Trafic d’or sous les Tang

Fiche identité

  • Titre du livre: Trafic d’or sous les Tang
  • Auteur: Robert Van Gulik
  • Nombre de pages: 255
  • Édition: 10 x 18

Résumé

L’histoire se déroule au 7ème siècle en Chine, sous le règne de l’empereur Tang. Le juge Ti se fait muter volontairement dans la ville de Peng-Lai où il compte enquêter sur le meurtre de son prédécesseur.

Avis     

Après Hercule Poirot, Miss Marple, Sherlock Holmes & cie, un nouvel enquêteur fait son entrée dans ce blog : le juge Ti. Ces livres sont dans mon Sony Reader depuis des lustres mais l’envie de les lire ne m’a jamais effleuré jusqu’à aujourd’hui.
Nous suivons les débuts du juge Ti, nouveau magistrat dans une ville côtière. L’action démarre rapidement et ne s’embarrasse pas de descriptions ou de détails superflus. Beaucoup de coïncidences viennent alimenter l’enquête, qui, selon moi, n’avancerait pas sinon.
Même dans un cadre original et dépaysant, la nature humaine reste la même et les mobiles sont nombreux. Les péripéties prêtent également à confusion car entre assassinats, enlèvements et superstitions, le lecteur a du mal à distinguer le coupable. Les prénoms chinois aussi sont très semblables et difficiles à retenir. Ainsi je suis souvent revenu au début du livre pour comprendre qui était qui.
Le juge Ti est un homme dynamique, pragmatique et avec un bon esprit de déduction.  Ses deux lieutenants, Ma Jong et Tsiao Taï, m’ont fait bien rigoler.
On découvre aussi la Chine de cette époque avec ces coutumes et ces moeurs: les tensions entre le confucianisme et le bouddhisme, le statut très précaire des femmes, le sens de l’honneur, le fonctionnement juridique, les liens avec les pays voisins, ici la Corée, le théâtre, la cérémonie du thé etc.
Le style d’écriture est fluide, agréable sans trop de descriptions. Les péripéties s’enchaînent vite pour un dénouement prévisible car le titre dévoile déjà trop d’éléments et gâche la lecture.
J’ai quand même bien aimé ce livre donc, attendez-vous à retrouver d’autres enquêtes du juge Ti sur ce blog !

Vers un nouveau capitalisme

Fiche identité

  • Titre du livre: Vers un nouveau capitalisme
  • Auteur: Muhammad Yunus
  • Nombre de pages: 372
  • Édition: LGF

Résumé

Muhammad Yunus, prix Nobel de la Paix, nous propose ici une nouvelle forme d’activité économique qui complèterait le capitalisme financier classique : le social-business.

Avis    

J’étais très enthousiasmée au début en lisant ce livre, qui en plus, était écrit par une personne ayant reçu le prix Nobel de la Paix. J’ai essayé de comprendre en profondeur son raisonnement, sa démarche et ses arguments.  Dans son livre, il nous décrit son idée de « social-business » : pourquoi le créer ? Qui y investirait ? Comment fonctionnerait-il ?  Puis, il nous partage ces expériences et les différentes actions  qu’il a menées en faveur des pauvres : en leur accordant sa confiance, il a pu créer une banque  capable de répondre à leurs besoins, prêts à les soutenir dans leurs projets et améliorer leur quotidien et leur avenir. D’autres projets se sont également greffés dont une des plus importantes est la Graamen Danone.
Ces idées sont excellentes mais personnellement, je les trouve un peu trop optimistes et utopistes. J’aimerais qu’il ait raison dans le futur mais je doute fortement du potentiel de réalisation de tout ce qu’il préconise. La fracture est trop forte entre les pays développés et les pays pauvres, et ayant vécu dans un pays en voie de développement, j’ai du mal à concevoir une évolution favorable de la situation.
Le livre présente également un défaut majeur qui explique cette note moyenne. Le style d’écriture n’est pas du tout fluide : peut-être la traduction est mauvaise mais je sentais qu’il y avait énormément de répétitions, des phrases un peu trop hachées ou trop simples. Le plan d’ensemble est assez bancal puisqu’il fait souvent des allers-retours entre les parties, donc plusieurs redites sur le social-business.
Malgré tout, la cause qu’il défend est importante et pour ceux qui sont vraiment intéressés, je vous invite à le lire.