Le professeur

Fiche identité

  • Titre du livre: Le professeur
  • Auteur: Charlotte Brontë
  • Nombre de pages: 318
  • Édition: Gallimard

Résumé

William Crimsworth, orphelin pris en charge à contrecœur par ces deux oncles maternels, rompt brutalement avec eux suite à un désaccord sur son avenir professionnel. Il rejoint son frère dans le Nord de l’Angleterre pour s’engager dans le commerce mais cette expérience s’avère désastreuse. Avec de maigres ressources il part à Bruxelles pour gagner sa vie.

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Je ne sais comment vous exprimer ma consternation en terminant cet ouvrage.  La déception est d’autant plus vive que j’espérais retrouver ne serait-ce qu’une ombre de Jane Eyre, ce roman qui  m’a arraché des torrents de larmes et qui reste à ce jour, un de mes préférés. L’histoire raconte la vie d’un homme de condition modeste, résolu à réussir par ses propres moyens grâce à un travail acharné et une moralité à toute épreuve.
Mais autant Jane Eyre était attachante, autant  William Crimsworth m’a paru très antipathique. Je le décrirai comme quelqu’un de susceptible, d’orgueilleux avec une fierté mal placé ; un homme pétri de préjugés envers les autres nationalités et religions, ainsi que les femmes. Je pense qu’il faut se remettre dans le contexte du XIXème siècle pour juger certains propos du personnage principal : il met l’accent sur la supériorité anglaise dans tous les domaines (les qualités physiques et morales, les capacités intellectuelles, les mœurs et coutumes etc…) et pousse même le vice en jugeant ses contemporains par la forme de leur crâne. On découvre aussi le fonctionnement d’un pensionnat (cela donne froid dans le dos !), le système éducatif en général et les conditions de vie des femmes. A moins d’être riches, elles menaient une existence limitée sans aucune perspective positive d’avenir. Elles pouvaient s’en sortir en devenant institutrices, gouvernantes ou au pire des cas ouvrières. Le mariage était un gage de sûreté accessible uniquement aux personnes bien nées. J’ai admiré la volonté et le courage de Mlle Henri de subvenir à ses besoins et d’être indépendante même en étant mariée confortablement.
Son style d’écriture est maladroit, lent et mou: j’ai constaté beaucoup de longueurs, des phrases bancales, des références religieuses abondantes qui pourraient égarer même des gens connaissant un peu ce sujet. La lecture fut très laborieuse et très ennuyeuse. J’ai failli abandonner à maintes reprises mais un sursaut de courage m’a retenu.
La fin était prévisible mais charmante, ce qui a considérablement relevé la note. Pour ceux qui voudraient commencer les classiques anglais, je vous le déconseille fortement. Pour le reste, c’est un livre qu’il faut prendre avec des pincettes et beaucoup de recul.

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