Antigone

Fiche identité

  • Titre du livre : Antigone
  • Auteur : Sophocle
  • Nombre de pages : 94
  • Édition : Editions 84
  • Année de publication : 442 av. JC

Résumé

Antigone vient de perdre ses deux frères aînés, tués dans une bataille. Créon le roi de Thèbes décrète qu’un des frères, Polynice, celui qui se battait contre Thèbes, n’aura pas droit à des funérailles, mais sera laissé sur place pour être dévoré par des bêtes. Antigone se révolte contre cette décision et décide de braver l’interdit.

Avis          

Pourquoi lire Antigone ? Parce qu’un peu de culture générale ne fait jamais de mal et que j’essaie de temps en temps de m’ouvrir à d’autres genres littéraires. Je ne vais rien dire d’exceptionnel étant donné la réputation de cette tragédie qui a traversé les siècles.
Issue d’une famille maudite, Antigone et Ismène sont les derniers descendants dOedipe. Ces deux sœurs sont confrontées à un choix difficile : obéir au roi de Thèbes et laisser un de leurs défunts frères sans sépulture ou bien défier la loi du roi et honorer quand même les pratiques funéraires. Antigone, elle, n’hésite pas : la loi des hommes ne saurait annihiler le droit des morts et des dieux, et donc le seul choix qui s’impose est le respect des rites funéraires pour Polynice.
Antigone est courageuse et déterminée, convaincue de suivre de la volonté des dieux et des morts. À cause de l’aspect omniprésent de la religion et des croyances traditionnelles, Antigone m’a parue un brin fanatique (mais bon, c’est un avis qui n’engage que moi).
Le second personnage est celui de Créon, un homme avide de pouvoir, orgueilleux, borné et qui refuse toute concession malgré les conseils de son entourage. Les conséquences de son choix seront terribles.
Comme il s’agit ici d’une critique purement subjective, je vais me hasarder ici dans un sentier assez délicat : malgré le style d’écriture riche et parfois grandiloquent, avec plusieurs allusions à la religion, j’ai eu du mal à apprécier les interventions intempestives du coryphée et les allusions du chœur aux autres tragédies grecques (que malheureusement, je connais très peu). Je sais qu’il s’agit d’une tragédie classique, mais c’est un peu « too much » à mon goût toute cette succession de drames (meurtres, suicides, etc.)
Quoiqu’il en soit, il s’agit d’un texte court et intense, qui reste intéressant à découvrir !

Les confessions

Fiche identité

  • Titre du livre: Les confessions
  • Auteur: Saint Augustin
  • Nombre de pages: 380
  • Édition: Flammarion
  • Année de publication: 378

Résumé

Ecrites vers l’an 400, Saint Augustin livre dans cet ouvrage son autobiographie, tournée vers la quête de Dieu.

Avis    

En plein mois d’août, alors que le corps et l’esprit ont besoin de se reposer, je me suis lancée dans une aventure assez étrange : lire les confessions de Saint Augustin. Cette idée est apparue après la publication du livre les Aveux, traduction de cette œuvre dans le langage contemporain. J’ai commencé à le feuilleter mais sans grande conviction, et j’ai choisi de revenir à une traduction au plus proche de la pensée de l’auteur.
Deux grandes parties caractérisent ce livre. Du livre I au livre IX, il raconte sa vie et la met en exergue systématiquement par rapport aux bontés et aux bienfaits que Dieu lui a accordés : on découvre son enfance, son adolescence marquée par l’amitié, son amour des jeux et sa passion pour les femmes, son égarement dans la doctrine des manichéens et son travail à Rome et à Milan en tant qu’enseignant. On suit aussi sa quête spirituelle, ses angoisses face au monde, ses questionnements sur le sens de la vie. Je m’attendais à un livre rébarbatif et j’étais agréablement surprise : ces idées et ces problèmes sont très « actuels », et je pense que chacun de nous s’est au moins une fois posé les mêmes questions ou envahi par les mêmes doutes. Loin des autobiographies modernes, l’originalité de cette confession est de mettre en valeur non pas le narrateur mais Dieu, son œuvre, ses bienfaits et sa miséricorde par rapport à la nature humaine pécheresse.
La seconde partie, c’est à dire du livre X au livre XIII, traite surtout de questions métaphysiques. Cette partie m’a parue confuse, compliquée et peu intéressante. Il développe les thèmes liés à la création, à l’existence et la mesure du temps, le rôle de la mémoire etc. Il m’a perdu et j’ai nettement moins accroché à ces considérations philosophiques.
Le style d’écriture est plus accessible que je m’y attendais, mais toujours avec des envolées lyriques, des phrases ampoulées et recherchées.
Cet auteur a toutefois marqué fortement la pensée occidentale, donc ce fut intéressant de le découvrir à travers ses confessions. Il reste néanmoins difficile sauf pour des lecteurs réellement intéressés par le sujet et prêts à s’investir dans cette lecture !