L’homme au ventre de plomb

Fiche identité

  • Titre du livre: L’homme au ventre de plomb
  • Auteur: Jean-François Parot 
  • Nombre de pages: 311
  • Édition: 10 x 18

Résumé

Cette histoire se déroule en 1761 en France. Nicolas Le Floch, devenu commissaire, enquête sur le suicide étrange du vicomte de Ruissec.

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C’est la seconde enquête de Nicolas le Floch que je lis mais je suis assez déçue par l’intrigue.
Appelé de toute urgence à l’hôtel particulier du comte de Ruissec, il y découvre son fils mort, à priori un suicide. Mais le commissaire ne se laisse pas abuser par les apparences et soupçonne un meurtre.
L’enquête prend une tournure compliquée au fur et à mesure que le temps passe et que les secrets enfouis ressortent. Et c’est là où le bât blesse ! J’ai l’impression que l’auteur s’éparpille en voulant donner une trop grande envergure à son intrigue : soit notre heureux enquêteur tombe par hasard sur des indices précieuses, soit il est convoqué par les hautes sphères aristocratiques à un entretien nébuleux qui n’aboutit à rien sinon des mises en garde voilées, soit il se fait agresser mais en ressort indemne. Le dénouement reste brouillon et confus, comme l’était l’ensemble des péripéties.
Malgré tous ces défauts, je ne mets pas une note plus basse car l’auteur arrive à nous plonger dans un décor historique très réaliste où on se croit vraiment projeté au XVIIIème siècle parisien avec le bruit des carrosses dans les rues, l’odeur fétide des égouts, les plats étranges qu’on déguste dans des tavernes etc.
Le style d’écriture reste correct malgré plusieurs longueurs et répétitions.
Ce n’est pas un roman exceptionnel ni mémorable mais pour ceux qui souhaitent continuer dans cette série policière historique, pourquoi pas ?

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog: L’énigme des Blancs-Manteaux

Un heureux évènement

Fiche identité

  • Titre du livre: Un heureux évènement
  • Auteur: Eliette Abécassis
  • Nombre de pages: 160
  • Édition: Le livre de poche

Résumé

Barbara et Nicolas vivent une histoire d’amour idyllique. Quelques années après leur rencontre, ils décident de faire un enfant.

Avis   

S’il y a bien une chose que je n’aime pas, c’est mettre une note aussi catastrophique à un livre, mais cet auteur a eu raison de ma patience. Elle avait obtenu une note semblable auparavant mais là, après cette seconde chance, le constat reste accablant : c’est nul.
A la base, je cherchais un ouvrage qui parlait de l’expérience de la maternité et de la grossesse, sujets qui prennent en ce moment une grande place dans mon vécu personnel. Mais je ne m’attendais pas à trouver une daube pareille.
Au cours d’un voyage, Barbara et Nicolas décident sur un coup de tête de faire un enfant. En soi, pourquoi pas mais, ici, ce choix ressemble à une nouvelle lubie, comme acheter le dernier gadget à la mode. Puis quand vient la confirmation positive du test de grossesse, c’est le drame car désormais, elle considère que sa vie est derrière elle, qu’elle ne « s’appartenait plus », qu’elle n’était plus libre, que « c’est la fin de la vie ». On ne l’a pas forcé non plus donc déjà je commence à être agacée.
Pour ne pas m’étaler longuement sur ce livre, je dirais que c’est un récit pétri d’égocentrisme, de pathétique et de lamentations en tout genre. La narratrice vit mal cette grossesse choisie et porte un regard indifférent sur tous les aspects pratiques. L’arrivée de son enfant provoque un séisme dans son couple idyllique et dans son quotidien, désormais tourné vers le nouveau-né. D’ailleurs la relation qu’elle tisse avec sa fille oscille entre répulsion et amour, agacement et lassitude extrême devant toute cette servitude.
C’est une femme capricieuse, individualiste et versatile : on sent qu’être mère ce n’est plus son rêve, qu’elle aspire à retrouver sa petite vie insouciante de Parisienne d’avant, sa capacité de séduction et ses voyages au bout du monde! On sent que ce nouveau « jouet » la lasse un peu ! Je crois que si c’était un chien, elle aurait été capable de l’abandonner sur une aire d’autoroute sans scrupule.
Le style d’écriture est lourd, plat et impersonnel. Elle essaie d’être cynique mais sombre dans un pathétique affligeant. Il y a également un nombre invraisemblable de marques citées! Encore et toujours cette publicité nocive dans la littérature contemporaine !
Pour moi ce livre n’a aucun atout et subir les jérémiades de cette bourgeoise parisienne fut un supplice heureusement court vu le nombre de pages ! Un vrai navet qui mérite le pire des traitements : être ignoré !

Autre(s) livre(s) de cet auteur commentés dans ce blog: La répudiée