Journal d’un curé de campagne

Fiche identité

  • Titre du livre: Journal d’un curé de campagne
  • Auteur: Georges Bernanos
  • Nombre de pages: 336
  • Édition: Le livre de poche 

Résumé

Ce livre est le journal quotidien d’un curé dans la paroisse d’Ambricourt, dans le Nord de la France.

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Je respire enfin car j’ai terminé ce roman, que j’ai traîné depuis des semaines comme un boulet. J’ai failli l’abandonner plusieurs fois, et j’aurai dû mais un je ne sais quoi m’a retenu.
L’auteur nous offre ici le journal intime d’un curé de campagne. Le personnage principal est un jeune prêtre exalté, plein de projets et d’ambitions pour son humble paroisse. Il me semble un peu naïf, car tout droit sorti du séminaire il connaît mal les usages du monde et devient parfois la risée des autres. Mais l’auteur a quand même semé le doute dans mon esprit : n’est-il pas aussi possédé par le démon de l’alcoolisme et son comportement agité n’est-il pas le fruit de son ivrognerie ? Est-ce la solitude qui lui monte à la tête et qui le rend si mélancolique et si triste ? Parfois, on a l’impression que la foi l’abandonne complètement et ensuite il se ressaisit et de nouveau, tout semble clair dans son esprit par rapport à sa vocation.
Les soucis quotidiens de sa paroisse sont brièvement évoqués et il faut deviner entre les lignes ce qui se passe.
En tout cas, nous allons suivre les méandres de ses pensées pendant trois cent pages : qu’est-ce que ça m’a paru soporifique, incompréhensible et ennuyeux ! Le style d’écriture est lourd, assez dense et très riche. Il faut beaucoup de concentration pour saisir les tenants et aboutissants. Pour ceux qui ne seraient pas intéressés par les questions religieuses, métaphysiques et philosophiques, je vous conseille d’éviter ce roman. Même moi j’ai peiné et j’en garde un mauvais souvenir.
La fin est assez tragique et malheureuse, tout comme l’est l’ensemble de cet ouvrage. Après cette lecture, on a juste envie de se servir d’un bon verre de vin rouge et du fromage, de s’installer confortablement et de savourer la beauté de la vie sans se prendre la tête !
Pour conclure, un roman qui n’est pas dans mes goûts et que je ne recommande pas.

L’homme au ventre de plomb

Fiche identité

  • Titre du livre: L’homme au ventre de plomb
  • Auteur: Jean-François Parot 
  • Nombre de pages: 311
  • Édition: 10 x 18

Résumé

Cette histoire se déroule en 1761 en France. Nicolas Le Floch, devenu commissaire, enquête sur le suicide étrange du vicomte de Ruissec.

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C’est la seconde enquête de Nicolas le Floch que je lis mais je suis assez déçue par l’intrigue.
Appelé de toute urgence à l’hôtel particulier du comte de Ruissec, il y découvre son fils mort, à priori un suicide. Mais le commissaire ne se laisse pas abuser par les apparences et soupçonne un meurtre.
L’enquête prend une tournure compliquée au fur et à mesure que le temps passe et que les secrets enfouis ressortent. Et c’est là où le bât blesse ! J’ai l’impression que l’auteur s’éparpille en voulant donner une trop grande envergure à son intrigue : soit notre heureux enquêteur tombe par hasard sur des indices précieuses, soit il est convoqué par les hautes sphères aristocratiques à un entretien nébuleux qui n’aboutit à rien sinon des mises en garde voilées, soit il se fait agresser mais en ressort indemne. Le dénouement reste brouillon et confus, comme l’était l’ensemble des péripéties.
Malgré tous ces défauts, je ne mets pas une note plus basse car l’auteur arrive à nous plonger dans un décor historique très réaliste où on se croit vraiment projeté au XVIIIème siècle parisien avec le bruit des carrosses dans les rues, l’odeur fétide des égouts, les plats étranges qu’on déguste dans des tavernes etc.
Le style d’écriture reste correct malgré plusieurs longueurs et répétitions.
Ce n’est pas un roman exceptionnel ni mémorable mais pour ceux qui souhaitent continuer dans cette série policière historique, pourquoi pas ?

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog: L’énigme des Blancs-Manteaux