La perle et la coquille

Fiche identité

  • Titre du livre: La perle et la coquille
  • Auteur: Nadia Hashimi
  • Nombre de pages: 576
  • Édition: Milady

Résumé

Cette histoire se déroule en Afghanistan. Rahima et ses quatre sœurs n’ont plus le droit de quitter la maison, même pour aller à l’école. Leur mère et leur tante décide de transformer Rahima en « bacha posh », c’est-à-dire en la travestissant en garçon, pour qu’elle puisse aider à la maison. Mais, malheureusement elle se fait remarquer par un chef de guerre et son destin ainsi que celle de ses deux sœurs basculent lorsqu’elles sont mariées de force.

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Cette histoire fictive est émouvante et raconte le sort des femmes en Afghanistan. Le récit se fait en deux voix : d’abord celle de Rahima, une fille de treize ans, qui est transformée en « bacha posh » ; ensuite celle de Shekiba, son arrière-arrière grand-mère qui a également traversé de multiples tribulations.
Pour résumer, les conditions de vie des femmes sont lamentables et au-delà de toute décence humaine : naître femme est une malédiction, un malheur. Aucun espoir de vie meilleure ne les attend. Etre scolarisé est un défi surtout si elles doivent aller seules à l’école et subir les persécutions et les taquineries des garçons ; ensuite vient le mariage à un très jeune âge, quasiment au début de leur puberté. Pour quelques billets, elles sont mariées sans leur consentement à des hommes nettement plus âgés qu’elle. L’intégration dans leur belle-famille peut bien se passer ou non, selon le nombre de femmes que l’époux a déjà, les jalousies internes et la cruauté et tyrannie de la belle-mère. Corvéables à merci, disponibles pour leur mari, elles sont emmurées dans leur nouveau foyer et ne peuvent plus y sortir. Leur seul espoir est de mettre au monde un fils et de bénéficier ainsi de plus de considération.

Le destin de Rahima ressemble à ce récit. Celui de Shekiba, son ancêtre, est sensiblement le même, et ce récit sur deux époques distantes de près d’un siècle nous montre à quel point rien n’a changé. Moi qui croyais que le régime des talibans a été la source de conditions de vie déplorables des femmes, je me suis trompée.
Le style d’écriture est fluide, agréable et se lit bien. Pourquoi je n’ai pas mis le 5ème cœur ? Malgré ce récit poignant, je trouve qu’il manque une légère dose d’émotions, qui aurait pu rendre les personnages encore plus attachants. Je ne sais pas comment l’exprimer mais parfois, l’auteur joue un peu trop sur le côté manichéen et cruel des personnages, que rien ne vient contrebalancer et qui donne parfois un ton trop simpliste au récit.
Pour conclure, c’est une belle découverte que je vous recommande vivement !

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