Le liseur du 6h27

Didierlaurent, Jean-Paul - Le liseur du 6h27Fiche identité

  • Titre du livre: Le liseur du 6h27
  • Auteur: Jean-Paul Didierlaurent
  • Nombre de pages: 217
  • Édition: Au diable vauvert

Résumé

Guylain Vignolles mène une existence des plus ternes : écœuré par son travail dans une usine qui broie des livres, complexé par son nom depuis sa plus tendre enfance, sa seule manie est de lire, le matin dans le RER du 6h27, quelques feuillets sauvés du massacre.

Avis     Coeur-blogCoeur-blog

Malgré les milliers de kilomètres de distance, je me suis fait happée par le buzz médiatique. Je n’ai lu que des éloges sur ce livre et j’espérais quelque chose de positif mais, hélas quelle déception !  Mais alors, je suis vraiment dépitée !
D’abord, cette histoire présente des similitudes étonnantes – pour ne pas dire suspectes – avec le roman Une trop bruyante solitude de Bohumil Hrabal, un écrivain tchèque que j’ai lu il y a un an et demi. Les deux livres commencent presque de la même manière : un homme, confronté à la solitude, et qui travaille dans une presse qui broie des livres. Tout comme Hanta, Guylain déteste son travail et tout comme lui, ce dernier s’approprie quelques feuillets en cachette et les lit. Je ne vais pas vous citer ici toutes les ressemblances mais certaines sont flagrantes.
Mais, là où l’écrivain tchèque met une ambiance qui nous rend mal à l’aise, l’auteur ici bifurque vers une histoire conventionnelle, fleur bleue et mièvre. C’est un conte de fées moderne, gnangnan à souhait avec des personnages stéréotypés, plats et superficiels. Et bien sûr, il y a ce détestable cliché de « la fille qui attend sagement que le prince charmant vienne la chercher dans son palais ». Je vous jure que ce type de schéma me met hors de moi !!!
La construction du récit est bancale car le début est complètement déconnecté de la suite : la machine Zerstor 500, qui est décrit comme un animal avide et féroce, n’est plus qu’une ombre dans le tableau et à ma grande déception, n’intervient quasiment pas. En fait je ne comprends même pas pourquoi l’auteur est entré dans autant de détails sur la vie professionnelle de Guylain pour ensuite abandonner cette piste.
Je note quand même un style d’écriture agréable, une plume fluide qui aurait pu donner un récit d’envergure mais qui malheureusement s’est laissé aller dans la facilité du conformisme littéraire ! Pour résumer, ce fut une lecture rapide qui ne laisse pas un souvenir impérissable !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *