La vague

Fiche identité

  • Titre du livre : La vague
  • Auteur : Todd Strasser
  • Nombre de pages : 221
  • Édition : Pocket
  • Année de publication : 1981

Résumé

Ben Ross, professeur d’histoire dans un lycée en Californie, décide de mener une expérience sur ses élèves de terminale pour leur faire comprendre les mécanismes du nazisme. Pour cela, il va créer un mouvement, la Vague, qui va petit à petit transformer l’ambiance d’un paisible lycée en un micro-régime totalitaire.

Avis    

Quelques jours après la rentrée des classes, voici un livre qui nous ramène vers les bancs du lycée. Ce récit est, paraît-il, issu d’une histoire vraie qui a eu lieu aux États-Unis. Le résumé est assez explicite et décrit l’expérience d’un professeur d’histoire, Ben Ross : parce qu’il n’arrive pas à leur expliquer de manière concrète la vie quotidienne pendant le nazisme, il essaie de créer une situation semblable. Mais, comme Frankenstein, le créateur est rapidement dépassé par son monstre qui prend des proportions inquiétantes : le mouvement, censé se dérouler dans une classe de terminale, se propage rapidement dans le lycée et connaît un engouement sans pareil. Un micro-régime totalitaire apparaît et transforme le comportement des lycéens.
Ce livre fait réfléchir sur les mécanismes psychologiques qui ont servi de base au fascisme et au nazisme, notamment celui du besoin d’appartenance à un groupe ou même les phénomènes de foule. On sent la fragilité d’un être humain, et la facilité avec laquelle on peut manipuler des gens dont l’esprit critique n’est pas encore mûr, comme ceux de ces adolescents. L’auteur évoque aussi la soif du pouvoir qui contamine peu à peu le professeur : même si Ben Ross ne cherchait pas à asseoir son autorité, il finit par être entraîné dans le mouvement en tant que leader et a du mal à se défaire de l’emprise qu’il a sur ses élèves.
Mais malheureusement le livre est TROP court, et n’a pas le temps de développer avec plus de profondeur cette expérience. Les événements s’enchaînent rapidement, avec très peu d’analyse, et laissent un arrière-goût d’inachevé. Le style d’écriture est simple, sans rien de particulier à noter.
Je pense que ce livre part d’une bonne idée, mais qui n’a pas été exploité à son maximum. Dommage ! Si vous avez le temps, vous pouvez quand même le lire, car il est très court.

Inferno

Fiche identité

  • Titre du livre : Inferno
  • Auteur : Dan Brown
  • Nombre de pages : 564
  • Édition : JC Lattès
  • Année de publication : 2013

Résumé

Robert Langdon, professeur de symbologie à Harvard, est de nouveau mêlé malgré lui à une enquête trépidante où l’oeuvre de Dante, la Divine comédie, sera le fil pour retrouver un danger qui menace la planète.

Avis          

Face à la très forte médiatisation sur le dernier livre de Dan Brown, j’ai succombé à la tentation et peu de temps après sa sortie officielle, me voici en train de le lire.
J’étais très enthousiaste au début, mais finalement, je garde un avis mitigé où les points négatifs se sont accumulés au fur et à mesure des pages.
Mon premier reproche serait le contenu : on a souvent l’impression de lire plus un guide du Routard qu’un roman tellement il est truffé de descriptions banales sur des bâtiments célèbres de certaines villes. Sa façon de faire le professeur et d’expliquer – on pourrait presque dire vulgariser – certaines notions m’a agacé, comme si nous étions des ignares. En plus, ce système crée des longueurs dans le livre et noie l’intrigue sous une abondance de détails, de références et de chiffres où les sources sont souvent obscures. À prendre avec des pincettes du coup !
Et puis, je me suis sentie mal à l’aise face à cette « publicité » disséminée (intentionnellement ?) dans le livre : quelle est l’utilité de mentionner autant de fois le moteur de recherche Google ? Ou faire l’éloge d’une application iPhone? Ou encore d’écrire « dans son vol Alitalia… » ? Ces références systématiques a des marques connues polluent énormément la lecture ! Si on commence à avoir de la publicité dans les romans contemporains, ce sera un havre de paix en moins et pour ma part, un retour immédiat et définitif vers les classiques.
Le schéma du livre ne diffère pas de ses précédents best-sellers et on a une sensation de déjà-vu : Robert Langdon entraîné dans une course contre la montre, une jeune et talentueuse demoiselle à ses côtés, plusieurs individus à ses trousses mais, il en réchappe toujours in extremis grâce à ses connaissances culturelles. Bref, rien de très nouveau sous le soleil ! Quoiqu’il en soit, les intrigues se chevauchent et les retournements de situation sont multiples mais, un peu prévisibles pour un lecteur aguerri. 
Le style d’écriture est léger, facile et une fois qu’on laisse de côté les points négatifs, l’histoire reste prenante. Ce n’est pas un livre spectaculaire qui marquera le monde mais, plutôt une lecture détente à l’approche de l’été !

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