Ma vie rebelle

Fiche identité

  • Titre du livre : Ma vie rebelle
  • Auteur : Ayaan Hirsi Ali
  • Nombre de pages : 519
  • Édition : Edition Nil
  • Année de publication : 2006

Résumé

Ayaan Hirsi Ali nous livre ici sa biographie, depuis son enfance en Somalie jusqu’à son élection au Parlement néerlandais.

Avis    

Avant de partir en vacances, je tenais absolument à faire le commentaire de ce livre époustouflant que j’ai lu. Avec un style d’écriture simple et limpide, Ayaan nous livre ses émotions, ses sentiments, les détails intimes de sa vie et son combat contre l’obscurantisme de l’Islam. Étant donné que je ne connais absolument pas cette religion, je ne donnerai aucun avis personnel. Néanmoins, ces arguments tiennent la route et je les trouve cohérents et pertinents.
Issue d’une famille somalienne très traditionaliste, Ayaan nous partage, le temps de 500 pages, sa vie. Elle nous transporte d’abord dans un autre monde avec des valeurs très différentes : le système des clans et son code de l’honneur, le rôle prépondérant des hommes comparé à la soumission des femmes, les traditions archaïques qu’elle a subies comme l’excision ou le mariage forcé, les maux causés par la guerre, la pauvreté, les violences et traitements quotidiens… Même si certains passages sont très durs, on ne sombre pas dans des descriptions sordides. On sent qu’elle veut aller au fond des choses sans  exagérer les faits et, à chaque étape, elle tente de nous restituer sa façon de penser à cette époque-là, même lorsqu’elle a côtoyé des milieux fondamentalistes.
Puis vient son mariage forcé avec un homme qu’elle connaissait à peine. Cet événement va la pousser à s’enfuir aux Pays-Bas où, avec toute la volonté du monde, elle arrive à entreprendre des études de sciences politiques. Le drame du 11 septembre a fait basculer son système de valeurs déjà vacillant et elle s’engage activement contre l’islamisme. L’auteur a eu – et continue d’avoir d’ailleurs – un courage et une volonté exemplaire.  Elle a eu une existence ponctuée par beaucoup de souffrances, mais sa soif d’apprendre, son envie d’aider et d’améliorer le monde où elle vit est un témoignage bouleversant !
Bref, un livre à mettre absolument entre toutes les mains !

La foire aux vanités

Fiche identité

  • Titre du livre : La foire aux vanités
  • Auteur : William Thackeray
  • Nombre de pages : 1 071
  • Édition : Gallimard
  • Année de publication : 1847

Résumé

Amelia Sedley et Rebecca Sharpe quittent ensemble le pensionnat de jeunes filles où elles ont étudié pour faire leur entrée dans le monde. Alors qu’Amelia est la fille d’un riche marchand, Rebecca est une orpheline très pauvre destinée à devenir une simple gouvernante. Pourtant, plutôt que d’accepter son sort, Rebecca usera de tous les moyens possibles pour accéder au sommet de la société. Les destins des deux jeunes filles se croiseront régulièrement dans ce monde qui n’est, au fond, qu’une foire aux vanités.

Avis    

Avant de débuter ce commentaire, je tiens à m’excuser pour cette longue absence sur mon blog. Quelques sessions de recrutement ont absorbé une partie de mon temps et il faut avouer que ce livre était assez volumineux.
Au fur et à mesure de ma lecture, j’étais littéralement suspendue à chaque page,  immergée dans le XIXème siècle anglais. Le style d’écriture est railleur, sarcastique et parfois vraiment très drôle. Au début, j’étais un peu déroutée, mais j’ai fini par m’habituer et même à aimer, car on sent que l’auteur maîtrise son sujet et le monde qu’il décrit, c’est-à-dire la société anglaise.
C’est une société où règnent le paraître et l’hypocrisie, où la vanité est roi. On le découvrira en détail  grâce à quelques personnages, dont Rebecca Sharpe et Amélia Sedley. Pour être franche, aucune de ces héroïnes n’était particulièrement attachante. Rebecca est hypocrite, manipulatrice et avide de gloire, si bien qu’elle m’agaçait régulièrement avec son comportement. En même temps, je l’ai admirée pour son courage, son intelligence et ses machinations bien audacieuses ! Quant à Amelia, je l’ai trouvée niaise, sotte et très égoïste. Mais, quelque part, sa gentillesse était touchante et elle a réussi à éveiller un brin de pitié dans mon coeur.
Bref, je ne citerai pas tous les personnages, mais leurs traits psychologiques sont extrêmement bien travaillés, au point où l’on a l’impression d’avoir affaire à des gens réels. Pour vous donner une envie de lire cet ouvrage exceptionnel, j’ai noté quelques phrases très pertinentes qui peuvent toujours s’appliquer, même à notre société contemporaine, qui ne s’est toujours pas affranchie de la vanité.
« 
O foire aux Vanités, foire aux Vanités » sans vous elle aurait peut-être été une aimable et bonne fille. Peter Butt et Rose auraient fait un heureux ménage dans une ferme florissant, avec de jolis marmots, le tout assaisonné d’une honnête portion de peines et de plaisirs, d’espérances et de luttes. Mais un titre, une voiture à quatre chevaux sont dans la foire aux Vanités, des hochets plus précieux que le bonheur. » Je m’arrête là, sinon je copierai tout le livre « La gloire de ce monde est bien passagère. L’expérience  a démontré depuis longtemps que les plus heureux sont toujours les plus éloignés du soleil…tout ici-bas n’est que fumée et vanité ».

Un conseil : lisez-le absolument !