L’arcane des épées (Tome 1 à 8)

Fiche identité

  • Titre du livre : L’arcane des épées (Tome 1 à 8)
  • Auteur : Tad Williams
  • Nombre de pages : 3 480
  • Édition : Pocket
  • Année de publication : 1988

Résumé

Le roi Jean est à l’agonie et bientôt, son fils aîné Elias lui succède sur le trône du Dragon. Mais des complots se trament et menacent l’équilibre et la paix du royaume.

Avis    

Ce commentaire concerne les tomes 1 à 8. J’ai débuté cette saga en 2015 et c’est presque un an après que j’en suis venue à bout.
Si vous aimez la fantasy, les aventures et les quêtes insensées ce livre est fait pour vous.
L’histoire démarre lentement et il s’en est fallu de peu que je laisse ce roman de côté, ne voyant rien venir en termes de combats d’épées, d’aventures ou de péripéties palpitantes. Mais une fois qu’on a dépassé les 3/4 du tome 1, tout s’enchaîne. Simon, un simple marmiton, se trouve mêlé à une succession d’événements qui débutent par l’arrivée du mystérieux prêtre Pryrates et qui vont mettre en péril l’équilibre du royaume.
Il y a une quantité innombrable de personnages, dont voici quelques-uns : Simon le marmiton, la princesse Miriamelé, le prêtre Pryrates, Elias le roi, les sithis, Binabik le troll et sa louve Qantaqa, le prince Josua, Rachel l’intendante, la ligue du Parchemin, Isgrimmur, Maegwin, etc., etc. J’ai ressenti une drôle d’impression durant la lecture, car ces personnages ne m’ont paru ni sympathiques ni très attachants. Ils se comportent parfois comme des enfants écervelés, de vraies têtes à claques et on dirait que l’auteur fait exprès de les mener dans les situations les plus rocambolesques et dangereuses à chaque fois. Je les regarde plus comme des marionnettes tirées par des événements qu’ils ne comprennent pas et je regrette qu’ils évoluent très peu au fur et à mesure des tomes.
L’auteur a bien construit son univers médiéval fantasy, ici nommé Osten Ard, mais je note quelques ressemblances avec celui du Seigneur des anneaux et quelques longueurs qui auraient pu être évitées.
Le style d’écriture est simple et fluide. Nous sommes plus dans le mode dialogue, entrecoupé de temps en temps par des descriptions. Je trouve la fin un peu décevante et bâclée, comme si l’auteur finissait par une pirouette trop facile après toutes ces aventures. De plus, certains éléments n’ont pas été totalement éclaircis : pourquoi les Sithis ont fui du Jardin ? Que sont devenus les Dwarrows ? Les épées ont-elles été détruites ?
Mon commentaire semble dur, mais dans l’ensemble, j’ai bien aimé suivre ces aventures et ces différents tomes m’ont procuré un bon moment de détente. En tout cas, je recommande ce cycle aux amateurs de fantasy !

La conjuration des imbéciles

Fiche identité

  • Titre du livre : La conjuration des imbéciles
  • Auteur :  John Kennedy Toole
  • Nombre de pages : 448
  • Édition : 10 x 18
  • Année de publication : 1980

Résumé

Cette histoire se déroule en Nouvelle-Orléans. Ignatius J. Reilly, à plus de trente ans, vit encore chez sa mère. Lorsqu’elle rencontre des problèmes financiers, cette dernière lui somme d’aller trouver un travail.

Avis    

Ce livre a connu un vif succès en raison des circonstances particulières qui entourent sa publication. J’ai entendu tout et n’importe quoi sur cet ouvrage, mais le meilleur moyen pour se faire une idée est de le lire.
D’emblée, c’est une histoire difficile à résumer, qui oscille entre burlesque, ironie et folie. Si vous n’aimez pas ce type de récit, laissez tomber cette lecture !
Il s’agit ici des péripéties vécues par Ignatius Reilly, qui, à mes yeux, est le personnage le plus bizarre et le plus fou que j’ai rencontré au cours de mes lectures. Paresseux, gourmand, misanthrope, hypocondriaque, névrosé, sociopathe, grossier et malpoli, il évolue dans la vie comme un éléphant dans une boutique de porcelaines. De ce fait, les situations qu’il vit deviennent abracadabrantesques ! Convaincu systématiquement de son bon droit et de la justesse de ses théories, adepte d’une idéologie excentrique bien loin des conventions modernes, Ignatius s’empêtre dans des cas inextricables qui se transforment en catastrophes.
Les personnages qui l’entourent sont aussi étranges, loufoques et atypiques : sa mère, l’agent de police Mancuso, la famille Levy, Myrna Minkoff, Jones le balayeur des Folles nuits. Chacun, à leur manière, rend cette histoire encore plus absurde !
J’étais partagée entre l’agacement, quelques sourires et un véritable ennui à partir de la moitié du livre. Les scènes se répètent et j’ai l’impression qu’on tourne en rond, surtout une fois passé une bonne moitié du livre.
Par rapport au style d’écriture, je dis chapeau au traducteur qui a su rendre le ton particulier de l’auteur, les accents bizarres des personnages et le charme de la Nouvelle-Orléans.
Le style d’écriture est pourtant agréable, un brin fantaisiste, avec de l’humour et de l’ironie à de multiples degrés. Dommage que plusieurs longueurs viennent étouffer l’histoire et qu’on ressent une certaine frustration à la fin : où l’auteur a-t-il voulu en venir mis à part nous faire rire ? Personnellement, ce type de lecture ne me touche pas, ne m’émeut pas ! Eh oui, je l’avoue, je manque cruellement d’humour lorsqu’il s’agit de romans satiriques. Je ne perçois pas le second, troisième ou sixième degré et j’ai failli lâcher plusieurs fois cette lecture.
Pour conclure : si vous aimez les histoires déjantées, ce livre est fait pour vous. Sinon, passez votre chemin, vous ne perdez rien !