L’héritage (Tome 1 à 4)

Fiche identité

  • Titre du livre: L’héritage (Tome 1 à 4)
  • Auteur: Christopher Paolini
  • Nombre de pages: 3 232
  • Édition: Bayard Presse
  • Année de publication: 2002

Résumé

Alors qu’il partait chasser sur la Crête, Eragon tombe sur une étrange pierre bleue. Quelques jours plus tard, cette pierre se brise et donne naissance à un …dragon. Eragon décide de l’élever en cachette dans la forêt mais les évènements vont tourner contre sa famille et lui.

Avis    

Ces quatre tomes ont monopolisé mon attention depuis la fin de l’année 2012, ce qui a considérablement ralenti l’activité de ce blog. J’ai commencé un des livres de cette saga il y a trois ans de cela, mais ayant appris qu’il n’était pas encore entièrement écrit par l’auteur, j’ai patienté jusqu’à la sortie du dernier tome en avril dernier.
Après  plus de 3 000 pages de lecture, j’ai un avis mitigé. C’est un livre de fantasy des plus classiques : des créatures fantastiques comme les nains, les elfes et les dragons ; un jeune héros, fermier d’origine et qui ne pensait pas devenir un jour un dragonnier ; un méchant sous l’apparence d’un roi tyrannique doté de superpouvoirs etc. A ce niveau, il n’y a pas de surprise particulière d’où la note moyenne. J’aurai aimé que l’auteur fasse preuve de plus d’originalité par rapport à ces prédécesseurs.
Le récit est divisé en une succession d’évènements visant à détrôner le roi : le lecteur aura donc droit à une surabondance de batailles et de sièges, qui se suivent et se ressemblent, créant parfois un sentiment de lassitude. Tout est assez prévisible dans l’ensemble, avec des parties plus ou moins intéressantes : pour ma part, les chapitres sur Roran m’ont profondément ennuyé.
Les principaux protagonistes sont sympathiques mais sans plus. Je regrette que l’auteur n’ait pas exploité la figure du roi : il reste absent durant les ¾ de l’histoire, juste une ombre menaçante qui plane mais sans réelle consistance ni cruauté visible.
La fin est incomplète après toutes ses péripéties et ses pages: beaucoup de points restent floues, notamment sur Angela, les chats-garous etc… On sent une réelle baisse de régime à partir des 100 dernières pages, comme si l’auteur devait absolument finir le livre et qu’il a écrit la première idée qui lui venait à l’esprit. Je ne cherchais pas forcément la conclusion d’une histoire d’amour mais un peu plus d’éléments et d’éclaircissements auraient été les bienvenus. Dommage !
Quant au style d’écriture, il reste fluide malgré plusieurs longueurs. Je trouve que sa façon d’écrire est assez bancale : il utilise parfois des mots compliqués et soudain, il bascule dans un ton banal et « gamin » (je ne trouve pas d’autre mot plus clair pour décrire au plus près mes sensations). Je n’ai pas aussi aimé le langage « étranger » c’est à dire langage elfe, urgal ou nain qu’il utilisait : trop complexe à lire et pas forcément utile !
A lire ? Peut-être, je pense que c’est plutôt un livre réservé à des adolescents.

De l’eau pour les éléphants

Fiche identité

  • Titre du livre: De l’eau pour les éléphants
  • Auteur: Sara Gruen
  • Nombre de pages: 480
  • Édition: Le livre de poche
  • Année de publication: 2006

Résumé

Nous sommes dans les années 30 aux Etats-Unis. A la suite d’une tragédie familiale, Jacob quitte brusquement sa ville et ses études. Il saute dans le premier train qui passe et débarque dans un cirque ambulant.

Avis    

Voici un ouvrage qui a connu subitement un énorme succès, renforcé par son adaptation récente au cinéma. Je ne suis pas allée voir le film donc je ne suis pas en mesure de vous décrire les différences avec le livre. Néanmoins, cette histoire m’a intrigué et victime tardif du marketing et de la publicité, j’ai succombé à l’envie de le lire.
J’en ressors avec un avis mitigé car malgré tous mes efforts, je n’ai pas réussi à entrer dans l’histoire ni à m’attacher aux personnages. Je ne sais pas pourquoi mais je les ai trouvé distants: à mes yeux, Jacob était un peu trop candide, sans réel charme; Marlène une fille plutôt faible et molle. Certes, August était cruel mais il manquait encore quelque chose pour accentuer son caractère schizophrène.
L’auteur se contente juste d’effleurer et d’esquisser un portrait rapide des personnages principaux mais malheureusement elle n’approfondit pas assez leurs traits psychologiques, ce qui donne une sensation de superficialité et de vide.
Le décor, lui, est plus intéressant : on se retrouve dans la vie des cirques ambulants dans les années 30 aux Etats-Unis. On découvre l’envers du décor féérique d’un cirque : la paie mensuelle sucrée ou les gens carrément balancés hors du train en marche (de préférence au niveau des ponts) lorsque les recettes étaient mauvaises; les déplacements quotidiens en train de ville en ville, les différences de condition de travail entre les « manuels », les artistes et les chefs qui bénéficiaient de nombreux privilèges, les animaux maltraités…le tout dans le contexte de la crise économique et la dépression à cette époque.
Bien sûr je ne vous cacherai pas qu’il y a une histoire d’amour un peu mièvre, platonique mais qui m’a laissé presque indifférente: c’était à crever les yeux dès les début et puis, je ne sais pas comment l’exprimer mais il manquait d’authenticité. Trop cliché à mon goût (oui je suis de plus en plus exigeante!) !!
Le style d’écriture est simple mais plat, parfois très monotone. C’est vrai qu’après Pouchkine, tout paraît fade mais il manquait réellement de poésie, d’envergure et de personnalité à sa façon d’écrire.  A lire quand même ? Pourquoi pas ?