La rivière à l’envers (Tome 1 à 2)

Fiche identité

  • Titre du livre: La rivière à l’envers (Tome 1 à 2)
  • Auteur: Jean-Claude Mourlevat
  • Nombre de pages: 352
  • Édition: Pocket Jeunesse
  • Année de publication: 2000

Résumé

Tomek est l’épicier du village. Un soir, une mystérieuse jeune fille débarque dans son magasin et lui demande s’il vend l’eau de la rivière Qjar, celle qui empêche de mourir. Lui qui dispose de tout dans son stock ne peut lui fournir ce qu’elle demande. Elle repart mais laisse une impression tellement profonde sur Tomek qu’il décide d’entamer une grande aventure pour la retrouver et l’aider.

 Avis     

C’est la magnifique couverture de ce livre qui m’a tapé dans l’œil. Cette histoire, destinée aux enfants et aux adolescents, raconte les péripéties de Tomek et de Hannah dans leur quête de la source de la rivière Qjar, dont la légende dit qu’elle procure l’immortalité si on la boit.
L’auteur plonge le lecteur dans une ambiance féérique, où on va marcher prudemment dans la forêt de l’Oubli, découvrir les habitants du village des Parfumeurs, être attiré inexorablement vers l’Ile inexistante, traverser le désert en compagnie de marchands, grimper prudemment les falaises de la Route du Ciel en diligence, suivre les méandres de la rivière Qjar qui coule à l’envers et gravir la Montagne sacrée pour trouver sa source. Le premier tome se concentre sur les aventures de Tomek tandis que le second tome suit le voyage de Hannah.
Les protagonistes sont deux jeunes enfants courageux et débrouillards, mais un peu naïfs. Heureusement, ils rencontrent sur leur route des personnages bienveillants, prêts à les aider dans leur quête. On peut citer ici quelques uns dont Marie, le capitaine Bastibalagom, Eztergom, Grégoire et Iorim le vieil homme de la diligence, les marchands qui traversent le désert, Podcol le panda etc.
Mais, pourquoi est-ce que je n’ai pas mis le 5ème cœur ? Je trouve que ce récit est quand même trop lisse, trop facile pour ses jeunes protagonistes qui n’ont que douze et treize ans. Il n’y a pas de réelles embûches, ni d’échecs, ni de monstres effrayants. Je m’attendais à un horrible dragon tout en haut de la montagne ou à une épouvantable sorcière si bien que j’étais déçue par la tournure assez plate des évènements.
Quoiqu’il en soit le style d’écriture est doux, fluide et léger. Ce fut un moment de lecture agréable, enchanteur et dépaysant. J’avais l’impression de retrouver mon âme d’enfant, celui qui adorait toutes les histoires remplies d’imaginaire et de féérie. Je suis sûre que ce roman plaira beaucoup aux enfants ! Une lecture que je recommande vivement !