Coraline

Fiche identité

  • Titre du livre : Coraline
  • Auteur : Neil Gaiman
  • Nombre de pages : 154
  • Édition : Editions 84
  • Année de publication : 2002

Résumé

Coraline et ses parents viennent d’emménager dans une maison isolée à la campagne. Coraline s’ennuie un peu, car ses parents sont occupés par leur travail. En explorant les lieux, elle découvre un mystérieux couloir qui la mène dans un endroit qui ressemble à chez elle, enfin presque…

Avis    

J’ai lu ce livre par curiosité et aussi pour le comparer au dessin animé, qui est un de mes préférés à ce jour. C’est la première fois que je trouve qu’une adaptation cinématographique est meilleure que l’ouvrage.
Coraline découvre un passage qui mène dans un endroit semblable à chez elle, sauf que ses parents sont plus attentionnés (même s’ils ont des boutons à la place des yeux) et ces voisins plus sympathiques. Mais cet endroit idyllique va vite s’avérer être un terrible cauchemar…
Quelle belle histoire, qui peut être terrifiante pour les enfants ! L’univers fantastique est bien décrit et donne des sueurs froides. Certaines scènes sont exquises : la cave avec le père transformé en pâte, ou bien la chrysalide gluante accrochée au mur et les chiens-chauves-souris qui volent autour d’elle, ou la mère qui se métamorphose en créature cruelle…
Coraline est une fille qui essaie d’être courageuse même si elle a peur. Elle se rend compte très vite que ce monde idéal n’est qu’une mascarade, et que le prix à payer est lourd si elle choisit de rester. Le chat est aussi attachant, un peu prétentieux comme tous les chats, mais perspicace et ironique.
Je me suis vite laissé embarquer dans ce récit bien construit, avec un style d’écriture agréable et simple.
À lire ? Oui, mais pas pour les enfants de moins de six ans !

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog : L’étrange vie de Nobody Owens

Victoria et les Staveney

Fiche identité

  • Titre du livre : Victoria et les Staveney
  • Auteur : Doris Lessing
  • Nombre de pages : 124
  • Édition : J’ai lu
  • Année de publication : 2010

Résumé

Victoria n’a jamais oublié sa rencontre avec une riche famille blanche lorsqu’elle avait neuf ans. Ce souvenir la poursuivra si bien que quelques années plus tard, elle aura une liaison avec un de leurs fils. De leur brève histoire naîtra Mary, une petite métisse.

Avis    

Ce livre m’a attirée plus par sa jolie couverture que par ces mots « Prix Nobel ». Je suis devenue plus méfiante, car j’ai déjà été déçue par quelques ouvrages d’auteurs récompensés.
Il est question, dans ce récit, de clivages sociaux dans la société britannique contemporaine. Deux mondes parallèles vivent côte à côte dans la même ville et se frôlent rarement. D’un côté, se trouvent les riches, personnifiés ici par la famille Staveney, et de l’autre les moins nantis comme Victoria et ses voisines. Cette fracture sociale est accentuée par la couleur de peau.
Victoria, à neuf ans, se rend compte qu’un autre monde existe et que celui-ci ressemble à un conte de fées. Mais elle reste prisonnière de son milieu social tout au long de son existence. Son choix de présenter Mary à sa belle-famille lui semble un sacrifice, car elle ne sent pas à sa place dans le monde des Staveney, mais en même temps, elle souhaite un avenir meilleur pour sa fille. Et que dire pour cette enfant, ni noire ni blanche, partagée entre une mère qui a du mal à joindre les deux bouts et cette famille capable de l’emmener au zoo, au théâtre ou dans leur maison de campagne ? En fait, dans cette histoire, chacun est emmuré dans son monde avec ses propres préjugés et ses maux. Tous ferment sciemment les yeux sur cette autre partie de la société, qui leur est refusée ou qu’ils ne souhaitent pas partager.
Mais j’ai trouvé cette histoire trop courte. Avec aussi peu de pages, l’auteur n’a pas le temps de donner plus de profondeur à tous ces personnages, et l’impression globale qui se dégage est un récit stéréotypé, voire un peu superficiel. À la fin du livre, je suis restée frustrée et un peu déçue.
Le style d’écriture est agréable, simple et fluide malgré un rythme accéléré pour raconter les événements.
À lire ? Sûrement, d’autant plus qu’il est court.

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog : Le monde de Ben Vaincue par la brousse