L’éducation sentimentale

Fiche identité

  • Titre du livre: L’éducation sentimentale
  • Auteur: Gustave Flaubert
  • Nombre de pages: 668
  • Édition: Le livre de poche 

Résumé

Frédéric Moreau, jeune homme plein de rêves et de projets, rencontre Mme Arnoux lors d’un voyage en bateau et tombe éperdument amoureux d’elle. Son installation à Paris est l’occasion de développer cette passion et de concrétiser ses ambitions.

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Je profite d’un long moment tranquille dans ma vie pour attaquer divers classiques, dont celui-ci. D’emblée, j’annonce que c’est une lecture difficile et qui m’a paru très fastidieuse, loin des charmes de Madame Bovary.
C’est un long roman d’apprentissage où le héros, Frédéric Moreau, va découvrir les affres d’une passion amoureuse et platonique (aussi calme que la Mer morte) ainsi que l’écroulement progressif de ses espérances. C’est un roman de désenchantement total, de choix avortés, d’erreurs de jugement, d’attitudes manqués et d’illusions perdues.
Frédéric Moreau est, à mes yeux, un personnage peu attachant. Fraîchement débarqué de province, il existe sans réellement vivre, balloté ici et là par les gens et les circonstances: échec dans les études, amitiés hasardeuses et parfois peu satisfaisantes, fréquentation de courtisanes, dilapidation de sa fortune pour des broutilles. C’est un être qui m’a paru mou, faible, inconstant et lâche; un jeune homme banal, sans réel charisme.
Ce livre est aussi une histoire d’amour mais celle-ci n’a rien à voir avec les romans sulfureux de notre époque. Tout se joue dans des situations très platoniques : se regarder, se serrer la main, se dire quelques mots doux pour ne plus se revoir ensuite. La situation de Frédéric et de Mme Arnoux n’avance pas au point que ça devient frustrant pour le lecteur. D’autres femmes gravitent autour du jeune homme et soyons clairs, il ne se privera pas, bien qu’on ne sache pas réellement ce qu’il cherche et pourquoi il fait ses choix.
L’auteur aborde également les évènements politiques de l’époque, notamment la révolution de 1848. Je connais très mal ce pan de l’histoire de France, sachant que l’auteur nous abreuve de détails et de passages qui m’ont paru longs et fastidieux.
Enfin, je ne peux pas terminer ce commentaire sans parler du style d’écriture : lire Flaubert est un exercice difficile en raison de sa plume dense, riche et très lourd. Le rythme est lent, le ton très soutenu avec des descriptions minutieuses des personnages et des situations. En plus, Il y a aussi une abondance de personnages secondaires qui peuvent égarer le lecteur.
C’est un livre qui m’a profondément ennuyé. J’ai avancé petit à petit dans cette lecture, comme lorsqu’on avale une soupe insipide. Pour conclure, un classique français difficilement accessible même pour un lecteur aguerri et que je ne recommande pas !

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog: Madame Bovary

La reine Margot

Fiche identité

  • Titre du livre: La reine Margot
  • Auteur: Alexandre Dumas 
  • Nombre de pages: 655
  • Édition: Le livre de poche

Résumé

Cette histoire commence en 1572 lors du mariage de Henri de Navarre avec Marguerite de Valois et raconte les complots de la cour de France.

Avis     Coeur-blogCoeur-blogCoeur-blogCoeur-blog     

Alexandre Dumas est un auteur que j’affectionne particulièrement. Il a une plume agile, fluide et dynamique, pleine d’humour et d’ironie qui sait à chaque fois m’emporter. Ces livres ne sont pas aussi ardues que les autres classiques français : ils sont pleins de malice, de péripéties et de retournements de situations. Un vrai plaisir pour les sens !
Cette histoire est d’abord de celui des intrigues de la cour de France au moment du mariage de Henri de Navarre avec Marguerite de Valois : nous allons assister à des complots, découvrir et déambuler dans les passages secrets du Louvre où conspirations, meurtres, empoisonnements et trahisons sont monnaie courante. Catherine de Médicis me rappelle beaucoup ici Milady de Winter (cf. Les trois mousquetaires) et est décrite comme une personne machiavélique, ambitieuse, cruelle et prête à tout pour arriver à ses fins.
La cour de France à cette époque est marquée par le massacre de Saint Barthélémy au cours du règne de Charles IX, par les rivalités entre frères pour la succession au trône et par les guerres de religion. Je ne connais pas bien ce pan de l’histoire de France mais je pense que l’auteur a pris quelques libertés : ce n’est pas bien grave car le but n’est pas de s’instruire ici mais de se divertir !
C’est aussi une histoire d’amitié indéfectible, celle de Coconnas et du comte de la Mole, qui me rappelle beaucoup celle qui existait entre d’Artagnan et les trois mousquetaires, à quelques détails près. On a deux jeunes hommes qui débarquent de province, qui se retrouvent d’abord dans des camps adverses à cause de leurs appartenances religieuses mais l’amitié éclot peu à peu et les rend inséparables.
Ce livre présente aussi un côté tragique auquel je ne m’y attendais pas. Fini les romans de capes et d’épées pour plonger dans une ambiance plus noire, plus triste aussi où …mais chut, je ne vais rien vous dévoiler ! Seuls ceux qui auront lu le livre sauront de quoi je parle mais rien qu’à y penser ça me chagrine un peu quand même.
Pourquoi ne pas avoir mis le 5ème cœur ? C’était trop court à mon goût et les évènements s’arrêtent brusquement à la fin. J’aurai aimé encore plus de pages, de rebondissements, d’intrigues et de descriptions. Il faut que j’investigue pour savoir s’il y a une suite quelque part mais on ne peut pas laisser le lecteur ainsi !
Bon, un roman passionnant de cet auteur et que je recommande pour ceux qui aiment la plume de cet auteur, les romans historiques et les classiques français incontournables !

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog: Le comte de Monte-CristoLe vicomte de BragelonneLes trois mousquetairesPaulineVingt ans après