Frankenstein

Shelley, Mary - FrankensteinFiche identité

  • Titre du livre: Frankenstein
  • Auteur: Mary Shelley
  • Nombre de pages: 352
  • Édition: Le livre de poche

Résumé

Robert Walton, avide d’aventures et de découvertes, s’embarque pour le Pôle Nord avec un équipage. Sur sa route, il recueille un homme trouvé sur la banquise en piteux état. Ce dernier nommé Victor Frankenstein finit par lui raconter son histoire.

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Cela fait un long moment que j’envisageais de lire cet ouvrage mais il a fallu cette semaine de vacances pour que je m’y mette et que je termine ce projet.
Je reste agréablement surprise par ce récit, qui ne ressemble en rien aux multiples adaptations cinématographiques. Je croyais tomber dans un roman gothique et plein d’horreur comme celui de Matthew Gregory Lewis (cf. Le moine) et je découvre au contraire une apologie des valeurs morales du XIXème siècle.
Victor Frankenstein, féru de sciences, se plonge dans des expériences obscures qui va créer un être difforme et gigantesque, un monstre doté de langage et de pensée. Horrifié par sa création, ce dernier rejette cette créature qui s’enfuit. Il va errer de village en village, chassé par les gens effrayés par sa laideur. Petit à petit, ce monstre va acquérir la parole et certaines valeurs morales en observant longuement une famille française exilée en Suisse. C’est par ce biais et par un ultime rejet qu’il réclame à son créateur la réparation de ses malheurs.
Si vous cherchez une histoire qui fait peur, passez votre chemin. Victor Frankenstein n’est pas le savant fou décrit dans les films ; au contraire il est dépassé par son œuvre qui partait d’une bonne intention et tout au long de sa vie, il essaiera de détruire ce qu’il a malencontreusement créé. Ce roman est pétri d’observations morales : les limites de la science et donc la responsabilité qui en découle, le besoin de vivre en société pour toute créature humaine aussi difforme soit-elle, l’éducation morale et religieuse dont le socle est la famille qui est personnifié ici par les De Lacey, les origines de la violence et du mal. Pour moi, ce monstre (qui n’a pas de nom) n’est pas violent par plaisir mais par désespoir engendré par sa solitude et sa haine. L’auteur insiste sur le fait qu’il a besoin d’une compagne qui partagerait son existence et ses peines, qu’il souffre du rejet des autres particulièrement de son créateur et que ces actes sont dictés par l’abandon et l’absence d’amour.
Je risque de me répéter mais je le souligne encore: il y a beaucoup de considérations philosophiques et morales, un condensé des valeurs rigides du XIXème siècle naissant qui rendent cette lecture ardue et un peu vieillotte.
Le style d’écriture est riche bien que trop lourd et trop ampoulé sur plusieurs chapitres, avec un démarrage un peu lent pour les cent premières pages. Je m’y suis habituée progressivement et vers la fin, la succession des évènements depuis plus tragique et plus intéressante.
Bon, c’est un classique à découvrir et qui intéressera particulièrement les férus de littérature anglaise classique.

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