L’assassin royal (Tome 1 à 6)

Fiche identité

  • Titre du livre : L’assassin royal  (Tome 1 à 6)
  • Auteur : Robin Hobb
  • Nombre de pages : 2 447
  • Édition : J’ai lu
  • Année de publication : 1995

Résumé

Le roi Subtil règne sur les Six-Duchés, un royaume tranquille situé au bord de la mer. Or, il s’avère que son fils Chevalerie a un enfant illégitime, dont la simple existence va bouleverser l’équilibre du royaume. Fitz va être au coeur de diverses intrigues et sera l’outil de la royauté en devenant un assassin au service du roi.

Avis    

Après plusieurs semaines de lecture intense, et comme je l’avais promis récemment, je vous présente une partie de cette fantasy. Au début, je pensais lire les treize tomes, et puis j’ai appris qu’en réalité il se divisait en deux parties et que, pour mieux comprendre la seconde partie, il valait mieux lire tout le cycle des Aventuriers de la mer. Bref, un long chemin m’attend encore !
Il y a beaucoup d’aspects qui m’ont plu dans cette saga, surtout le décor général et les personnages. On se retrouve dans une époque proche du Moyen Âge, dans un château où se nouent plein d’intrigues et dans des villages attaqués par des pirates sanguinaires. La psychologie et les traits de caractère des personnages sont très bien travaillés, notamment Fitz, qui est évidemment le personnage principal. Même si je ne l’ai pas trouvé spécialement attachant, je n’ai pas pu me retenir de ressentir de la compassion pour lui et j’avais hâte de savoir ce qui se passerait ensuite.
Malheureusement, c’est là un des défauts du livre : l’auteur s’attarde énormément sur ses pensées et on a des pages et des pages de description sur ses hésitations, ses atermoiements ou bien ses remords. Mis à part l’intérêt commercial, je ne vois la raison d’être de certains tomes, qui sont dépourvus d’action. Nous n’avons pas également tous les éléments qui caractérisent une fantasy : seule la magie est présente, et encore très faiblement à mon goût, et il n’y a pas  de créatures fantastiques ni de quêtes mythiques menées par le héros lui-même.
Malgré ces défauts, j’ai beaucoup aimé suivre les péripéties de Fitz, d’autant plus que l’auteur a un talent fou pour nous tenir en haleine jusqu’au bout, grâce un style d’écriture très agréable et fluide.

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog : L’assassin royal (Tome 7 à 13) – Le peuple des rennes (Tome 1 à 2)

Des souris et des hommes

Fiche identité

  • Titre du livre : Des souris et des hommes
  • Auteur : John Steinbeck
  • Nombre de pages : 189
  • Édition : Gallimard
  • Année de publication : 1937

Résumé

Nous sommes aux États-Unis pendant les années 30. George et Lennie, des travailleurs itinérants, vont de ranch en ranch pour gagner de l’argent dans l’espoir de réaliser leur rêve.

Avis    

Il y a  très longtemps, j’ai vu ce film et ça faisait un moment que je voulais lire le livre. C’est chose faite, et il est temps de passer au commentaire. Je pense que je  n’apporterai aucun élément nouveau par rapport aux milliers d’études littéraires faites sur le sujet. Mais je voudrais juste exprimer mon opinion : je n’ai  pas aimé ce livre malgré tous les éloges faits là-dessus.
C’est une histoire d’amitié assez étrange qui se noue entre George, un travailleur itinérant, et Lennie, son compagnon très simple d’esprit. Malgré tous les défauts de ce dernier, George tentera jusqu’au bout de veiller sur lui et de le protéger contre le monde, car Lennie n’y comprend pas grand-chose, oublie la moitié de ce qu’on lui dit et, surtout, ne sait pas mesurer sa force.  Ce qui est le plus poignant dans l’histoire, c’est leur façon de s’accrocher à leur rêve utopique et de le ressasser encore et encore, comme pour se donner du courage.
On découvre non seulement la vie difficile des travailleurs américains à cette époque-là, contraint d’aller de ranch en ranch pour gagner un salaire misérable qui sera dépensé dans le premier cabaret, mais aussi celle des Noirs. D’ailleurs, Crooks est un des personnages qui m’a fait le plus pitié, parce qu’il était méprisé par tout le monde à cause de sa couleur de peau.
Le thème qui revient sans cesse tout au long du livre est celui de la solitude : celui de George, tout d’abord, qui doit assumer seul la responsabilité de Lennie ; de la femme de Curley, vivant sans aucune compagnie féminine ; du vieux Candy, qui n’a pour ami que son vieux chien aveugle, etc. Même lorsque les différents personnages se parlent, ils ne s’écoutent pas, car chacun veut absolument parler de ce qui lui tient à cœur.
Le style d’écriture est très épuré, et le livre est composé essentiellement de dialogues.
A mon avis, je n’ai pas aimé l’histoire car on sentait vraiment le désespoir, la tristesse dans chaque mot et ça laisse un goût amer à la fin. 
D’ailleurs, pour ceux qui seraient intrigués par l’origine de ce titre, il vient d’un poème de Robert Burns, qui dit « les plans les mieux conçus des souris et des hommes souvent ne se réalisent pas ».

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog : A l’est d’Eden – Les raisins de la colère – Tortilla Flat