Hunger games (Tome 1 à 3)

Fiche identité

  • Titre du livre: Hunger games (Tome 1 à 3)
  • Auteur: Suzanne Collins
  • Nombre de pages: 1 174
  • Édition: Pocket Jeunesse

Résumé

Tous les ans, le Capitole demande à chaque district de fournir deux tributs. Ces jeunes, choisis au hasard entre l’âge de 12 et 18 ans, participent aux Hunger Games, un jeu télévisé où chaque participant doit survivre dans un environnement hostile en se débarrassant rapidement de ses concurrents avant que ces derniers le tuent.

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Malgré la popularité de ce livre sur la blogosphère, je n’y ai pas accordé une très grande attention, sans doute par méfiance pour l’effet « best-seller ». Puis, je suis allée voir le film au cinéma et ça y est le virus s’est propagé. J’ai regroupé ici les trois tomes pour ne pas répéter mes impressions.
Nous sommes plongés dans un futur angoissant, totalitariste, superficiel, individualiste et violent. La principale attraction, comme l’annonce le résumé, est les Hunger Games, un jeu de télé-réalité redoutable. Je ne lis pas beaucoup de science-fiction mais cette histoire me rappelle vaguement Marche ou crève ou Running Man de Stephen King.
L’idée de base m’a plu, mais, bizarrement, je n’ai ressenti aucun attachement particulier pour l’ensemble des protagonistes. J’ai eu du mal à cerner les traits de caractère de Katniss: au moment où je sentais que je la comprenais, elle m’échappait. Elle m’a parue tour à tour rusée, égoïste, violente, généreuse ou manipulatrice…Elle est insaisissable, un vrai « geai moqueur ».
Les deux premiers tomes sont plus ou moins semblables. Le second tome est de moindre qualité car il reprend la structure du premier, sans apporter une grande innovation. Le troisième tome est plus dynamique une fois qu’on dépasse la moitié du livre. Ce constat s’applique également sur les deux premiers : je me suis vraiment ennuyée à suivre les états d’âme de Katniss. Certes, l’auteur développe le fonctionnement du régime de Panem et les autres personnages mais je sentais qu’il y avait des longueurs inutiles et une absence manifeste d’action. Tout démarre seulement dans l’arène, et encore ! l’auteur occulte les scènes trop crues pour ménager ces potentiels lecteurs, que je situerai plutôt chez un public jeune.
Je note aussi un bémol significatif qui m’a beaucoup pénalisé dans la lecture : le style d’écriture est trop plat, avec des phrases trop courtes sans aucune élégance. J’ai trouvé le ton insipide, monotone et mou jusqu’à la moitié du tome 3. A partir de celui-ci, il devient plus dynamique et un peu plus recherché même si l’auteur use et abuse de facilités pour terminer l’histoire.
Certains fans me reprocheront ma sévérité. Je tenais juste à souligner ces défauts qui enlèvent beaucoup de charme à la bonne idée principale du livre. L’auteur y développe en effet les ravages engendrés par la guerre, les massacres perpétrés par chaque camp qui contrebalancent la cause que chacun défend. Elle aborde aussi subtilement le problème du totalitarisme: que ce soit dans le district 13 ou au Capitole, le régime reste contestable et injuste. La note reste raisonnable, donc si vous avez beaucoup de temps devant vous, tentez quand même l’aventure !

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