Brume

Fiche identité

  • Titre du livre : Brume
  • Auteur : Stephen King
  • Nombre de pages : 862
  • Édition : Le livre de poche
  • Année de publication : 1980

Résumé

Nous avons ici une vingtaine de nouvelles de Stephen King sur le thème de l’épouvante, du suspens et de l’horreur.

Avis    

Est-il encore nécessaire de présenter Stephen King, auteur habitué à être critiqué sur ce blog depuis sa création en 2009 ? Jusqu’à maintenant, j’ai toujours cru qu’il était plus doué dans l’écriture de gros pavés que des courtes nouvelles, mais ce recueil vient de réfuter en partie cette théorie.
Ces nouvelles sont de qualité inégale, mais je n’amuserai pas à les décortiquer un par un. Certains récits sont juste croustillants de terreur, insoutenables par le suspens et l’horreur qui suintent à chaque ligne. Je mettrais dans cette catégorie la plus longue des nouvelles, « Brume », ainsi que d’autres histoires comme « Mémé, « L’excursion », « Le radeau » et « Le goût de vivre ».
Les autres nouvelles sont moyennes, voire médiocres. La plus controversée est celle de l’étudiant qui tire sur des gens dans un campus universitaire (et qui nous rappelle les multiples massacres qui ont eu lieu aux États-Unis).
La plume de Stephen King est aussi affûtée et cruelle que dans ces autres romans : beaucoup de suspens, quelques scènes violentes et une psychologie très fine des protagonistes. On sent la frayeur de George lorsqu’il est seul chez lui, on partage la terreur des quatre étudiants sur le radeau, on a peur face à cette brume opaque qui entoure le supermarché… Voilà, son talent réside dans le suspens qu’il distille goutte à goutte dans nos pensées. Mais où trouve-t-il toutes ces idées macabres ? Machiavéliques ? Originales et terrifiantes ?
Par contre, je note que les conclusions des nouvelles sont abruptes, et parfois il n’y en a tout simplement pas. On ressent une certaine frustration, car on aimerait connaître la suite : vont-ils survivre ? Que va-t-il se passer ensuite ? L’auteur nous laisse imaginer les multiples fins possibles. Grrr !
En tout cas, si vous n’aimez pas les histoires tournant autour du surnaturel, de la paranoïa et de l’horreur, mieux vaut ne pas vous hasarder dans cette lecture. Par contre, si vous aimez les récits d’épouvante, je vous recommande ce recueil de nouvelles !

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog : 22/11/1963 –  Ça – Coeurs perdus en Atlantide – Docteur SleepDolores Claiborne – DômeLa ligne verteLa petite fille qui aimait Tom GordonLe fléauL’institut – Marche ou crèveMiseryRêves et cauchemarsSalemShining

Dôme

Fiche identité

  • Titre du livre : Dôme
  • Auteur : Stephen King
  • Nombre de pages : 1 584
  • Édition : Le livre de poche
  • Année de publication : 2009

Résumé

Du jour au lendemain, la ville de Chester’s Mill, dans le Maine, est inexplicablement isolée du monde à cause d’un champ de force invisible, ressemblant à un dôme. Personne ne comprend ce qui se passe, mais petit à petit, les choses s’aggravent dans le petit hameau.

Avis    

Ce livre de Stephen King est particulier, car nous sommes moins dans l’aspect épouvante/horreur. Dans cette histoire, l’auteur place des gens ordinaires dans des circonstances qui les dépassent et nous, lecteurs, comme des scientifiques de laboratoires, regardons leur évolution et les changements qui découlent de cet environnement inhabituel.
Ce n’est pas l’histoire d’un ou deux, voire trois protagonistes, mais presque de celui de toute la ville. Il y a donc un foisonnement impressionnant de personnages, au point qu’on puisse être parfois perdu sur leurs noms. Il insiste beaucoup sur les relations qu’ils nouent entre eux et la place que chacun occupe au niveau de la commune.
Ce livre donne plus à réfléchir que ces autres romans, car l’apparition de ce dôme infranchissable renverse le cours normal de la vie à Chester’s Mill : il évoque la tyrannie, la prise de pouvoir et la manipulation des masses qui est facilité par l’angoisse et la peur de l’inconnu qui animent les habitants de la ville.
Il y a un aspect très manichéen, avec un affrontement constant entre le bien et le mal : les gens méchants sont vraiment stupides, bêtes et manipulateurs tandis que le « camp des gentils » regroupe des personnes sympathiques, auxquelles on ne peut pas reprocher grand-chose. J’aurais plutôt aimé qu’il navigue dans une zone grise et floue plutôt que cette opposition nette.
Mais quelques aspects m’ont quand même gêné lors de cette lecture. Premièrement, je trouve qu’il y a beaucoup de longueurs, car l’auteur s’attarde sur chaque habitant de Chester’s Mill et nous abreuve de détails, qui sont parfois inutiles. L’ensemble était long et la lecture fut parfois laborieuse, en raison du manque d’action ou de l’abondance de faits secondaires. Ensuite, le style d’écriture est vulgaire. Certes, Stephen King emploie régulièrement un ton familier dans ces romans, mais ici, j’ai senti qu’il y avait trop d’insultes, de clichés, de vulgarité…
La fin m’a aussi déçue !!! En fait, j’aurais préféré qu’il nous laisse dans l’inconnu jusqu’au bout au sujet de l’apparition de ce champ magnétique, car parfois, certains faits n’ont pas besoin d’explication rationnelle, mais sont là, comme ça.
Je pense que ce livre ne fait pas partie des chefs-d’œuvre de Stephen King comme Shining ou Salem. Néanmoins, pour les plus courageux et ses plus grands fans, il en vaut quand même le détour !

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog : 22/11/1963 – BrumeÇa – Coeurs perdus en Atlantide – Docteur SleepDolores ClaiborneLa ligne verte – La petite fille qui aimait Tom GordonLe fléauL’institut – Marche ou crèveMiseryRêves et cauchemarsSalemShining