publication : 2008

Résumé

À la mort de sa grand-mère Bertha, Iris hérite de la maison familiale qui se situe à Bootshaven. Cet héritage l’émeut tout en la gênant, car elle ne s’y attendait pas. Des souvenirs d’enfance reviennent la hanter.

Avis    

J’ai entendu beaucoup de bien sur ce livre, mais ce fut une grosse déception et il s’en est fallu de peu que je mette une note encore plus basse.
Le résumé nous présente le décor et une grande partie de l’intrigue : lorsqu’Iris hérite de la maison familiale de sa grand-mère, c’est l’occasion pour elle faire un retour sur le passé. Grosso modo, le livre ne traite que de ce sujet : les bribes de souvenirs réels ou imaginaires et les secrets de famille qui ressortent peu à peu au grand jour. L’histoire ne tourne autour que de ces deux thèmes donc ne vous attendez pas à plus d’actions, de péripéties ou de suspens.
C’est long, ennuyeux, sinistre et peu intéressant : le grand-père qui a eu un passé nazi, la grand-mère qui aurait eu une relation adultère avec l’instituteur du village, le décès sombre et mystérieux de sa cousine Rosemarie, la maladie d’Alzheimer qui frappe sa grand-mère, les relations conflictuelles entre sa mère et ses deux sœurs, les vacances à Bootshaven.
Pour couronner le tout, le lecteur aura droit à une histoire d’amour platonique et totalement dépourvu d’intérêt entre la narratrice et un ami d’enfance qui est resté dans le village. Bref, pas besoin d’être Einstein pour deviner ce qui va se passer entre les deux dès le début.
Le récit est décousu, les paragraphes ne se suivent pas forcément et l’auteur passe d’un sujet à l’autre d’une manière assez déroutante. Je n’ai pas du tout aimé son style d’écriture qui est lourd, plat et mou. Je n’ai senti aucune sensibilité ou douceur ; au contraire, le ton est froid, distant et presque académique. Même la pseudo-histoire d’amour ne vient pas contrebalancer cette nostalgie glauque et pessimiste.
Je ressors de ce livre dépitée, sans avoir ressenti la moindre compassion ou sympathie pour les personnages principaux. J’ai l’impression d’avoir perdu mon temps. En tout cas, c’est un livre que je ne recommande pas !