Kitchen

Fiche identité

  • Titre du livre : Kitchen
  • Auteur : Banana Yoshimoto
  • Nombre de pages : 180
  • Édition : Gallimard
  • Année de publication : 1988

Résumé

Ce livre est composé de deux récits : Kitchen et Moonlight Shadow, dont le thème principal est le deuil suite à la mort d’un être proche et cher.

Avis    

Cette histoire se déroule au Japon, plus précisément à Tokyo. Ces deux récits traitent du deuil : comment se reconstruire lorsqu’on a perdu quelqu’un de cher ? Comment combler le vide et continuer sa vie malgré la douleur ?
Dans le récit Kitchen, Mikage perd sa grand-mère, dernier membre de sa famille qui lui reste. Par hasard, elle est recueillie par la famille Tanabe, qui l’aidera à cicatriser ses blessures. De même, dans le court récit Moonlight Shadow, Satsuki une fille d’une vingtaine d’années perd Hitoshi, son petit ami.
L’auteur évoque ici tous les sentiments liés au deuil : la sensation de vide dans le cœur, la perte des repères, la nostalgie des moments passés ensemble, la douleur ressentie. Mais l’auteur ne sombre dans le pathétique et dans le pessimisme ; petit à petit, elle fait évoluer ses personnages et les aide à se reconstruire progressivement.
Le style d’écriture est simple, fluide avec des phrases courtes, mais qui décrivent bien les états d’âme des protagonistes. Comme je suis gourmande, j’ai aussi apprécié tous les délicieux plats évoqués par l’auteur et qui m’ont donné l’eau à la bouche.
Bon, je tiens quand même à vous préciser que c’est de la littérature « japonaise », et qu’il y a une certaine atmosphère indescriptible que je ressens à chaque fois que je lis ce type d’ouvrage. Certaines scènes sont, pour moi, indissociables de la culture japonaise, et ne sont pas forcément claires surtout pour des Occidentaux : c’est le cas notamment pour les relations sociales qui se nouent entre les personnages où beaucoup de non-dits sont présents.
Je ne mettrai pas de note plus élevée, car je n’ai pas été aussi charmée par rapport à mes attentes. Un livre court pour ceux qui seraient intéressés à découvrir la littérature japonaise contemporaine !

Le maître et Marguerite

Fiche identité

  • Titre du livre : Le maître et Marguerite
  • Auteur : Mikhaïl Boulgakov
  • Nombre de pages : 581
  • Édition : Pocket
  • Année de publication : 1967

Résumé

Cette histoire raconte les facéties du diable, ici nommé Woland, et ses compagnons dans le Moscou des années 1920.

Avis    

Comment vous exprimer ma consternation après avoir terminé cet ouvrage considéré comme un chef-d’œuvre ? Il n’y a eu hélas aucun atome crochu entre lui et moi. Et pourtant, qu’est-ce que j’aime la littérature russe, mais ici, je n’ai pas du tout accroché.
C’est une histoire étrange, difficile à décrire et à raconter, avec des passages burlesques, d’autres proches de la folie ou de la schizophrénie, avec un humour déjanté, des situations rocambolesques et fantasmagoriques. En gros, le diable et ses trois acolytes qui sont Béhémoth un gros chat noir, Koroviev et Azazello, débarquent à Moscou et y sèment la pagaille : séances de magie noire en plein théâtre des Variétés, décapitations, enlèvements et disparitions de certains personnages… Mis à part les farces de ces quatre compères, nous suivons également l’histoire d’amour du Maître, écrivain censuré, et de Marguerite son amante. Et enfin, en parallèle à ces deux sujets, nous avons également le récit des remords de Ponce Pilate et une version de l’identité de Yeshoua qui est originale et bien loin des Évangiles.
Certains passages m’ont paru opaques, peut-être parce que je n’ai pas compris l’ironie ou les personnes visées derrière, comme le bal de Satan, le voyage de Marguerite sur le balai ou bien le songe de Nicanor Ivanovitch, etc. Ce récit est des plus imprévisibles, impossible de deviner ce qui pourrait se passer en tournant la page. Il ressemble à une espèce de puzzle, mais qui m’a paru sans queue ni tête : je me suis égarée dans ces délires intellectuels et je n’ai apprécié ni le déroulement du récit ni l’enchevêtrement alambiqué de ces histoires, encore moins la conclusion qui m’a paru inachevée.
Le style d’écriture est riche, dynamique, mais reste globalement fluide. L’auteur a une façon de décrire qui est colorée, avec un ton que je qualifierai de taquin. Ce n’était peut-être pas le bon moment pour moi pour le lire, à moins que je manque d’humour ou de légèreté. Toujours est-il que ce fut une lecture difficile et exigeante, et que je ne recommanderai surtout pas à un lecteur débutant ! Pour être franche, je garderai même de ce récit un mauvais souvenir…