Le colporteur et la mort

Fiche identité

  • Titre du livre : Le colporteur et la mort
  • Auteur : Kate Sedley
  • Nombre de pages : 281
  • Édition : 10 x 18
  • Année de publication : 1991

Résumé

Cette histoire se déroule en Angleterre au cours de l’année 1471. Lorsque sa mère décède, Roger quitte sa situation de novice chez les moines de Glastonbury pour devenir colporteur. Il arpente ainsi l’Angleterre, allant de grandes villes en petits hameaux reculés pour vendre ses marchandises. C’est ainsi qu’il sera confronté à sa première enquête : la disparition de Clement Weaver, le fils du riche échevin de Bristol.

Avis    

J’ai profité d’un week-end agréable et très ensoleillé pour me lancer dans un nouveau genre qui est le « policier historique ». Je possède une panoplie de romans, mais allez savoir pourquoi je ne les ai pas encore lu ! Le choix s’est fait en fonction du hasard, mais en aucun cas d’après la couverture qui est, ici, complètement hideuse !
Le récit est déjà clairement développé dans le résumé : Roger, un jeune colporteur, est mêlé à un mystère et décide coûte que coûte de le résoudre, même au péril de sa vie. Le personnage principal reste sympathique malgré le fait qu’il soit un brin naïf, qu’il ait des idées assez loufoques par rapport à la religion, qu’il bavarde à tort et à travers au lieu d’observer son entourage et qu’il ne soit pas très perspicace (mais on l’excuse cette fois-ci, car c’est sa première expérience).
Eh oui, soyons francs, l’intrigue n’est pas très étoffée et traîne même en longueur. On devine rapidement les tenants et aboutissants. Il n’a rien de très exceptionnel. Ce qui fait surtout le charme du récit est l’ambiance médiévale du livre : on est plongé dans l’Angleterre du Moyen âge, avec en trame de fond, les intrigues politiques et royales de cette époque ; on se balade dans les rues nauséabondes, crasseuses et dangereuses de Londres, qui était à cette époque une capitale très sale, mais néanmoins centre économique du pays.
Le style d’écriture est simple, agréable à lire, mais sans plus. L’auteur laisse échapper plusieurs indices et nous met rapidement sur la piste du coupable. J’ai senti quelques répétitions quand même, notamment au niveau de ces « fameux joncs » qui sont mis par terre (la même phrase a été répétée plus de quatre fois dans le livre, ce qui m’a frappé sur le coup !)
Je pense que je continuerai cette série ou bien que j’étendrai mes prochaines lectures à ce nouveau genre.

La tante Julia et le scribouillard

Fiche identité

  • Titre du livre : La tante Julia et le scribouillard
  • Auteur : Mario Vargas Llosa
  • Nombre de pages : 469
  • Édition : Gallimard
  • Année de publication : 1977

Résumé

L’histoire se déroule au Pérou, à Lima. A l’âge de dix-huit ans, Varguitas étudie « passivement » le droit à l’université et travaille comme rédacteur de bulletins d’informations dans une radio locale. C’est lors de cette période qu’il fera la rencontre de deux personnes qui le marqueront : sa tante Julia, dont il tombera éperdument amoureux et Pedro Camacho, un écrivain de feuilletons radiophoniques.

Avis     

Voici un livre qui m’a causé une vive déception : dès les premiers chapitres, je le couvrais d’éloges et j’espérais lui donner au moins 4 cœurs, car je trouvais le style d’écriture très plaisant. Et puis, au fur et à mesure des pages, mon enthousiasme s’est émoussé et vers la fin, le verdict se révèle accablant : il n’excédera pas les deux cœurs !
Pourquoi ce revirement progressif alors que tout commençait si bien ? Le résumé que j’ai préparé donne l’impression que je dévoile une grande partie de l’histoire, mais non, ce n’est qu’une infime partie de l’iceberg. L’histoire alterne, par chapitre, entre la vie du narrateur, Marito (et surtout son histoire d’amour avec sa tante Julia) et les feuilletons écrits par Pedro Camacho.
Je tiens à préciser que chaque nouveau chapitre est le début d’un nouveau feuilleton souvent avec un canevas rocambolesque (des amours interdits, un curé atypique, un chef d’entreprise ayant la phobie des rats…). Mais l’auteur joue avec l’attention (et les nerfs !) du lecteur : au fur et à mesure de la multiplication des feuilletons, Pedro Camacho se met à confondre les intrigues, les noms des personnages et leurs professions, entraînant un charivari indescriptible. Si au début le jeu semblait amusant, il est devenu lassant à force d’exagérations, de contradictions !
Quant à l’histoire d’amour qui se noue entre Mario et sa tante Julia, bien qu’elle soit scandaleuse surtout à cette époque, elle m’a laissé un peu indifférente, peut-être parce qu’elle traînait en longueur et qu’elle est restée très platonique sauf vers la fin.
Le point positif à retenir, malgré toutes mes réserves, est le style d’écriture. Il est limpide, clair, plein d’humour aussi. Les mots coulent avec fluidité ; le vocabulaire est riche et les descriptions nous plongent dans la capitale péruvienne. On s’y croirait presque dans ce quartier de Miraflores, avec toute la famille autour !
Mon avis reste quand même passable, mais je vous conseille de ne pas fermer la porte à cet ouvrage atypique !

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog : Qui a tué Palomino Molero ?